CAP21-BOURGOGNE
Citoyenneté Action Participation pour le 21e siècle   

BONJOUR VOUS ÊTES SUR LE SITE DE BOURGOGNE DE L'ÉCOLOGIE CITOYENNE  

 

CAP21

 

 

 

 

 Michelle TOURNIER

Déléguée régionale Bourgogne

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Texte libre

Bienvenue sur le site de CAP21 BOURGOGNE

 

CAP21 est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques.

Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action :

  • La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité.
  • Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au coeur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.
  • Le principe de précaution devient un principe d'action politique.
  • La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.
  • La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.
  • Le sens de la démocratie doit être retrouvé......

 

La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre.

 

En Bourgogne, plusieurs commissions fonctionnent comme l'indique ce blog.

Nous souhaitons que cet outil mis à votre disposition facilite, entre nous, une communication simple et efficace ; nous vous donnons la parole. Réagissez aux différents articles.

Pour plus d'informations et pour nous rejoindre dans ces actions, n'hésitez pas à nous contacter par mail à l'adresse suivante :

cap21bourgogne@free.fr

 

 

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  PRESENTATION   STATUTS   CHARTE DES VALEURS   ORGANISATION                                                                                                         

Mercredi 22 juin 2005

Mercredi 22 Juin 2005

Les experts du climat prévoient une fin de siècle caniculaire

Les journées "caniculaires", où la température dépasse les 35 degrés, seront "5 à 10 fois plus nombreuses" en France en 2070-2100 que dans le climat actuel du fait du réchauffement de la planète, prévoient les climatologues de Météo France.

"Cela peut même être localement 20 fois plus, à Marseille notamment", a expliqué à l'AFP Serge Planton, chercheur à Météo France. Cela signifie qu'à Paris, on passerait d'une journée à 9 jours en moyenne où la température dépasserait les 35 degrés en 2070-2100 par rapport à 1960-1990. Lundi, le thermomètre a atteint 34,3 degrés à Paris, déclenchant une alerte à la pollution.

"Si on prend le cas de Nîmes, où il y a actuellement 4 jours en moyenne où la température dépasse 35 degrés, cela veut dire 40 jours en moyenne", relève M. Planton.

"40 jours en moyenne, c'est précisément ce qui s'est produit en 2003", rappelle M. Planton. "Sur 40 jours, il y a eu une période consécutive de 15 jours qui a constitué ce qu'on a appelé la canicule de 2003", précise-t-il.

La canicule de 2003 a causé 15.000 morts en France. Des températures supérieures à 35 degrés ont été observées dans les deux tiers des stations de relevés météorologiques françaises, du 4 au 13 août 2003.

2003 est apparu comme une année exceptionnelle, y compris par rapport aux précédentes canicules françaises de 1976, 1983 et même 1947.

Pourtant, dans cinquante ans, les étés caniculaires seront plutôt la règle que l'exception, selon les résultats de plusieurs modèles européens, aussi bien celui de Météo France que du Hadley Center britannique ou de l'Ecole polytechnique de Zürich.

"L'été 2003 pourrait apparaître frais à la fin du siècle", confirme Serge Planton.

Sur la base des températures moyennes estivales, les simulations conduites par Météo France projettent "qu'après 2050 l'été 2003 se reproduirait en moyenne une fois sur deux", explique Serge Planton.

A la fin du siècle, "les températures moyennes que l'on trouve sont toutes supérieures à celles de l'été 2003", ajoute-t-il.

Pendant l'été 2003, la température moyenne a été de 22,5 degrés, soit 4,3 degrés de plus que la moyenne des années 1960-1990. Selon les calculs de dix modèles climatiques européens, d'ici la fin du siècle, la température devrait gagner en moyenne 4 à 7 degrés l'été en France, et dans certaines régions jusqu'à 9 à 10 degrés.

