Christophe Monot, membre de la commission Aménagement des territoires et agriculture, en était l'un des rapporteurs.
Le Bien public - Les Dépêches : Comment la commission en charge de cette question a-t-elle procédé ?
Christophe Monot : « Nous avons d'abord défini les caractéristiques de la Bourgogne agricole. C'est une zone intermédiaire, c'est-à-dire qu'elle a des handicaps naturels, qui reposent sur des sols à potentiel limité, un climat rude, un relief contrasté... Malgré ces difficultés, ce territoire est adapté et même propice à des productions distinguées par des appellations de qualité. En chiffres, l'agriculture bourguignonne peut paraître puissante. Elle est la 3e région en colza, la 4e en céréales. Elle est dans le peloton de tête en ce qui concerne l'élevage allaitant. Pourtant, en y regardant de plus près, nous constatons qu'elle est fragile. Exemple avec la Fièvre catarrhale ovine. Quand nous avons qu'un seul modèle de développement avec un seul client - l'Italie - le moindre petit risque sanitaire, et c'est toute une filière qui est en difficulté. »
BP-LD : Qu'est-ce que l'agriculture durable ?
C. M. : « Le concept de développement durable, issu du rapport Brundtland présenté en 1992 à la conférence de Rio, vise à répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Trois piliers, d'une même importance, sont à prendre en considération : il faut que cela soit durable économiquement, socialement et d'un point de vue environnemental. Attention à ne pas s'arrêter qu'au dernier point ! Un exemple ? On s'aperçoit qu'aujourd'hui une grande partie des produits bio consommés en France est importée en avion ou en camion. En terme de bilan carbone, ce n'est pas l'idéal ! »
BP-LD : Quelles ont été les principales propositions du CESR auprès du conseil régional ?
C. M. : « La première est de renouer les liens entre la société et l'agriculture. Un énorme fossé s'est creusé entre les deux. Il faut également aider les agriculteurs de certaines filières courtes. Exemple avec le bio. Certains ont été subventionnés, mais au final ils n'ont pas eu de débouché, de marché organisé, et se sont retrouvés en difficultés. Le conseil régional doit également poursuivre sa politique en matière d'installation de jeunes agriculteurs et intervenir sur la formation des agriculteurs tout au long de la vie. Il faut aussi développer la recherche dans le domaine de l'agriculture durable. Enfin, le CESR propose à la région de réfléchir à l'avenir des territoires bourguignons pour pouvoir réagir rapidement en cas de profond changement de la Politique agricole commune. L'enjeu de l'agriculture de demain sera à la fois de produire plus tout en produisant mieux avec le minimum d'impacts négatifs sur l'environnement. »
Propos recueillis par C. B.
FRANCE INFO - 9 janvier 2008
Le MON 810, le seul maïs transgénique cultivé en France, a un "impact négatif sur la faune et la flore", selon le rapport remis aujourd’hui par la commission. Ce qui devrait pousser le
gouvernement à activer la clause de sauvergarde qui interdira provisoirement la culture du Mon 810.
Lors de sa conférence de presse hier, Nicolas Sarkozy avait promis de recourir à la clause de sauvegarde pour suspendre la culture du Mon 810 en France, "en cas de doute sérieux".
Et c’est par ce terme, très exactement, que le président de la Haute Autorité provisoire sur les OGM, a présenté ses conclusions à Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie : Jean-François Le Grand parle de "doute sérieux" sur l’usage de ce maïs transgénique, le seul cultivé à des fins commerciales en France.
Dans son rapport, la Haute Autorité fait ainsi état de risques scientifiques nouveaux, comme "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de km —alors que les précédentes études portaient sur plusieurs dizaines et centaines de mètres—".
Le rapport fait également état de l’impact négatif du Mon 810 de la firme Monsanto sur la faune et la flore, notamment le lombric et les micro organismes.
Une clause utilisée par six pays européens
Le gouvernement s’est donné 24 à 48 heures pour faire connaître sa décision sur l’activation ou non de la clause de sauvegarde. Cette clause permet à un pays européen d’interdire un organisme génétiquement modifié autorisé par l’Union européenne, à condition de le justifier par des éléments scientifiques nouveaux. Elle est actuellement utilisée par six pays.
Et la France devrait sans doute suivre cet exemple : le gouvernement avait déjà annoncé mardi le report de la loi sur les OGM que le Sénat devait examiner la semaine prochaine. Le texte sera finalement présenté aux sénateurs le 5 février. Et ce pour "se donner le temps d’un débat serein sur le sujet" selon le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez.
