CAP21-BOURGOGNE
Citoyenneté Action Participation pour le 21e siècle   

BONJOUR VOUS ÊTES SUR LE SITE DE BOURGOGNE DE L'ÉCOLOGIE CITOYENNE  

 

CAP21

 

 

 

 

 Michelle TOURNIER

Déléguée régionale Bourgogne

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Texte libre

Bienvenue sur le site de CAP21 BOURGOGNE

 

CAP21 est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques.

Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action :

  • La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité.
  • Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au coeur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.
  • Le principe de précaution devient un principe d'action politique.
  • La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.
  • La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.
  • Le sens de la démocratie doit être retrouvé......

 

La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre.

 

En Bourgogne, plusieurs commissions fonctionnent comme l'indique ce blog.

Nous souhaitons que cet outil mis à votre disposition facilite, entre nous, une communication simple et efficace ; nous vous donnons la parole. Réagissez aux différents articles.

Pour plus d'informations et pour nous rejoindre dans ces actions, n'hésitez pas à nous contacter par mail à l'adresse suivante :

cap21bourgogne@free.fr

 

 

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  PRESENTATION   STATUTS   CHARTE DES VALEURS   ORGANISATION                                                                                                         

Jeudi 28 février 2008
M.-A.G. | Le Parisien | 28.02.2008 | 07h00

 

 

 IL FAUT faire plus et mieux en matière de lutte contre la pollution. C’est l’avis de la tête de liste du MoDem, Marielle de Sarnez, et de sa « spécialiste » en écologie, Corinne Lepage. L’ancienne ministre de l’Environnement a tiré la sonnette d’alarme hier. « La pollution baisse à Paris pour certains polluants, mais le plus embêtant c’est qu’elle augmente sur les particules fines et l’ozone », note en préambule la candidate du XII e . Un vrai problème de santé publique pour Corinne Lepage. Le MoDem a ainsi critiqué à demi-mot la politique de circulation menée depuis 2001. « Lorsque vous diminuez les places de stationnement et obligez les automobilistes à circuler ou que vous créez des embouteillages pour dissuader les gens de prendre leur voiture, vous augmentez le taux de particules fines », souligne Corinne Lepage. Pour permettre aux Parisiens de mieux se protéger, le MoDem propose de renforcer l’information. « A l’image des drapeaux sur les plages, on pourrait déployer des drapeaux verts, orange ou rouges dans chaque arrondissement pour que les habitants sachent s’ils peuvent ou non faire du sport en fonction du taux de pollution », suggère François Haab, le Monsieur Santé du MoDem parisien. « Il faut aussi donner davantage de moyens à Airparif (NDLR : l’organisme de contrôle de la qualité de l’air) », note Marielle de Sarnez. Et l’élue de suggérer de s’inspirer de l’expérience menée à Berlin où les véhicules émetteurs de particules fines sont interdits dans certains quartiers baptisés écozones.

Lundi 25 février 2008
Corinne Lepage, présidente de Cap21, candidate MoDem aux élections municipales dans le XIIe arrondissement de Paris : "Sur le plan comportemental, il n'y a pas de prérogatives mais un usage de la fonction présidentielle. Or, celle qui en est faite par le Président remet en cause la fonction et sa représentation. Un Président, proche des citoyens : oui. Un Président qui utilise un langage de charretier : non. La représentation que chaque Français peut se faire de la dignité de la fonction présidentielle en tant qu'elle le représente, de sa valeur exemplaire, n'est pas compatible avec ce langage. Quant au plan institutionnel, la lecture très monarchique de ses pouvoirs que fait le Président est à la limite de ce qu'autorise la Constitution, en ce qui concerne le Premier Ministre, lequel ne revendique pas l'exercice plein et entier des dispositions de l'article 20 de la Constitution. En revanche, avec la décision de saisir le Premier président de la Cour de cassation, les articles 62 et 64 de la constitution sont contournés pour l'un , oubliés pour l'autre. Même s'il n'existe pas de pouvoir judiciaire, cette immixtion de l'exécutif pour contraindre à terme les juridictions à contourner le principe de non-rétroactivité de la loi pénale est grave, et ce d'autant plus que l'arsenal juridique permet de soigner de force des malades qui présenteraient un danger pour la société."
Lundi 25 février 2008

par un collectif d’intellectuels et d’O.N.G. pour soutenir l’Agriculture Biologique.
Liste ci-dessous.

Paris, le 22 février 2008.

Objet : Rétablir l’équité dans l’octroi des aides agricoles en France.