"C'est beaucoup plus que ce qu'on supporte actuellement", constate le chercheur. Ces derniers jours, le thermomètre a grimpé au delà de 35 degrés dans plusieurs villes françaises (Montélimar, Auxerre, Le Mans) mais les nuits sont restées fraîches, parce qu'on est au mois de juin. La fraîcheur de la nuit permet à l'organisme de récupérer, et permet de retrouver des écarts d'un jour à l'autre, tandis qu'en période de canicule, la chaleur s'accumule.

"En juillet-août, les mêmes conditions météo auraient des conséquences bien pires", conclut M. Planton.

Tous ces résultats résultent de calculs informatiques basés sur un scénario relativement pessimiste, le scénario "A2", le plus fréquemment utilisé en Europe.

Ce scénario prévoit un triplement des concentrations de CO2 dans l'atmosphère terrestre par rapport à l'ère pré-industrielle (1850), du fait des rejets polluants des activités humaines.

Il ne tient pas compte d'éventuels efforts pour combattre le changement climatique, ni même d'une meilleure prise en compte de l'environnement dans notre mode de vie (pollution, transports plus propres).

Mercredi 22 juin 2005

 

Les anti-nucléaires tirent la sonnette d'alarme

Les risques de sécheresse et d'une nouvelle canicule qui se profilent pour cet été pourraient entrainer pour les centrales nucléaires françaises une situation pire qu'en 2003, affirme le réseau Sortir du nucléaire.

"C'est le réchauffement climatique qui s'attaque au nucléaire, et non l'inverse comme le prétend la propagande orchestrée par EDF et les autorités françaises", martèle dans un dossier publié le 17 juin cette fédération qui revendique plus de 700 associations participantes.

Les dérogations accordées à EDF durant la canicule de l'été 2003 sur les rejets d'eau chaude de ses centrales dans les fleuves avaient provoqué une vive polémique avec les écologistes. Ces rejets, selon le ministère de l'Ecologie, n'avaient eu aucune incidence sanitaire ni d'impact immédiat sur les poissons.

Le réseau anti-nucléaire souligne que le débit des cours d'eau, indispensables au refroidissement des installations nucléaires, est plus faible cette année qu'il ne l'était au printemps 2003, tandis que Météo-France évoque un risque de nouvelle canicule.

Sortir du nucléaire demande ainsi l'arrêt de la centrale de Civaux, dans la Vienne, l'un des départements français les plus touchés par la sécheresse cette année. "Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux causent l'évaporation quotidienne de 147 millions de litres d'eau", souligne la fédération, alors que la Vienne "est une rivière au débit déja faible en temps normal".

Sortir du nucléaire attaque également EDF en justice devant le tribunal de grande instance de Blois, estimant que les rejets chimiques de la centrale de Saint-Laurent (Loir-et-Cher) sont "2 à 4 fois supérieurs aux limites légales".

D'une façon générale, les anti-nuclaires estiment qu'une nouvelle canicule conduirait, outre les dégâts environementaux, à un arrêt de nombreux réacteurs impossibles à refroidir, une importation massive d'électricité et un fonctionnement "à flux tendu" des réacteurs situés en bord de mer, venant pallier les éventuelles défaillances des installations situées en bordure de cours d'eau.

Les défenseurs du nucléaire insistent depuis plusieurs années sur le fait que cette énergie, contrairement aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), n'émet pas de gaz à effet de serre et ne contribue donc pas au réchauffement climatique.

De leur côté, les écologistes jugent l'énergie nucléaire dangereuse en raison des risques d'accident et des déchets radioactifs et défendent un essor des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse) et une meilleure maîtrise de la consommation d'énergie.

Mercredi 22 juin 2005
OGM

OGM : CAP 21 exige toute la transparence sur les études

CAP 21, par la voix de son porte-parole, Eric Delhaye, se félicite de la décision récente de la Cour supérieure administrative de justice de Münster (Allemagne) imposant à Monsanto de rendre public son rapport confidentiel sur les effets sanitaires du maïs OGM MON 863 sur la santé animale (étude sur les rats)........
 