Cela avait été salué comme un "premier pas" par José Bové et la quinzaine de militants anti-OGM qui observent une grève de la faim depuis le 3 janvier dernier. Ils réclament tous l’interdiction de la culture du Mon 810 en France.
LE MONDE 08.01.08
Less études toxicologiques sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) seront-elles ouvertes aux experts indépendants ? Le dossier de sécurité du réacteur nucléaire EPR sera-t-il transparent ? Les dangers des relais téléphoniques et des bornes Wi-Fi seront-ils discutés sans contraintes ?
Si les propositions du groupe dirigé par Corinne Lepage sont adoptées, la réponse à ces questions pourrait être positive. Dans le cadre du "Grenelle", l'ancienne ministre de l'environnement s'est vu confier, en novembre 2007, par Jean-Louis Borloo, le ministre de l'écologie, une mission de réflexion sur la gouvernance de ce domaine.
Lundi 7 janvier, Mme Lepage a diffusé son rapport d'étape, pour nourrir discussions et auditions qui conduiront au rapport final fin février. Celui-ci devrait alimenter le projet de loi-cadre sur l'environnement qui, selon la lettre de mission de M. Borloo, "sera soumis au Parlement au cours du premier trimestre 2008". Les propositions du rapport modifieraient profondément le régime de l'information et de la responsabilité environnementales, si elles étaient mises en oeuvre.
>
Il faudrait aussi, en s'inspirant des réglementations britannique et américaine, limiter le champ du secret industriel. Celui-ci "ne pourrait être invoqué pour dissimuler des conséquences négatives, pour la santé ou l'environnement, connues de l'entreprise". L'exemple des OGM, où des études toxicologiques ont été retenues au nom du "secret industriel", inspire particulièrement cette proposition.
"LANCEURS D'ALERTE"
Mme Lepage veut aussi renforcer l'indépendance des journalistes à l'égard des contraintes économiques en proposant "que l'organisation capitalistique des médias, qu'ils soient audiovisuels, écrits ou informatiques, puisse être régulièrement rappelée au public". En effet, "des considérations économiques peuvent entrer en ligne de compte dans le choix des sujets de société, dans la manière dont ils sont présentés, sans que le public non averti le sache".
Le droit de la responsabilité environnementale est aussi exploré. Mme Lepage juge nécessaire de "formuler un principe général de responsabilité des sociétés mères du fait de leurs filiales". Il s'agit de faire en sorte que des entreprises puissent être poursuivies pour les atteintes à l'environnement commises par leurs filiales dans des pays du Sud, où le droit des citoyens est moins bien défendu qu'en Europe.
Hervé Kempf
La mission propose aussi de créer un statut des "lanceurs d'alerte", afin de protéger ces scientifiques ou employés d'entreprise qui avertissent le public des dangers éventuels d'une activité particulière. En ce qui concerne l'information du consommateur, le rapport suggère d'élargir la mention de la consommation d'énergie à un grand nombre de produits et d'encadrer plus strictement la publicité.Cela pourrait se faire en modifiant quelques dispositions du code de l'environnement, en redonnant à l'Institut français de l'environnement (IFEN) une autonomie d'action pour la collecte et la mise à disposition des données et en renforçant la commission d'accès aux documents administratifs (CADA).Mme Lepage s'est appuyée sur l'engagement de Nicolas Sarkozy dans son discours du 25 octobre 2007 : "Nous allons donc créer un droit à la transparence totale des informations environnementales et de l'expertise, avait affirmé le président de la République. Toutes les données, sans exception, seront désormais communicables, y compris sur le nucléaire et les OGM. Les seules limites seront le secret de la vie privée - beaucoup à faire dans ce domaine -, la sécurité nationale et les secrets industriels." La mission propose donc "une mise à disposition active des informations", telle que l'on passe "d'un droit à la communication pour les particuliers à une obligation d'information des autorités publiques".Le documentaire de l'acteur Leonardo Di Caprio sur l'état de la planète, « la 11e heure », sera projeté mardi prochain à l'Assemblée nationale, devant un public de personnalités, d'élus et de jeunes.
Le film, déjà présenté au Festival de Cannes, sera projeté à 19 heures en présence du président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer et de Nicolas Hulot, dont la Fondation est partenaire de cette manifestation.
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, devrait également assister à cette projection. « La 11e heure » est un documentaire alarmiste sur l'état de la planète dont Di Caprio est co-producteur, co-scénariste et narrateur.
Le film fait défiler des dizaines de spécialistes qui détaillent les problèmes d'environnement du globe et leurs causes, avant d'avancer quelques solutions.