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris.

Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur une situation que nous jugeons anormale, voire indécente face aux difficultés que rencontrent nos concitoyens dans la recherche d’une alimentation de qualité.

Alors même que des sommes considérables sont allouées à une minorité de producteurs spécialisés dans les grandes cultures intensives, la très forte demande qui existe en France en faveur des produits de l’Agriculture Biologique ne peut être satisfaite alors que notre pays doit importer près de 50% de ses besoins !

Malgré l’annonce d’un programme ambitieux, le plan Barnier, pour tripler les surfaces en Agriculture Biologique avant 2012 et la circulaire du Premier Ministre le 19 décembre dernier, demandant à toutes les administrations d’introduire 20% de produits biologiques dans la restauration collective, on assiste simultanément à des mesures contradictoires et discriminatoires à l’égard des organisations professionnelles de l’Agriculture Biologique.

Cette forme d’agriculture, créatrice d’emplois, respectueuse de l’environnement et des ressources en eau, se trouve en situation de concurrence déloyale face à l’agriculture industrielle dont les coûts externes ne font que croître.

La justification que donnent les institutions selon lesquelles il n’y a pas suffisamment de crédits disponibles pour l’agriculture biologique n’est pas recevable compte tenu du fait que les producteurs concernés par les grandes cultures intensives, dont le revenu a augmenté de 80% en 2007 en raison de la flambée des prix sur le marché mondial, perçoivent toujours l’essentiel des subventions nationales et communautaires.

Nous devons rappeler que les aides importantes, dont continuent de bénéficier une catégorie privilégiée de producteurs, avaient pour objet la compensation de leurs revenus quand les prix mondiaux étaient inférieurs à ceux du Marché Commun européen.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui et cette situation est devenue intolérable, avec d’un coté une rente de situation très élevée, pour certains qui perçoivent l’équivalent de vingt à trente SMIC par an, et de l’autre des agriculteurs modestes contraints de quitter leur terre pour aller parfois, grossir la liste des abonnés aux « Restaurants du Cœur »…

Cette disparité, profondément injuste, s’inscrit dans un contexte général de déficit de la balance commerciale de la France qui exporte, il est vrai des céréales, mais importe par ailleurs 60% de ses besoins alimentaires, notamment les protéagineux, les fruits et légumes, les produits bio, etc… On est très loin de la sécurité alimentaire annoncée puisque sous couvert d’aménagement du territoire on aggrave les disparités régionales et on accentue les pertes d’emplois en milieu rural. Nous sommes là aux antipodes d’un authentique développement soutenable, économiquement, écologiquement et socialement.

Nous vous demandons, Monsieur le Président, de rétablir au plus vite l’équité dans la répartition des aides agricoles comme l’ont fait l’ensemble des pays voisins.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Pour le Collectif de la Lettre Ouverte (liste ci-après):

Philippe Desbrosses, Président d’Intelligence Verte
info@intelligenceverte.org tél. 06 08 27 36 53.

Liste des premiers signataires de la lettre ouverte :

- Coline SERREAU
- Edgar MORIN
- Albert JACQUARD
- Corinne LEPAGE CRII-GEN
- Allain BOURGRAIN DUBOURG ( L.P.O.)
- Yann ARTHUS –BERTRAND Good Planet
- Bernard CRESSENS, directeur des programmes W.W.F.
- le W.W.F.
- Jacques TESTART Président de Science Citoyenne
- André CICOLELLA Président des Lanceurs d'Alerte
- François VEILLERETTE Président du MDRGF
- Dominique BELPOMME Cancérologue, Président de l’ARTAC.
- Gilles-Eric SERALINI expert international (Génie Biomoléculaire)
- Christian VELOT comité scientifique du CRII GEN
- Claude GRUFFAT Président de BIOCOOP
- Hugues TOUSSAINT Président de l'Association BIO CONSOMM'ACTEURS
- Yann FIEVET Vice-Présidente d' Action Consommation.
- Maria PELLETIER Présidente d'OBJECTIF BIO
- Christian PORTAL du Collectif ACECOMED
- Dominique ERAUD Collectif Ecomédecines
- Alain MATESI association CoLLecT-IF (La Ciotat)
- Michel MOMBRUN Objectif 21.
- Jean-Claude PIERRE Fondateur d'Eaux-et-Rivières de Bretagne - Président de Nature-&-Culture
- Lylian LE GOFF Réseau COHERENCE. Expert scientifique de France-Nature-Environnement
- Jérôme HENRY (Banquier coopératif)
- Marjolaine WATELLE de la Revue Soleil Levant
- Daniel BRABIS GRIT/Transversale Science-culture
- Philippe LECONTE, Président du Conseil de Surveillance de la Banque NEF
- Ezzedine El MESTIRI Fondateur et Directeur de la Revue du Nouveau Consommateur.
- Yannick JADOT porte – parole de Greenpeace.
- Martine LAVAL consultante Management HEC et Solidarités actives.
- Philippe DESBROSSES Association Intelligence Verte.