 
 
 
Mardi 21 juin 2005

Dijon Le Bien Public ( parution du 21 juin 2005)


Semence de maïs cherche conservateur

 


Les représentants du collectif Action citoyenne OGM se sont assemblés pour remettre à qui voudrait bien se présenter les semences de maïs à préserver (photo BP-LD)


Tout était prêt : les trois bocaux de semences de maïs, les drapeaux et les bonnes volontés. Arrivés samedi à midi sur des vélos tout de crépon vert enrubannés, les représentants du collectif 21 Action citoyenne OGM (1) attendaient au jardin de l'Arquebuse l'édile annoncé. « Notre geste est symbolique : l'idée, c'est qu'il faut se dépêcher de porter dans les jardins botaniques ces populations anciennes qui existent dans la nature et qui ont résisté, afin d'assurer leur conservation : aujourd'hui qu'on met des OGM partout, elles risquent de disparaître », expliquait Jérôme Gaujard, de la Confédération paysanne. « Nous avons choisi le jardin de l'Arquebuse pour la biodiversité qu'il représente. Le conservateur du muséum ayant donné son accord, et le jardin appartenant à la Ville de Dijon, il avait été décidé qu'un élu recevrait officiellement ces semences de souche locale ». On croyait bien qu'il n'arriverait jamais. Jean-Patrick Masson, adjoint (Verts) au maire, a finalement fait son apparition, pour prêter sa main au geste collectif, qui a bien manqué d'être remis à plus tard.
J. B

(1) Collectif regroupant le Groupement des agriculteurs biologiques, Greenpeace, la
Confédération Paysanne, Quetigny Environnement, avec le soutien des Verts, du Mouvement des écologistes indépendants et de CAP21.

Mardi 21 juin 2005
Appel pour un avenir sans incinérateurs



Corinne LEPAGE
ancien Ministre, présidente de CAP 21, Dany DIETMANN, Professeur de Sciences de la Vie de la Terre, Maire de Manspach 68, Dominique BELPOMME , Cancérologue, Président de l’ARTAC, Jean-Marie PELT, Professeur, Président de l’Institut Européen d’Ecologie, Michèle RIVASI, ancienne Députée, cofondatrice d’Ovale, Maurice SARAZIN, ingénieur en ensembles industriels, Gilles-Eric SERALINI, Professeur de biologie moléculaire, Président du Comité Scientifique du Crii-gen, François VEILLERETTE, Président du MDRGF, Jean REYNAUD, Docteur en géographie/rudologie lancent une pétition nationale « APPEL POUR UN AVENIR SANS INCINERATEURS » en demandant à l’Etat de changer radicalement de stratégie en matière de gestion des déchets.
 
Jeudi 9 juin 2005

CORINNE LEPAGE à DIJON

 

Corinne Lepage et Gérard Drexler

 

Comme annoncé dans les  médias, Corinne LEPAGE est venue à Dijon le 8 juin dernier  pour une conférence sur le thème :

 

« L’ENVIRONNEMENT : UN NOUVEAU MOTEUR DU DEVELOPPEMENT ».

 

Un peu plus de 100 personnes se trouvaient rassemblées dans une salle de l’hôtel s une salle de l'Mercure Clémenceau à cette occasion.

 

Corinne LEPAGE  a rappelé que nous sommes devant un grave problème de ressources, que nous gâchons actuellement au détriment des générations qui nous suivent et que l’organisation proposée et mise en place par les pouvoirs publics est incapable d’y répondre.

 

Or,  on ne peut  continuer à  remettre en cause  la biodiversité alors qu’il est possible de la préserver tout en donnant à chacun la possibilité d’entreprendre, de créer les emplois dans le cadre d’une économie sociale de marché.

 

Trois domaines ont plus spécialement été abordés :

 

·         L’énergie : on consomme de plus en plus de ressources avec des réserves de moins en moins importantes. Si rien ne se fait, il y aura, à terme, un grave problème.

