CAP21-BOURGOGNE
Citoyenneté Action Participation pour le 21e siècle   

BONJOUR VOUS ÊTES SUR LE SITE DE BOURGOGNE DE L'ÉCOLOGIE CITOYENNE  

 

CAP21

 

 

 

 

 Michelle TOURNIER

Déléguée régionale Bourgogne

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Bienvenue sur le site de CAP21 BOURGOGNE

 

CAP21 est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques.

Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action :

  • La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité.
  • Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au coeur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.
  • Le principe de précaution devient un principe d'action politique.
  • La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.
  • La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.
  • Le sens de la démocratie doit être retrouvé......

 

La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre.

 

En Bourgogne, plusieurs commissions fonctionnent comme l'indique ce blog.

Nous souhaitons que cet outil mis à votre disposition facilite, entre nous, une communication simple et efficace ; nous vous donnons la parole. Réagissez aux différents articles.

Pour plus d'informations et pour nous rejoindre dans ces actions, n'hésitez pas à nous contacter par mail à l'adresse suivante :

cap21bourgogne@free.fr

 

 

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  PRESENTATION   STATUTS   CHARTE DES VALEURS   ORGANISATION                                                                                                         

Mardi 27 mai 2008
Corinne LEPAGE, au nom de CAP21, parti écologiste fondateur du Mouvement Démocrate s’apprête à déposer un recours en intervention devant le Conseil Constitutionnel contre la loi relative aux OGM dont le vote définitif aura lieu jeudi.

CAP21 interviendra ainsi en soutien du recours du PS et des Verts pour faire valoir l’incompatibilité du texte français avec le droit communautaire même si cette action risque d’être frappée d’irrecevabilité au motif que CAP21 n’a pas d’élus parlementaires.

La mobilisation de l’opinion et du monde associatif doit ainsi se poursuivre pour exiger un cadre strict et transparent d’expertise sur les impacts des cultures OGM pour l’environnement et la santé et définir un régime de responsabilité qui n’implique pas uniquement l’utilisateur final mais aussi les firmes agro-semencières.

La position d’équilibre que le Président avait défendue lors du Grenelle de l’Environnement ne trouve pas sa traduction concrète dans la loi et la France est loin de s’être donnée quelques décennies d’avance en matière de développement durable contrairement aux déclarations de Nicolas Sarkozy à Orléans.
Par Eric DELHAYE                                        
Porte-parole de CAP21        
Mardi 27 mai 2008
Caoutchouc équitable, matériaux de récup’ : l’inventivité des chaussures alternatives défie les marques-phares à gros budget pub. Des pompes sport-citadines aux chaussons à découper soi-même, Toogezer a testé pour vous les bons plans pour être écolo jusqu’au bout des ongles… de pieds.

Les chaussons à découper
La semaine dernière, surprise au petit matin. Chronopost m’apporte un paquet contenant une grande plaque d’épais feutre beige, criblée de lignes étranges, sortes de courbes de niveaux rouge brique. Un paillasson ? Un isolant ? …Du feutre industriel récupéré pour créer ses propres chaussons ! Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt, moi qui me gausse d’offrir des trousses de toilette en serviettes recyclées ? Ma pointure ? 38, il suffit de choisir la ligne de niveau qui correspond. Et surtout de la suivre avec les ciseaux de cuisine – obligatoires au vu de l’épaisseur du feutre. J’ai beau me concentrer, je me mords les doigts d’avoir raté mon exam de découpage à la maternelle. Surtout dans les angles où les courbes de niveaux se rejoignent dangereusement. Positivons : ces ondulations « faussement » mal découpées donneront un air hyper-personnalisé à mes futurs chaussons. Pratique, il y a déjà les scratch collés-cousus mile au bon emplacement. On met son pied sur la croix beige et on referme les « ailes » des côtés l’une sur l’autre. Inauguration du premier chausson… en grande pompe. La particularité est que, comme les tatanes des bords de piscine, les chaussons sont ouverts devant, ce qui permet d’une part de les enfiler sans intervention des mains, et d’agripper efficacement le sol ou les marches d’escalier quand il faut, bref, de ne pas tomber (surtout que le feutre est à la fois doux et assez accrochant à la fois). Pour le confort, rien à dire, c’est parfait. Ensuite, pour l’esthétique, la discussion est ouverte. Avec un jean, ou pour les hommes, ça passe bien. Sinon, il y a plus féminin…Et pourquoi ne pas tenter de teindre le feutre industriel de récup’ ?
Pour se procurer les chaussons du designer barcelonais Amor de Madre à découper soi-même, www.amordemadre.com ou www.neomansland.com 