Les O.N.G. et associations suivantes :

W.W.F.
Les Amis de la Terre ;
MDRGF
L.P.O. ligue pour la protection des Oiseaux.
L’Intelligence Verte pour la sauvegarde de la Biodiversité.
Greenpeace France.
Nord-Ecologie
TEO association Terre.
Nature-&-Culture
Terre de Liens
FNAB, (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique
BIOCOOP
BIO CONSOMM’ACTEURS
ACECOMED
ECOMEDECINES
OBJECTIF BIO
GRIT/Transversale – science et culture
A.R.T.A.C.

Vendredi 22 février 2008
AFP
20-02

PARIS (AFP) - Les apiculteurs, montés par centaines jeudi à Paris pour réclamer l'interdiction du Cruiser "tueur d'abeilles" sont repartis bredouilles, ayant tout juste obtenu d'être associés aux mesures de surveillance de l'insecticide honni.

"Je ne suis pas un happy-culteur", "Cruiser-killer", "Abeilles, pesticides, OGM: l'impossible coexistence": les pancartes brandies par les manifestants (900 selon la police), parfois venus en tenue, enfumoir en main, ou déguisés en abeilles, ont touché les Parisiens sans convaincre les autorités.

Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier, qui les a reçus, a refusé de revenir sur l'autorisation du Cruiser, délivrée pour un an le 8 janvier, justifiant, dans un communiqué, qu'elle était "assortie de mesures de gestion particulièrement strictes". Il a par ailleurs promis des mesures de "suivi et de surveillance", des parcelles et des ruchers, à titre expérimental en Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Aquitaine, en concertation avec les apiculteurs et les ONG vertes.

"Reste à élaborer les protocoles: nous avons demandé la participation du ministère de l'Ecologie qui nous l'a promise", s'est félicité le président de l'Union nationale de l'Apiculture française (UNAF) Henri Clément.

Devant la foule massée sous la Tour Eiffel le matin, M. Clément avait interpellé le ministre Jean-Louis Borloo, l'appelant à se "ressaisir pour que le Cruiser ne reste pas comme une tache sur le Grenelle" de l'environnement.

"A quoi sert l'Union européenne si l'expérience d'un pays ne sert pas aux autres? L'Italie a perdu des milliers de ruches l'an dernier avec le Cruiser", s'interrogeait Chantal Boyer-Lambert, venue du Lot-et-Garonne en laissant ses 224 ruches.

Fabriqué par la firme suisse Syngenta, le Cruiser est un insecticide d'enrobage des semences de maïs dont la molécule active, le thiamétoxam, appartient à la famille des neurotoxiques.

L'UNAF s'est tournée le 29 janvier vers le Conseil d'Etat pour réclamer son interdiction. Car les apiculteurs dressent le parallèle avec deux autres insecticides, le Gaucho et le Regent, incriminés dans la mortalité anormale des abeilles avant d'être interdits.

"Ce qui est sûr, c'est que si nous constatons une forte mortalité au printemps, comme avec le Friponil (la molécule du Regent) dans le sud-ouest, le Cruiser sera mort-né", prévient M. Clément.

Cependant, l'Afassa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a récemment exonéré le Regent et le Gaucho et mis en cause certains parasites (Varroa) et "l'état sanitaire" des ruchers.

"On va retrouver des traces (de Cruiser) dans toute la chaîne alimentaire", s'insurge François Veillerette, du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF): "C'est encore un insecticide systémique, qui diffuse dans l'ensemble de la plante, sa molécule reste longtemps active, même dans le sol et l'eau".

Pour la première fois, les principales organisations écologistes associées au Grenelle s'étaient jointes aux apiculteurs, comme France Nature Environnement (FNE), la Ligue de Protection des oiseaux (LPO), ou l'Alliance pour la planète. Et elles en ont rappelé les engagements: réduction de moitié de l'usage des pesticides en 10 ans et retrait des substances les plus dangereuses.