 

    Si l’on ne fait rien aujourd’hui  en respectant la liberté de chacun, cela conduira demain à  des gouvernements qui devront  « imposer » en restreignant  cette liberté. Nous aurons la grave responsabilité d’une évolution vers des systèmes autoritaires  qui n’auront aucune raison de s’en arrêter au domaine de l’énergie.

    Et ce n’est pas le nucléaire qui règlera le problème car, outre ses inconvénients intrinsèques, il faut  savoir que les ressources ne sont pas non plus infinies. La Communauté européenne n’est  indépendante que pour 4% de ses ressources  en uranium.. et de plus qui veut des usines de retraitement chez lui (sauf à ne pas habiter à côté) ?

    Il existe un domaine  de développement possible qui (de plus) créé des emplois : les Energies Renouvelables.. L’Allemagne  a créé 50 000 emplois dans le renouvelable ; la France avec son nucléaire refuse cette voie même si elle affiche le contraire. 

 

    L’Adème n’a pas les moyens d’appliquer la politique annoncée.

  

    Or la France comme les autres pays de la CEE devra faire 21% d’Energie Nouvelle en 2010. Hors Hydraulique nous en sommes à moins de 1% aujourd’hui.

   Où est le développement raisonné de l’éolien, du photovoltaïque, du solaire thermique, de la géothermie ?

    Certes on peut montrer des réalisations mais elles servent plus d’alibi qu’à développer de véritables filières. Le photovoltaïque s’est développé de +52% en Europe en 2003 ; la France stagne pendant ce même temps.

 

·        Les Matériaux : il faut développer l’éco architecture. Cela revient à construire autrement pour éviter toute dépense d’énergie inutile. On peut remplacer, dans nombre de sites, la climatisation (qui est un fléau pour le changement climatique) par une éco conception qui donnera un meilleur résultat, pourquoi ne pas le faire.

 

    - On peut faire de la géothermie individuelle ou collective.

   - On peut utiliser de meilleurs matériaux qui ont une moindre empreinte écologique...et ce n’est pas la HQE qui sera suffisante. Elle est insuffisante  en nombre et en potentiel de changement indispensable.

 

   Il faut également évoquer le problème des déchets et son corollaire, les usines d’incinération qui  sont scandaleusement encore en service malgré tous leurs inconvénients pour la santé humaine et l’environnement.

   Nous pouvons faire différemment pour peu que les pouvoirs publics veuillent nous le permettre…mais les expériences comme celles  d’une petite commune d’Alsace sont contrecarrées. .. incapacité à changer ? lobbys ?  dans le domaine des déchets il y a une opportunité de croissance des emplois ; en faisant différemment, sans que cela nous coûte globalement un sou de plus… et ce n’est là qu’un exemple.

 

·        L’agriculture : il faut arrêter de nous faire croire que l’agriculture raisonnée   est la solution. Rappelons nous de tous les produits nocifs qui ont été  mis dans les sols… et cela continue.. ;.

 

    On  détruit le sol de  « façon raisonnée »  alors que l’on ne permet pas à l’agriculture bio de se développer.

 

    Comme pour l’amiante, qui est un véritable scandale, on  a fourni aux agriculteurs des produits pour lesquels on s’aperçoit aujourd’hui, qu’il y avait un risque pour leur santé…

    En terme de santé, on s’est engagé dans une voie qui va poser problème également en terme de développement économique ; alors que ce secteur de l’économie était  viable, on en a fait un secteur acculé a vivre  de subventions.

    Il faut d’ailleurs noter que globalement  80% de ces subventions vont à 20% des agriculteurs. On comprend, dès lors, le ras le bol de tous les autres qui ont juste le droit de  survivre.