    
 Les baskets pied-de-nez
En même temps, côté chausses écolos, je ne fais que récidiver. En 2005, une petite visite à l’Ethical Fashion Show (défilé de mode éthique à Paris en octobre) m’avait convaincu que les Vejà étaient LES baskets de l’année. Dans le style effilé des Adidas city-sport avec deux bandes sur les côtés, les Vejà ont le mérite d’être fabriquées à partir de coton biologique, et de caoutchouc naturel du Nordeste brésilien. Celui-ci est prélevé sur des hévéas sauvages et la coopérative de « seringueros » (les producteurs de latex) sont payés 30 % de plus que le prix du caoutchouc sur le marché mondial. Ainsi, sa production devient rentable, ce qui contribue à la sauvegarde de la forêt amazonienne et de ses habitants. En ajoutant que l’entreprise est menée par deux charmants jeunes hommes, il n’en fallait pas plus pour me décider. À m’offrir des baskets de ville tout en faisant acte de désobéissance civile face aux marques de baskets qui, loin d’être équitables, phagocytent les consommateurs à grand renfort de sportifs à l’image fédératrice.

Petit hic : difficile de trouver les Vejà : la marque est certes présente dans plusieurs pays, mais en France, uniquement dans cinq boutiques parisiennes et en moyenne une autre par grande ville. Si on cherche un modèle précis, mieux vaut faire son repérage et passer quelques coups de fil avant…

Mais ensuite, impossible de les quitter (à part quand il fait froid) : on s’y sent comme… dans des chaussons. Les Vejà aux pieds, je sens mon allure souple et motivée, et même avec les jupes, c’est parfait. Outre ces plaisirs, elles ont prouvé leur solidité. Les semelles à peine élimées et aucune couture défaite au bout de deux ans et demi d’usage intensif : l’investissement est largement rentabilisé.

Et même en conditions extrêmes, elles m’ont été d’un précieux secours. Lors d’un trek dans le désert lybien, arrivée au sommet du harassant col d’Aouis, mes chaussures de marche se sont mises à parler (la semelle s’est décollée). Bandage avec un bout de chech découpé avec panache par le guide, ou avec du sparadrap solide, rien n’y a fait. Épuisée par cette marche chaotique, je finis par me résoudre à mettre mes Vejà (réservées pour le soir) pour les trois derniers jours de marche intensive. Et même si leurs qualités éthiques ont laissé les autres touristes de marbre, force est de constater qu’elles ont résisté à toutes les hautes dunes et roches fantasmagoriques.
Mardi 27 mai 2008
Thomas de Rochechouart, le vendredi 23 mai 2008 à 04:00
Pour l’ancienne ministre de l’Environnement, le pétrole cher va contraindre à vivre de manière plus saine.