"A ce stade, les études sont totalement insuffisantes pour attester de l'absence de risque du Cruiser", a jugé FNE. Tandis qu'Allain Bougrain-Dubourg, pour la LPO, rappellait que les abeilles, "un des indicateurs de la biodiversité, ont subi un effondrement de 30 à 40% de leurs populations en zone agricole: il y a davantage de vivant, ici en ville, qu'à quelques kilomètres d'ici où se pratique des cultures intensives qui emploient des produits violents

Mercredi 20 février 2008

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Nouveau rapport : Les OGM augmentent l’usage des pesticides et ne réduisent pas la pauvreté 
> Un nouveau rapport des Amis de la Terre Europe révèle que les OGM ont conduit à une hausse massive de l’usage des pesticides et n’ont pas réussi à augmenter les rendements ou à vaincre la faim et la pauvreté dans le monde [1]. Ce rapport coïncide avec la sortie annuelle des données de l’industrie des biotechnologies sur les cultures OGM à travers le monde [2].
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> Pour Christian Berdot, en charge des OGM aux Amis de la Terre France : "Les OGM ont échoué à apporter les bénéfices promis depuis des années par l’industrie des biotechnologies. A la place, l’augmentation de l’usage des pesticides causé par ces cultures menace l’environnement et les populations à travers le monde.” …/…
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> Le rapport des Amis de la Terre International “Qui tire profit des cultures GM ?” 2008 montre que :
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> Les OGM ont conduit à une hausse significative de l’usage de pesticides
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> Des études gouvernementales montrent une hausse de 15 fois de l’usage du désherbant RoundUp (glyphosate) aux Etats-Unis et de presque 80% au Brésil [3]. Ceci est lié au nombre croissant de mauvaises herbes résistantes au glyphosate à travers le monde, augmentant ainsi les coûts de production et les impacts environnementaux [4]. Les Etats-Unis ont également augmenté leur usage de pesticides plus toxiques, dont l’un est interdit en Europe : - L’augmentation du glyphosate ne remplace pas pour autant les autres désherbants. Entre 2002 et 2006 l’usage du 2,4,D (un composant de l’agent orange) sur le soja a plus que doublé - L’utilisation de l’atrazine (interdite en Europe à cause de problèmes pour la santé) sur le maïs a augmenté de 12% entre 2002 et 2005.
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> Les OGM n’apportent pas de solution à la faim et la pauvreté dans le monde
>
> - La grande majorité des OGM commercialisés est destinée à l’alimentation animale pour le bétail et la viande des pays riches et industrialisés plutôt que pour nourrir les pauvres. Les OGM et le modèle d’agriculture intensive qu’ils véhiculent contribuent à la disparition des petits paysans et d’une agriculture familiale et ne réduisent en rien la pauvreté. [5] - L’industrie revendique souvent que le coton OGM a stimulé les rendements permettant de réduire ainsi la pauvreté des paysans. Pourtant, un examen approfondi montre que des conditions climatiques favorables, une meilleure irrigation et l’introduction de semences améliorées sans qu’elles ne soient GM expliquent les meilleurs rendements. De plus, dans plusieurs pays, les paysans qui payaient un supplément pour des semences de coton OGM ont fini par dépenser plus en insecticides chimiques que ceux qui cultivaient du coton conventionnel.
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> Dans l’ensemble, les OGM n’ont pas de meilleurs rendements que les autres semences
>
> - Même le département américain de l’agriculture reconnaît qu’aucun OGM sur le marché n’a été modifié pour accroître les rendements. Les principaux facteurs influençant les rendements sont le temps, l’irrigation et les engrais, la qualité des sols et le savoir-faire des paysans [6].
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> Les OGM toujours en échec en Europe
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> - Moins de 2% de la totalité du maïs cultivé dans l’Union Européenne est génétiquement modifié [7] et cinq pays européens ont maintenant interdit le maïs Monsanto à cause de preuves de plus en plus nombreuses montrant leur impact négatif sur l’environnement. Une revue des biotechnologies en Europe en 2007 confirme que le secteur des OGM se porte mal. En revanche, les méthodes d’agriculture durable comme l’agriculture biologique créent davantage d’emplois, développent les économies rurales et sont plus sûres pour l’environnement [8].
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> Notes :
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> (1) Le résumé de ce rapport est consultable avec le lien suivant :http://www.foeeurope.org/GMOs/Who_Benefits/FULL_REPORT_FINAL_FEB08_FR.pdfUne fiche questions/réponses montrant que les OGM ne permettent pas d’atteindre les objectifs de développement du Millénaire, tel que la réduction de moitié de la pauvreté d’ici 2015, est disponible à l’adresse suivante :http://www.foeeurope.org/GMOs/Who_Benefits/QA_FINAL_FEB08.pdf 