 

Ce rapide survol des problématiques peut nous amener à une vision pessimiste de l’avenir. C’est vrai SI RIEN NE  CHANGE. Mais pourquoi faudrait-il que nous ne soyons pas capable  de nous organiser autrement, à condition que  nos  gouvernants changent  de politique. Ni a droite, ni a gauche car  l’environnement ne choisit pas selon ces critères. Mais il nous faut  des hommes  responsables qui ont le courage de nous engager vers d’autres voies. Cela est possible.

 

Corinne Lepage Présidente de CAP21, soutien la création d'une association « pour une économie responsable ». C’est une première en France à un double titre Elle regroupe des éco entreprises. Elle est née naturellement d’entreprises prenant conscience que le système économique actuel  est incapable de résoudre les problèmes tant environnementaux que  sociaux qu’il engendre, et pire qu’il contribue à l’aggravation des dysfonctionnements.

 

Même le développement durable, en raison de la pratique qui en est faire aujourd’hui, ne peut inverser cette tendance.

Un site a été créé : www.ecoresp.fr.

 

C’est possible car des associations, des groupes  des collectivités ont envie d’autre chose et tentent des mises en oeuvre de solutions. Il n’est jamais trop tard pour aller dans la bonne voie qui sera à la fois porteuse pour le respect de l’environnement,   le développement social et le développement  économique.

 

A la suite de cette intervention Corinne LEPAGE a répondu à ce très nombreuses questions posées par la salle où nous avons pu remarquer  plusieurs élus et responsables associatifs.

 

Puis Corinne LEPAGE a dédicacé son dernier livre « Santé et Environnement : l’Abécédaire » paru aux éditions  Jacques-Marie LAFFONT

Mercredi 8 juin 2005
News de l'Environnement

Climat - Publiée le : 07/06/2005  
De nouvelles simulations climatiques plus évoluées confirment la tendance au réchauffement

Lire l'article sur : http://www.actu-environnement.com/ae/news/1148.php4

 

Jeudi 2 juin 2005

 

Dans le cadre de la campagne nationale d'information et de communication " Printemps BIO ", plus de 1000 actions de sensibilisation et d'information sur l'agriculture biologique se dérouleront du 2 au 12 juin 2005 dans toute la France. Ces actions sont mises en place par l'Agence BIO et ses relais régionaux. Mais aussi grâce à l'implication de tous les acteurs sur le terrain, à savoir: les animateurs, agriculteurs, transformateurs de la bio qui ont à

coeur de venir à la rencontre du grand public pour expliquer les spécificités de cette agriculture et ce mode de transformation biologiques...

 

Pour en savoir plus : http://www.printempsbio.com

http://www.agence-bio.org/pageEdito.asp

 

Mardi 31 mai 2005

COMMUNIQUE DE PRESSE                                Date : 29 mai 2005

Référendum : un séisme politique pour la France        

La victoire du non est un véritable séisme politique.

Le peuple français s'est exprimé et son choix est avant tout une gifle pour les partis politiques traditionnels qui ont porté un oui défensif et trop institutionnel et une forte sanction pour le Président de la République et son gouvernement qui ont cru qu'une consultation électorale pouvait être gagnée malgré une impopularité massive. CAP 21 qui avait émis l'idée que le Président accepte d'annoncer qu'il ne se représenterait pas en 2007 pour déconnecter son sort personnel de la campagne regrette de n'avoir pas été entendu.

 

Plus que l'Europe et nos amis pays membres que nous retardons dans la construction européenne, c'est la France qui risque de payer très cher ce choix.

Avec cet échec, le ressort du couple franco-allemand est brisé, le modèle de l'économie sociale de marché est en berne. Les rapports géopolitiques pourraient être bouleversés au profit d'un axe beaucoup plus libéral et conservateur porté par l'Angleterre et les Pays de l'Est. Ce soir le compromis bancal de Nice a triomphé au détriment de la France.