FRANCE-SOIR. Quelle vont être les conséquences, selon vous, de l’incroyable hausse des cours du brut ?
CORINNE LEPAGE.
Pour le moment, soyons clair, il n’y a pas de véritable solution alternative. Nous allons donc être contraints de réduire notre consommation énergétique, ce qui devrait entraîner une transformation de nos comportements et de notre vie quotidienne. Tout d’abord dans le domaine des transports. La voiture et l’essence sont devenues des produits de luxe et nous allons être conduits à les utiliser de moins en moins, par le développement du covoiturage ou l’utilisation des transports en commun. Dans le domaine de l’alimentation également : le coût des transports et celui des engrais, directement liés au pétrole, contribuent à la hausse des prix. Cela aura pour conséquence un rapprochement entre consommateurs et producteurs, un retour à une agriculture raisonnée et de saison, notamment par le développement des Amap (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Enfin, c’est sûr, les recours aux énergies éoliennes, solaires, thermiques, géothermiques… vont se multiplier, surtout grâce aux avantages fiscaux dont ils bénéficient.
Toutes ces technologies existent aujourd’hui. Pourquoi tardent-elles tant à se généraliser ?
Car il y a manque de volonté politique criant face aux poids énormes des lobbies dans notre pays. EDF n’a, par exemple, aucun intérêt à voir se développer les éco-habitats, autosuffisant énergétiquement, et les semanciers sont liés à l’industrie du pétrole… Les intérêts économiques de ces lobbies priment sur la santé et le bien-être de la population. Mais tout cela est en train de changer, en raison de la hausse des cours. Ce que nous n’avons pas pu faire au nom de la protection de l’environnement et des humains sera réalisé pour des raisons économiques.
Finalement, la hausse du pétrole est une chance…
A moyen terme, oui, puisqu’elle va nous amener à évoluer vers un mode de vie plus sain, plus respectueux de notre santé. Mais c’est un drame à court terme pour une population confrontée à une crise économique et à une diminution de son pouvoir d’achat. C’est pourquoi je suis vraiment en colère contre nos dirigeants. Car cela fait des années que nous sommes confrontés à l’urgence écologique, et des années que les experts annoncent la hausse des coûts énergétiques. Et rien n’a été fait pour nous préparer à cette situation. Au contraire, on a continué aveuglément. Aujourd’hui, c’est à la population de payer cette irresponsabilité.
Le Grenelle de l’environnement est-il pour vous une source d’espoir ?
Il l’était, mais la majorité UMP m’inquiète beaucoup. La loi sur les OGM a montré qu’elle avait cédé sous le poids des lobbies, car contrairement à ce que dit le gouvernement, ce texte n’est pas du tout « équilibré » : les députés ont autorisé la coexistence OGM-cultures traditionnelles, qui entraînera la contamination de ces dernières. On risque de vivre la même chose sur les autres volets du Grenelle.
Mardi 27 mai 2008
Deux nouveaux blogs dans la blogosphère Cap21
Le blog de Cap21-64  http://cap21-64.over-blog.com/
 
Vendredi 9 mai 2008

Le ministère de l'Environnement a perdu la bataille qui l'opposait à l'Équipement depuis près de 40 ans


Le MEDAD, ou encore désormais le MEEDDAT, n'a plus rien à voir avec le ministère de l'environnement. Car dans la bataille qui l'opposait au ministère de l'équipement, c'est le second qui a tué le premier tout en laissant l'impression que les préoccupations écologiques l'avaient emporté !


La manifestation organisée par le personnel du ministère de l'écologie contre la disparition de ce ministère n'a guère fait recette dans les médias. Et pourtant ! N'y a-t-il pas une réelle incongruité à entendre parler de la disparition de ce ministère alors qu'il est officiellement le seul ministère d'État et le premier ministère du gouvernement.
C'est qu'en réalité le MEDAD n'a plus rien à voir avec le ministère de l'environnement et que dans la bataille qui opposait depuis près de 40 ans le ministère de l'équipement à celui de l'environnement, c'est le premier qui a gagné et qui a tué le second, tout en laissant l'impression que les préoccupations écologiques l'avaient emporté. Ainsi, nous assistons au paradoxe de la quasi-disparition du ministère de l'écologie et de ce qu'il portait au moment même où tout un chacun pense qu'il est devenu primum inter pares.

Ce résultat n'est pas réellement surprenant compte tenu de la structure gouvernementale, mais il a été rendu possible grâce à la prise de pouvoir du corps des ponts et ce, dans l'indifférence politique. Lors de la constitution du gouvernement, deux orientations étaient possibles.