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> (2) Le lancement de ce nouveau rapport coïncide avec la parution annuelle du « Statut Mondial des Biotechnologies commercialisées ». Cette publication est rédigée par l’ISAAA, le « Service International d’Acquisition des Applications des Biotechnologies agricoles », organisme financé par l’industrie pour faire la promotion des plantes GM. Son but est de présenter les OGM agricoles comme étant bénéfiques pour l’environnement et comme étant la solution contre la faim et la pauvreté dans le monde. Les industriels des biotechnologies continuent d’affirmer, contre toute évidence, que les plantes GM réduisent l’utilisation des pesticides et jouent un rôle dans la lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde.
>
> (3) Les données du Ministère de l’Agriculture des Etats-Unis montrent que de 1994 à 2005, les plantes RoundUp Ready de Monsanto ont provoqué une multiplication par 15 des quantités utilisées de glyphosate. Rien qu’en 2006, les quantités utilisées pour le soja ont fait un bond de 28% pour atteindre presque 44 000 t. L’an dernier une étude d’une Agence gouvernementale brésilienne révélait que l’utilisation de glyphosate avait augmenté de 79,6% de 2000 à 2005, ce qui est beaucoup plus rapide que l’expansion des surfaces plantées en soja RR
>
> (4) Au niveau mondial, on dénombre 58 études attestant de l’apparition d’herbes résistantes au glyphosate, se développant sur 3 251 sites couvrant une surface totale d’un millions d’hectares. Les spécialistes sont d’accord sur le fait que ces résistances sont dues à la culture en continue de plante tolérantes au RoundUp et à une sur-utilisation du glyphosate. En Argentine, en 2007, une adventice résistante, appelée herbe de Johnson, infestait 120 000 ha. On estime qu’il faudra utiliser 25 millions de litres d’autres herbicides que le glyphosate, pour arriver à bout de cette adventice, ce qui augmentera les coûts de 160 à 950 millions de dollars par an.
>
> (5) En Afrique du Sud, depuis l’adoption du coton Bt, le nombre de petits producteurs s’est effondré de 3229 en 2001/2002 à, à peine 853 en 2006/2007. En Inde, le coton Bt n’apporte aucune réponse à des problèmes comme l’augmentation des semences et des intrants mais au contraire contribue à la spirale de l’endettement. Rien que pour l’année 2007 (jusqu’en octobre), 942 cas de suicides de paysans ont été répertoriés. On a eu connaissance de nombreux conflits entre les grands propriétaires terriens et les communautés villageoises y compris l’assassinat par balle d’un paysan au Brésil, par un membre d’une milice liée à Syngenta. Au Paraguay, l’expansion du soja est associée à l’accroissement de la pauvreté rurale. 90% du soja cultivé est GM et près de 40% de la population vivant dans les zones rurales vivent en dessous du seuil de pauvreté.
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> (6) Le soja RoundUp Ready de Monsanto – la plante GM la plus plantée au monde – n’a pas de rendement supérieur au soja conventionnel. En fait, de nombreuses études montrent même une baisse moyenne comprise entre 5 et 10% par rapport aux variétés conventionnelles à haut rendement. Le coton insecticide Bt contre certains insectes n’a pas de rendement supérieur à des cotons conventionnels : aux Etats-Unis, en Argentine, en Colombie et en Australie les rendements globaux sont restés les mêmes. En Inde et en Chine, l’augmentation des rendements est principalement due aux conditions climatiques et à des facteurs de productions non liés aux biotechnologies. En Chine, par exemple, le Xingjiang, la province avec la production la plus élevée de coton et le rendement moyen le plus élevé, cultive majoritairement du coton conventionnel pas des variétés GM, Bt.
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> (7) Une seule plante GM est plantée dans l’Union Européenne, il s’agit du maïs Bt de Monsanto (le MON810), maïs qui a été manipulé génétiquement pour produire un insecticide. Les industriels des biotechnologies ont annoncé une augmentation de 77% de la surface cultivée en plantes GM dans l’UE pour 2007. Cela amène la surface totale cultivée de 1%, à un peu moins de 2%. Le pays qui montrait le plus d’intérêt pour ce maïs, la France vient d’annoncer sa suspension pour des raisons sanitaires et environnementales.
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> (8) Les Amis de la Terre / Friends of the Earth Europe ont rassemblé un certain nombre de documents provenant de sources scientifiques ou gouvernementales que vous pouvez consulter en ligne : http://www.amisdelaterre.org/L-agriculture-durable-plus.html 
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Vendredi 15 février 2008
En octobre dernier, confrontés à la montée en flèche des cours des céréales et du soja, les éleveurs de porcs demandaient au ministre de l'Agriculture de plaider à Bruxelles pour la réintroduction dans les mangeoires de ces protéines bon marché fabriquées à partir des déchets d'abattoirs.