Après 50 d'efforts où les peuples ont partagé leur destin et fondé leurs rapports sur le droit et donc la paix,

Après 50 d'efforts où l'Europe s'est construite autour d' une économie sociale de marché qui concilie liberté-solidarité et égalité, sans nul doute le meilleur modèle en comparaison aux économies soit centralisées soit ultra-libérales proposées dans les autres régions du Monde,

Au moment même où l'Europe entrait enfin dans une voie d'approfondissement politique,

le rejet du projet de Traité Constitutionnel Européen est un véritable gachis.

Les conséquences doivent être tirées de cet échec.

La crise de confiance est grande entre les Français et la classe politique, l'incertitude économique et le malaise social sont profonds : augmentation du nombre de bénéficiaires du RMI, chômage à plus de 10 %, stagnation voire baisse du pouvoir d'achat, croissance faible, mesures impopulaires, se sont conjugués pour faire le lit du NON. Le sentiment de ne pas être entendu a précipité le référendum vers l'expression de ce malaise.

La démocratie française est en souffrance. Le débat a été ainsi confisqué par quelques formations et des hommes politiques qui n'ont pas toujours brillé par leurs convictions européennes, justifiant souvent des difficultés de la société française par les rigidités du pacte de stabilité et la contrainte des directives de l'Union. CAP 21 n'a pas eu une minute d'antenne malgré un score de 3,6 % lors du scrutin des élections européennes en Ile de France et n'a donc pas pu porter l'aspiration de ses électeurs. La société civile, les associations, les syndicats n'ont pas trouvé l'écho qu'ils auraient mérité dans cette campagne et défendre une position qui n'aurait pas été soupçonnée d'être partisane.

CAP 21 et Corinne LEPAGE proposent de réagir dans trois directions

 - agir pour valoriser les politiques européennes, faire connaître à nos concitoyens les institutions et communiquer sur la réalité des conséquences du choix français afin que puissent être vérifiés les arguments qui auront été utilisés par tous ceux qui ont convaincu les Français de leur choix

 - oeuvrer à la réunion des forces du centre, de la gauche modérée et de l'écologiste pour créer un pôle démocrate, européen et écologiste, à l'écoute de la société civile et ouverte à toutes les forces de changement

 - mettre en chantier , de manière transpartisane , une grande réflexion sur la refonte de nos institutions pour ériger une VIème République, reposant sur un Parlement puissant et élu à la proportionnelle,  un pouvoir judiciaire indépendant et la reconnaissance d'une démocratie participative

Vendredi 27 mai 2005


Contamination au Bt10 :

une cargaison de gluten de maïs arraisonnée en Irlande

La Commission européenne a annoncé qu'un lot de 2 600 tonnes de gluten de maïs génétiquement modifié importé des États Unis par bateau a été consigné le 24 mai dans un port irlandais parce qu'il contient du maïs Bt 10 non autorisé dans l'UE. La cargaison a été saisie par les autorités irlandaises qui ont été averties de la contamination par le laboratoire GeneScan, chargé de contrôler depuis plusieurs semaines les exportations vers l'Europe. Le 18 avril, l'UE a exigé que les exportations américaines de gluten de maïs et de drèches de brasserie soient accompagnées d'un certificat attestant qu'elles ne contiennent pas de Bt10, un OGM résistant aux antibiotiques. Depuis l'entrée en vigueur du système de certification, les laboratoires américains ont procédé à 290 tests sur des lots de gluten de maïs et de drèches de brasserie, dont un seul s'est avéré positif, selon Bruxelles.

On peut  penser que l'UE est vigilante. Certes, mais combien de tonnes ont passé entre les mailles du filet. Il faut dénoncer ces pratiques qui mettent en péril la santé humaine au nom du profit. Il faut être favorable  au développement des entreprises qui apportent un mieux être social et une croissance dont tout le monde a besoin à commencer par les plus pauvres mais il faut résolument dénoncer celles qui tirent profit d'activités totalement contraire à une santé durable ou éthiquement contraire à notre planète.
 
Gérard Drexler

 

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