La première consistait en la création d'un ministère transverse, chargé du développement durable, avec un contreseing sur les actes des autres ministères. Cette construction aurait permis d'examiner sous l'angle du long terme, de l'urgence écologique, de l'interdépendance et de la complexité, les différentes politiques publiques. Elle aurait nécessité la mise en place d'une véritable évaluation et d'outils de pilotage, un suivi des politiques et un droit de veto sur des décisions de tout ordre mettant en cause la durabilité, qu'elle soit financière ou écologique.
La seconde consistait à transformer le petit ministère de l'environnement en un grand ministère, avec, là encore, deux orientations possibles ; la première se faisait autour de la gestion de la question climatique, c'est-à-dire intégrant les transports, l'énergie et l'équipement. La seconde se serait faite autour du lien santé environnement et aurait réuni l'environnement, la santé publique et la consommation. Ce n'est pas le choix qui a été opéré.

Si la construction retenue a pour avantage de donner au ministre un poids considérable dans l'architecture gouvernementale, elle présente toutefois deux inconvénients qui risquent de devenir majeurs. Le premier conduit à abandonner les questions de santé pourtant primordiales qu'il s'agisse de nucléaire, d'ondes électromagnétiques, d'OGM ou de pesticides à d'autres ministères avec les difficultés que l'on connaît. Le second vient de ce que les arbitrages entre équipement et environnement sont effectués en interne et que les choix reposent alors uniquement sur le ministre et surtout son cabinet, c'est-à-dire en réalité sur l'organisation de ce grand ministère.

Or, précisément, les choix effectués, apparemment sans que le ministre ne mesure réellement les conséquences des propositions faites par ses services, portent en eux-mêmes la disparition du ministère de l'écologie dans sa finalité et plus grave encore, toute prééminence donnée à la dimension environnementale des choix. Trois orientations essentielles en témoignent.

En premier lieu, la dimension si fondamentale de la connaissance, de l'évaluation et de la prévision disparaît définitivement en tant qu'entité identifiée, achevant la tâche commencée avec la disparition de l'IFEN en tant que structure autonome. Dès lors, les données environnementales, sans lesquelles aucune politique ne peut être mise en place - alors que la France accuse déjà un retard immense au regard des données communiquées par l'Agence européenne de l'environnement - ne vont plus bénéficier d'aucune priorité et surtout seront gérées de manière « politique » sans aucune autonomie par rapport aux directions concernées. L'évaluation économique, dont on a vu l'importance avec la sortie du rapport Stern par exemple, est renvoyée aux oubliettes ce qui signifie que les choix pourront continuer à s'effectuer sans aucune visibilité de long terme ; Le secret, cher à nos gouvernants pourra, nonobstant la convention d'Aarhus, continuer à dissimuler le mauvais état écologique de la France.

En second lieu, le ministère de l'équipement et plus précisément le corps des ponts a réalisé le rêve qu'il poursuivait depuis toujours : absorber le ministère de l'environnement. De fait, la direction de la nature et des paysages ainsi que la direction de l'eau, qui existaient pourtant depuis M.Poujade, premier ministre de l'Environnement sont supprimées. En revanche, les grandes directions de l'équipement demeurent : ce qui signifie que dans l'esprit des ''grands réformateurs'' du corps des ponts, il est plus important de continuer à faire des routes et des aéroports que de gérer l'eau ou les ressources naturelles. Ainsi, il n'existera plus dans la structure gouvernementale aucune direction chargée de veiller spécifiquement sur la nature et ses ressources puisque cette mission sera intégrée avec le territoire et les habitats.
Les grandes missions transversales comme la mission effet de serre disparaissent également, alors que celle de la route, de la mer et de l'aménagement du territoire demeurent. On peut admettre que le nouveau commissariat au développement durable absorbe la délégation du même nom, qui malgré les qualités de son titulaire n'a jamais démontré son utilité. Il n'en va pas de même de la MIES, d'autant plus que le gouvernement prétend faire de ce sujet un point focal de son action. Ajoutons à cela que si logiquement la direction de la prévention des pollutions et des risques se transforme en grande direction des risques, la réorganisation du ministère s'accompagne en revanche d'une externalisation d'une partie des contrôles !