« Tout ce qui peut contribuer à baisser le coût de production est bon à prendre », explique à l'AFP, Paul Auffray, secrétaire général de la section porcine de la Fnsea. A la Cooperl, numéro un du porc en France basé à Lamballe, le directeur Emmanuel Commault estime également que cette réintroduction serait souhaitable, « dans des conditions de sécurité sanitaire qui conviennent ».

Michel Barnier « très réservé »

 
La Commission européenne finance des recherches pour étudier le retour de ces farines, rebaptisées PAT-protéines animales transformées, dans l'alimentation de certains animaux. En octobre dernier, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé que « le risque de transmission de l'encéphalopathie spongiforme bovine au porc en utilisant des protéines de volaille et vice versa est négligeable ». Mais il n'existe aujourd'hui aucun test qui permette de savoir de quelle espèce provient une farine. Compte tenu de la difficulté de mettre en place des filières étanches entre les différentes viandes, cette solution ne semble donc pas être pour demain d'autant qu'il faudra aussi vaincre les réticences des consommateurs.

Interrogé sur le sujet le 8 février, Michel Barnier s'est dit « très réservé ». « Il y a des expertises qui sont en cours au niveau européen à ce sujet. Attendons les résultats ». L'interdiction des farines carnées a été décidée en décembre 2000, la suite de la crise de la vache folle.
Mercredi 13 février 2008
Pas moins de 64 millions d'euros en jeu pour l'aménagement, la mise en valeur et la gestion de l'eau sur les cinq ans à venir, tel est le projet du comité de rivière Dheune.
L'ensemble des acteurs s'est réuni à Merceuil pour « constater l'aboutissement d'une réflexion et débuter un chantier ».
Car le projet est l'œuvre d'une synergie de compétences, d'études et de moyens financiers.
Boris Michalak, cheville ouvrière du projet, en déclinait les différents aspects, se réjouissant de la prise de conscience générale de l'importance de l'eau et de l'afflux des participants à l'invitation lancée.
Après un état des lieux de la qualité initiale de l'eau et une synthèse des actions menées en 2007, l'essentiel de l'échange a porté sur les projets à mettre en œuvre. D'abord, il faut améliorer la qualité des eaux superficielles et souterraines. Il s'agit essentiellement de lutter contre la pollution engendrée par les produits phytosanitaires.
Pas moins de 42 actions seront lancées auprès des collectivités et des particuliers et plus de la moitié du budget total y sera dédié. Ensuite, il faut restaurer et préserver les milieux aquatiques, en aménageant des zones piscicoles et en réalisant des plantations. La mise en valeur du patrimoine paysager et le développement du potentiel touristique passeront par l'aménagement des plans d'eau le long de l'autoroute, du parc de la Bouzaise à beaune et du sentier pédagogique de Levernois.
Enfin, gérer la ressource en eau en réduisant les pertes et veiller à sa qualité induira la modernisation de certains ouvrages et la remise en état des prises d'eau.
Mais il y a aussi des projets pour se protéger contre les risques liés aux inondations, au ruissellement et à l'érosion des sols dans le vignoble. Enfin, les participants ont pris connaissance d'initiatives déjà engagées comme la station d'épuration modulable de Meuilley, la protection des habitations à Argilly, le démarrage des « classes d'eau » qui mobilise déjà treize classes primaires et deux classes du lycée viticole, et la restauration « raisonnée » de 20 km de rivière en signant des conventions avec les propriétaires et les riverains pour planter environ 1000 arbres et arbustes.