Enfin, ce qui faisait la richesse du ministère, c'est-à-dire des personnels qui n'étaient ni énarques ni issus des grands corps, est anéantie puisque les directions seront partagées entre ENA, Mines et Ponts dans la grande tradition française.
Que tout change pour que surtout rien ne change ! Cette devise parait plus que jamais d'actualité et on comprend alors mieux pourquoi, malgré le Grenelle qui parait déjà bien loin, les Déclarations d'utilité publiques d'autoroutes, d'aéroports fleurissent, le mitage de l'espace se poursuit, les couloirs de ligne à très haute tension sont repartis, le secret défense s'applique rigoureusement en matière nucléaire, les pesticides les plus toxiques sont allègrement autorisés, les promesses de législation protectrice en terme d'ondes électromagnétiques oubliées etc…

Même si l'engagement de Jean Louis Borloo et de Nathalie Kosciusko Morizet n'est pas en cause, force est de constater que le risque de déconstruction de la politique environnementale en France existe bel et bien, puisqu'aucune structure ministérielle ne disposera plus des moyens de la défendre.

Corinne LEPAGE
Jeudi 24 avril 2008
Les écologistes crient haro sur les déterreurs de blaireaux !

De nombreuses associations environnementa-listes dénoncent la cruauté et l'inutilité du concours de déterrage de blaireaux prévu mi-mai à Cluny.
Les 16, 17 et 18 mai prochains à Cluny, les chasseurs seront plus à la fête que les blaireaux. L'Association des équipages de vénerie sous terre de Saône-et-Loire profite en effet de la Fête de la Chasse pour organiser avec la Société Centrale Canine une épreuve de sélection du championnat de France de déterrage de blaireaux. L'objectif est de détecter les meilleurs chiens de chasse dans cette activité : le maître lance donc ses chiens à l'entrée d'un terrier, charge aux animaux de repérer le blaireau, de l'acculer et de signaler leur trouvaille à leur maître. Lequel creuse ensuite à l'aide de pelle et pioche la galerie détectée jusqu'à attraper l'animal à l'aide de pinces afin de l'abattre ou de le relâcher à distance. Chaque équipage est noté dans sa prestation par un juge. Dans le cas de Cluny, le préfet a autorisé la manifestation mais refusé la mise à mort des blaireaux.
Quoi qu'il en soit, la Confédération des associations de protection de l'environnement et de la nature de S.- & L. (CAPEN 71) et France Nature Environnement (FNE) s'insurgent avec virulence contre ce concours. Il se produit « en pleine période de reproduction » et, disent-elles, « c'est la technique de chasse la plus cruelle pratiquée aujourd'hui en France. » On notera d'ailleurs que la compétition se produit dès le deuxième jour de la période complémentaire de chasse accordée sur le blaireau (du 15 mai au 15 septembre) « lorsque les petits sont à peine sortis des terriers et dépendent des adultes » selon la CAPEN 71 et FNE. Et si les blaireaux de Cluny ne seront pas tués, des écologistes de l'association Meles (du nom latin de l'animal) précisent que le stress les fait parfois mourir de la « myopathie de la capture » dans les heures qui suivent le relâcher. Argument controversé, un veneur de S.- & -L. précise que « en 30 ans de vénerie, je n'ai jamais vu mourir un blaireau déterré ». De son côté, l'Association ornithologique et mammalogique de S.- & -L. (AOMSL) prend bonne note de la mansuétude de la préfecture mais observe que « les terriers seront tout de même détruits ! » Elle aussi est vivement opposée à ce concours : « c'est un défoulement organisé qui n'est pas la meilleure façon de gérer la faune sauvage… »
Pour les protecteurs de la nature, le fait que ce concours de chiens aux dépens d'un animal sauvage relève du « loisir » est choquant. Dès lors, « cette activité de présente aucune utilité, perturbe la faune sauvage et porte atteinte à la biodiversité » déplorent la CAPEN 71 et FNE. Elles mettent le gouvernement devant ses contradictions puisque lors du Grenelle de l'Environnement, il indiquait vouloir « arrêter la perte de biodiversité et conforter la richesse du vivant ». On n'y parviendra pas « si l'on tourne dorénavant le dos à ce genre de pratiques anachroniques ».
La CAPEN et l'AOMSL sont reçues aujourd'hui en préfecture pour demander l'interdiction de ce concours. Elles rappelleront que le blaireau est protégé en Grande Bretagne, Italie, Espagne, Grèce, Belgique, Pays-Bas et au Luxembourg. Voilà pour la voie officielle. Côté coulisses, une association locale a été contactée par des activistes écologiques de la capitale semble-t-il décidés à jouer les gros bras à Cluny pour protéger les blaireaux.
Thierry Dromard


Un « gibier », pas un « nuisible »
En Saône-et-Loire comme à peu près partout en France, le blaireau n’est pas considéré comme nuisible mais comme un gibier… bien que les chasseurs ne le consomment plus. En conséquence de quoi il se chasse pendant la période d’ouverture, enrichie en Saône-et-Loire d’une période complémentaire du 15 mai au 15 septembre. Autre conséquence de ce classement : ses dégâts aux cultures ne sont pas indemnisables contrairement à ceux du sanglier, beaucoup plus importants il est vrai. Cela dit, les dégâts du blaireau sont assez faibles et localisés : il lui arrive de consommer des épis de maïs, blé, avoine, orge et de les piétiner. Les études de ses crottes et contenu d’estomac révèlent qu’il n’est quasiment pas prédateur de petit gibier ni de ses œufs. Paradoxalement, ce mammifère nocturne est aussi un auxiliaire de l’agriculture : omnivore, il inscrit volontiers petits rongeurs et vers blancs à son menu. On reproche parfois au blaireau l’effondrement que peuvent causer ses galeries dans un champ, sous une route ou un chemin. Là encore, c’est rare. Plus anecdotique, un cas de terrier fut constaté il y a une quinzaine d’années dans un cimetière désaffecté de Saint-Jean-de-Vaux, l’animal nichant dans une tombe.

Le jsl 24/04/2008
Mercredi 16 avril 2008
Communiqué de presse du 16 avril 2008

CAP21, parti écologiste présidé par l’ancienne Ministre Corinne LEPAGE, fondateur du MODEM, demande à l’Etat français de rendre publiques les études toxicologiques réalisées par MONSANTO sur le maïs Mon 810 et pour lequel le gouvernement sollicite l’application de la clause de sauvegarde.

Alors que ces études révèlent des effets biologiques significatifs sur les foies et reins de rats alimentés pendant trois mois par le Mon 810 et conduisent à s’interroger sur leur impact pour la santé publique, on peut s’interroger sur les raisons qui motivent l’Etat à maintenir la confidentialité de ces données.

Pour Corinne LEPAGE, il est inadmissible de poursuivre cette dissimulation tout comme il est scandaleux que le projet de loi n’apporte aucune garantie sur la transparence des études toxicologiques et environnementales réalisées par les firmes sur les semences transgéniques avant leur mise sur le marché. Le secret industriel ne peut ni ne doit être opposé à la santé publique et à la protection de l’environnement.

Par ailleurs, pour Eric DELHAYE, porte-parole de CAP21, la réécriture de l’amendement Chassaigne exigée par la majorité parlementaire pourrait bien sonner le glas du droit à produire et à consommer sans OGM en France. Le gouvernement et le Président de la République ne doivent pas tourner le dos à leurs engagements pris à l’issue du Grenelle et doivent inscrire dans le projet de loi la responsabilité des producteurs, la publication des études sanitaires et environnementales, la limitation du seuil de contamination au seuil de détection (0,1% et non 0,9%) au nom de l’intérêt général.