le JSL 13/02/2008
Dimanche 10 février 2008
Un insecte parvient à résister au coton OGM censé l'éradiquer
LE MONDE | 08.02.08 | 15h21  •  Mis à jour le 08.02.08 | 15h21

our la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer une résistance à une toxine produite par une plante génétiquement modifiée pour l'éradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie de l'évolution : quand une population est soumise à une pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpétuation.
Un tel phénomène de résistance aux toxines sécrétées par des OGM avait déjà été induit en laboratoire. Mais il n'avait encore jamais été détecté dans les conditions d'agriculture réelle, rapporte un article mis en ligne le 7 février par la revue Nature Biotechnology.
Bruce Tabashnik et ses collègues de l'université de l'Arizona y présentent leur compilation d'une décennie d'études conduites sur six espèces d'insectes visés par des toxines produites par des cotons et des maïs transgéniques cultivés en Australie, en Chine, en Espagne et aux Etats-Unis. A ce jour, notent-ils, seule Helicoverpa zea est parvenue à résister à une toxine, Cry1Ac, produite à partir d'un gène tiré de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt).
Les premières chenilles de papillon résistantes ont été détectées à partir de 2003, dans des champs de l'Arkansas et du Mississippi. Certaines étaient capables de survivre à des doses de toxine 500 fois plus élevées que celles tuant ces insectes, dans les mêmes parcelles, avant l'introduction de ce coton dit Bt.
MAINTIEN DE ZONES "REFUGES"
Pour faire face à ce phénomène de résistance, les promoteurs des OGM préconisent le maintien de zones "refuges", semées en plantes conventionnelles, où sont conservées des populations d'insectes sensibles à la toxine ayant pour avantage de "diluer" par croisement le caractère résistant des individus mutants.
Cette stratégie semble fonctionnelle, mais à condition que les refuges soient "abondants", prévient M. Tabashnik : en Arkansas, où 39 % de la population d'Helicoverpa pouvaient trouver pitance dans des champs non OGM, la résistance a pu apparaître et pourrait, au rythme actuel, être totale d'ici neuf ans.
Au contraire, en Caroline du Nord, où ce pourcentage de refuge était de 82 %, la fréquence de la résistance sera encore presque nulle dans dix ans, prédit-il.
 
Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 09.02.08
 
Vendredi 8 février 2008

Projet de loi OGM : un enterrement en règle des engagements du Grenelle de l’Environnement

Communiqué de presse du 8 février 2008

Le 13 octobre dernier, CAP21, parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE, fondateur du Mouvement Démocrate, exprimait de sérieuses craintes sur les contreparties négociées par la FNSEA pour la future loi sur les OGM. Après les espoirs suscités par le déclenchement de l’application de la clause de sauvegarde sur le mais Mon 810, nos craintes se confirment et les engagements du Grenelle de l’Environnement semblent se lézarder sous les coups de butoir des parlementaires de la majorité et la pression des lobbies.

Le comité de préfiguration de la Haute Autorité n’est plus qu’un vague souvenir. Le Haut Conseil des Biotechnologies est repris en main par une scission entre scientifiques et société civile. Aux termes du projet de loi actuel débattu par les sénateurs, seul le comité scientifique émet un avis sur les demandes d’autorisation tandis que le comité de la société civile n’est autorisé qu’à émettre des recommandations sur la base de l’avis scientifique. Ainsi l’expertise pluraliste disparait contrairement aux engagements du Grenelle. Sur un sujet qui demande une vision pluridisciplinaire et qui implique de prendre en compte les questions de toxicité humaine, d’impacts environnementaux, les effets généraux sur les écosystèmes, cette proposition des sénateurs va dans le sens d’une reprise en main par la technostructure. Ce Haut Conseil ne sera par ailleurs pas compétent pour définir les critères d’évaluation du risque ou les conditions techniques de mise en culture des OGM. Laissons cela aux mains des agrosemenciers et du Ministère de l’Agriculture !

Comme nous le redoutions enfin, ce texte organise l’impossible coexistence entre les cultures OGM, les cultures conventionnelles et bio. Le seuil communautaire d’étiquetage de 0,9 % devient par la rédaction des sénateurs un seuil de contamination permettant de légaliser la contamination de l’ensemble des cultures. Bien évidemment le projet n’engage pas la responsabilité des producteurs/détenteurs de semences sur les préjudices environnementaux et sanitaires d’une pollution génétique.

Si le projet de loi devait être adopté en l’état, nous assisterions à une régression sans précédent par rapport aux engagements actés lors du Grenelle de l’Environnement et défendus par Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour Eric Delhaye, porte-parole de CAP21, « ce torpillage en règle des sénateurs de la majorité ruine les efforts de ces derniers mois et la confiance risque d'être rompue avec le monde associatif et les écologistes. Nous continuerons à nous battre pour l’instauration d’un moratoire sur les cultures et les essais en plein champ tant que les conditions d’expertise et de responsabilité des producteurs n’offriront pas les garanties nécessaires attendues par les citoyens. »

Jeudi 7 février 2008
jeudi 7 février 2008

ENVIRONNEMENT
Les apiculteurs lancent un S.O.S pour leurs abeilles

Victimes de parasites, contaminées par les pesticides, restreintes en nourriture par l'appauvrissement du milieu naturel, les abeilles connaissent une mortalité préoccupante en Saône-et-Loire.