Mardi 15 avril 2008
Seul pays au monde à avoir supprimé son armée, le Costa Rica consacre depuis plus d’un demi-siècle à des politiques sociales et environnementales le budget que ses voisins engloutissent dans les dépenses militaires. Pionnier de l’éco-tourisme et de la préservation de la biodiversité (26 % du territoire est englobé dans des parcs nationaux), le Costa Rica, qui produit 95 % d’électricité verte et mène une politique active de reboisement, envisage sereinement de devenir d’ici à 2021 le premier Etat au monde à atteindre la neutralité climatique.
En février 2008, à l’occasion de la conférence du « Programme des Nations Unies pour l’environnement » (PNUE) de Monaco, le Costa Rica a rappelé son ambition de devenir le premier pays neutre en terme de CO2 dès 2021, année du bicentenaire de son indépendance.
Un objectif qu’aucun pays riche n’a eu l’audace de se fixer, mais qui est à la portée de ce petit Etat d’Amérique centrale, exemplaire dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et la préservation de l’environnement.
Qu’on en juge : en matière d’énergies renouvelables, le Costa Rica produit déjà 95 % d’électricité verte, essentiellement grâce à ses centrales hydroélectriques, à ses sources thermales, et, de plus en plus, à l’énergie éolienne.
Dans ce domaine, le Costa Rica détient déjà le record de production d’électricité éolienne par habitant de toute l’Amérique Latine.

95 % de la population alphabétisée

Evidemment, cette préférence pour les énergies renouvelables a surtout été dictée par la géologie et la géographie de ce pays montagneux. Comme l’explique Roxana Pinto, ambassadeur du Costa Rica en France, « nous n’avons ni pétrole ni charbon, et nous avons naturellement misé sur notre principale richesse énergétique : l’eau. Dès 1949, le développement de l’électricité hydraulique et le déploiement du réseau dans les zones rurales a été une priorité nationale. Aujourd’hui, 98 % de la population a l’électricité. »
Une performance digne des pays développés, dont le financement a été rendu possible par la décision du Costa Rica de supprimer son armée en 1949.
Ce choix, unique dans l’Histoire, a en effet permis à ce pays d’allouer à ses politiques de développement économique, social et sanitaire, les milliards que ses voisins engloutissent tous les ans dans les dépenses militaires.
Grâce à cela, le Costa Rica « a éradiqué les maladies tropicales, alphabétisé 95 % de la population, et fait progresser les droits des femmes : nous sommes par exemple au troisième rang mondial pour le nombre de femmes qui siègent à un gouvernement. Mais la suppression de l’Armée aura tout de même eu une conséquence négative : nos routes et nos ponts ne sont pas d’aussi bonne qualité que chez nos voisins, où les militaires exigent les meilleures infrastructures routières », reconnaît Roxana Pinto.

Parcs nationaux : 26 % de la superficie du Costa Rica

Mais à toute chose malheur est bon : le mauvais état des routes costaricaines, en limitant la pénétration de l’Homme à l’intérieur des terres, a permis de préserver une biodiversité exceptionnelle qui constitue désormais un atout économique pour le pays. Pionnier de l’éco-tourisme, le Costa Rica, peuplé de 4 millions d’habitants, attire près de deux millions de touristes chaque année, avides de découvrir un pays qui concentre 6 % de la biodiversité mondiale sur 0,03 % de la surface terrestre.
Et la mise en valeur de la Nature est bien antérieure au boom du tourisme des années 90. Dès les années 60, l’Etat a en effet pris la décision de sanctuariser les éco-systèmes les plus exceptionnels, au point qu’aujourd’hui, les Parcs Nationaux englobent 26 % de la superficie du pays.
Et, grâce à une politique de reboisement intensif, la forêt ne cesse de gagner du terrain au Costa Rica : plus de cinq millions d’arbres ont été plantés pour la seule année 2007, soit 1,25 arbre par habitant. Une stratégie financée depuis 1996 par une taxe sur les énergies fossiles, qui permet d’allouer 3,5 % des sommes perçues au « Fonds national de financement des forêts », lequel rétribue les propriétaires terriens pour qu’ils conservent leurs parcelles forestières.

De plus en plus de véhicules

C’est d’ailleurs par le biais de ce reboisement que le Costa Rica compte compenser intégralement ses émissions de CO2 à l’horizon 2021, en séquestrant de cette façon plus de carbone qu’il n’en émet.
Si l’on ajoute à cela la forte part de ses énergies renouvelables, et le fait que sa population « consomme peu d’énergie pour le chauffage et la climatisation, puisque les températures sont comprises toute l’année entre 18 et 24 °C  », on peut raisonnablement penser que le Costa Rica atteindra la neutralité climatique en 2021.
Même si ça ne sera peut-être pas aussi simple qu’il y paraît. D’abord parce que dans un pays de 51 000 km2 déjà fortement boisé, la séquestration du CO2 par le reboisement trouvera vite ses limites.
D’autres part parce que ce pays, qui connaît une croissance annuelle de son PIB de 6 %, se couvre d’industries, et que son parc de véhicules particuliers explose. « Nous allons intensifier nos efforts pour investir dans l’électricité verte, dans un urbanisme durable, et dans le bioéthanol. Le développement des véhicules électriques et des transports en commun est aussi envisagé », rétorque Roxana Pinto.

Lier les annulations de dette aux politiques de développement durable

Oui, mais le poids de la dette extérieure du pays hypothèque grandement l’avenir de ses politiques de développement durable. Car le Costa Rica, de par son statut de pays à revenu moyen, ne peut plus bénéficier d’annulations de dette. « Nous sommes victimes de notre réputation. Notre dette importante nous empêche d’investir davantage dans la lutte contre les inégalités, mais nous n’avons plus accès au fonds de coopération au développement. Aussi, nous proposons à la communauté internationale de lier la coopération et les annulations de dettes aux efforts accomplis en matière de santé, d’éducation, d’environnement et de réduction des dépenses militaires. La solidarité internationale devrait renforcer les pays qui, comme le nôtre, sont exemplaires en la matière, et peuvent servir de modèle à tous les pays en développement », plaide Roxana Pinto.
Lundi 14 avril 2008

PARIS, 09 avr 2008 (AFP) -

Le "lobby des OGM a gagné" et le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés en cours d'examen à l'Assemblée nationale "organise le droit à polluer et la rétention d'information", s'insurge mercredi l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage.
Mme Lepage, qui se dit "catastrophée" et "scandalisée" par le texte, a indiqué à l'AFP que "le lobby des OGM a gagné, le Grenelle (de l'environnement) est enterré".
Après l'examen par les députés, estime Mme Lepage, "on avait deux ou trois avancées sur lequelles (le Premier ministre François) Fillon a déjà annoncé qu'on allait revenir".
Pour cette avocate spécialiste du droit de l'environnement, mobilisée de longue date contre les OGM, "le gouvernement est en train de prendre la responsabilité historique de mettre en cause la santé des Français".
Evoquant le rapport que lui avait commandé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo sur la gouvernance écologique, notamment sur l'expertise et l'information du public, elle estime que le texte sur les OGM "tourne le dos à toutes (ses) propositions".
Quant aux députés UMP, "ils ne veulent pas nous entendre parce qu'ils vivent sur une autre planète: les engagements du président de la République sont foulés au pied", a ajouté Mme Lepage.
AFP

Lundi 14 avril 2008

France Info - 10/04/08

Corinne Lepage, présidente de Cap 21 et soutien du Modem, se trouve actuellement à Londres pour la conférence franco-britannique sur l’énergie. Elle apporte son soutien à Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat à l’écologie, obligée de s’excuser auprès de ses collègues de l’UMP. En tant qu’ancienne ministre de l’environnement, Corinne Lepage confirme qu’il est difficile de défendre ses convictions à ce poste. Après l’espoir suscité par le Grenelle de l’environnement, elle se montre très sceptique sur un réel changement de fond de la politique écologique.

 

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