La santé des abeilles bat de l'aile. Tous les apiculteurs de Saône-et-Loire s'accordent à dire que l'insecte est devenu plus fragile qu'avant. Qu'un hiver précoce et froid succède à un été pourri comme en 2007 (les butineuses n'ont pas toujours pu élever assez de larves ni accumuler assez de provisions pour tenir l'hiver) et les dégâts dans les ruches sont importants au sortir de l'hiver. Certains de ceux qui les ont déjà ouvertes observent des mortalités stupéfiantes : 80 à 90 % de ruches décimées chez des apiculteurs de Sassenay, de Charrecey, fortes pertes aussi à Jouvençon en Bresse. D'autres ruchers sont épargnés, comme à Matour ou dans le Morvan.
« Quand on a commencé dans le métier, on atteignait 10 % de perte dans l'hiver les très mauvaises années. Actuellement, sur nos 350 à 400 ruches, on renouvelle 50 à 100 colonies chaque année ! », indique Dominique Savoye, apicultrice professionnelle à Marcilly-les-Buxy. Elle ajoute : « D'ailleurs en 2008, on aura du mal à en acheter. Notre fournisseur du sud de la France nous a alertés qu'en raison de ses pertes énormes, il ne pourrait pas nous approvisionner. » Avec son mari, Dominique Savoye se demande même « si on arrivera à exercer jusqu'à la retraite. » Béatrice Bouchinet entretenait naguère 450 ruches à St-Aubin/Loire. Elle abandonne le métier : « j'ai eu trop de casse avec le varroa, et j'ai trop de mal à rétablir le cheptel ».
Au syndicat apicole de Saône-et-Loire qui regroupe 380 adhérents, presque tous amateurs, le président Guy Bertin (Chagny) enregistre les informations qui lui reviennent de tout le département. Avec ces trois types de constat : « Parfois on retrouve une colonie morte dans la ruche en présence de nourriture, d'autres fois après épuisement des réserves. Dans le troisième cas, les abeilles ont totalement disparu de la ruche. »
Les causes de cette mortalité semblent multiples. Pierre Duclos, vétérinaire conseil du Groupement de défense sanitaire 71 tient le varroa pour le « dénominateur commun » de la fragilité des abeilles. Cet acarien parasite rend les insectes très vulnérables lorsqu'il les attaque au stade de nymphe. Et malgré l'existence d'un médicament efficace - « dont le traitement annuel pour une ruche vaut trois quarts d'un pot de miel »- trop peu de ruches du département sont traitées.
Autre grand ennemi des butineuses, les insecticides. « Bien que le Gaucho et le Régent soient interdits, des agriculteurs continuent d'en utiliser avec la semence de leurs blés », sait Guy Bertin inquiet du feu vert ministériel récemment donné à un autre pesticide, le Cruiser. Rémanent dans les sols et actifs à très faible dose, ces produits nuisent pendant des années. Pierre Beltramo (Saint-Vincent-Bragny, 500 ruches) qui installe ses abeilles en terre herbagère (Charolais et Morvan) enregistre beaucoup moins de mortalité que ses confrères du Val de Saône.
La nosémose (diarrhée des abeilles) causée par un protozoaire que favorisent de longues périodes d'humidité, touche notamment les ruches sédentaires. Les essaims mal nourris y sont plus sensibles. Et la malnutrition, apparaît comme un mal récurrent dans les trois départements bourguignons céréaliers. Guy Bertin pointe la monoculture et la mise en marché de variétés de colza peu mellifères comme facteurs d'appauvrissement nutritif. « A consommer tous les jours les mêmes aliments, un être humain dégraderait sa santé ! », compare le président. Dans une moindre mesure, c'est aussi vrai en zone herbagère. « Les foins faits en 5 jours au lieu de 3 semaines auparavant, la pratique de l'ensilage, la taille ou la disparition des haies : pour l'abeille, c'est autant de fleurs en moins ! », dit Pierre Beltramo. Guy Bertin aime à rappeler que « l'abeille est une sentinelle de la nature ». Une sentinelle qui sonne l'alarme.
Thierry Dromard  le Journal de Saone et Loire

 

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