Di Caprio, 33 ans, ponctue leurs interventions, appelant chacun à l'action : « 2008 sera un temps fort de la réflexion mondiale sur l'environnement, et ce sera aussi l'année où le Parlement traduira dans la loi le Grenelle de l'environnement », a-t-on souligné à l'Assemblée.
samedi 5 janvier 2008 "le Bien Public"
|
Il existe de nombreuses intentions de projets (délibérations communales, contacts avec les propriétaires, pré-études…) mais dont la liste exhaustive n’est pas établie avec précision, et ne peut donc pas être communiquée. Des réunions publiques d’information sur certains projets éoliens ont eu lieu dans les secteurs suivants : - Saint-Seine-l’Abbaye - Sombernonais - Hautes Côtes - Auxois Sud - Châtillonnais - Canton de Venarey-les-Laumes - Montbardois Les projets dont la (ou les) demande(s) de permis de construire a (ont) été déposée(s) sont les suivants : - EREDIS (Frôlois) - RDE (Massingy-les-Vitteaux) - RDE (Marcellois) - Les Vents Picards (Aubigny-la-Ronce) - Sté Eoliennes de l'Ormeau (Quincy-le-Vicomte) - Energie Quincy (Quincy-le-Vicomte) Les enquêtes publiques, en cours ou à venir, portant sur les demandes de permis de construire actuellement en instruction sont les suivantes : - du 3 décembre 2007 au 9 janvier 2008 : enquête publique portant sur la demande de permis de construire de 6 éoliennes, un poste de livraison et un local technique sur le territoire de la commune de Marcellois - du 3 décembre 2007 au 9 janvier 2008 : enquête publique portant sur la demande de permis de construire 6 éoliennes, un poste de livraison et un local technique sur le territoire de la commune de Massingy-les-Vitteaux.
Les projets ayant fait l'objet d'une délivrance de permis de construire (sous réserve du respect de certaines recommandations) sont les suivants
:
- Centrale Eolienne de l'Auxois Sud (3 éoliennes sur la commune de Beuray-Beauguay et 3 éoliennes sur la commune d'Arconcey) = décisions préfectorales datées du 17 août 2006 - Compagnie du Vent (10 éoliennes sur la commune d'Etalante, 5 éoliennes sur Poiseul-la-Grange et 8 éoliennes sur Echalot) = décisions préfectorales datées du 4 septembre 2006 - Eole Res ("Pays de St-Seine" - 6 éoliennes sur la commune de Bligny-le-Sec, 5 éoliennes sur Villotte-Saint-Seine, 8 sur Turcey, 6 sur Saint-Martin-du-Mont) = décisions préfectorales datées du 5 décembre 2006 - Eole Res ("Portes de Côte d'Or" -4 éoliennes sur la commune d'Aubaine, 8 sur Bessey-en-Chaume, 1 sur Montceau-Echarnant, 5 sur Cussy-la Colonne, 3 sur Ivry-en-Montagne, et 6 sur Santosse) = décisions préfectorales datées du 31 janvier 2007. - Centrale Eolienne de la Montagne ("la Montagne - Vielmoulin, Saint-Anthot, Grosbois-en-Montagne) : décisions préfectorales datées du 27 février 2007 Les projets ayant fait l'objet d'un refus de permis de construire sont les suivants : - Compagnie du Vent (6 éoliennes étaient prévues sur Aubigny-les-Sombernon et 5 sur Echannay) - Eole Res ("Pays de St-Seine" - 6 éoliennes étaient prévues sur Vaux-Saules) - Eole Res ("Portes de Côte d'Or" -2 éoliennes étaient prévues sur la commune de Bouilland) |
LE DEBAT ROYAL-SARKOZY
"Une femme forte et pugnace"
Selon vous, qui sort vainqueur du débat entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ?
- Ségolène Royal. Beaucoup affirmaient, avant cette confrontation, qu'elle serait laminée dans un débat de second tour face à Nicolas Sarkozy. Il n'en a rien été. Elle a pris le pas, presque physiquement, sur lui, qui se tassait dans son siège, qui n'osait pas affronter du regard son adversaire et cherchait de l'approbation auprès d'Arlette Chabot et Patrick Poivre d'Arvor. De nombreux Français ont découvert une femme forte et pugnace, qui a souvent bousculé Sarkozy pourtant redoutable débatteur.
Une telle stratégie de la part de Royal n'est-elle pas risquée à trois jours du scrutin ?
- Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal étaient tous deux dans la logique de leur position. Crédité de sondages favorables, le candidat UMP n'a pas voulu prendre de risque. Il a cherché à montrer qu'il n'était pas un agité et qu'il savait garder ses nerfs. Mais il en a presque trop fait. De son côté, Ségolène Royal devait convaincre les indécis, notamment les électeurs de François Bayrou, et plus largement ceux qui doutaient de sa stature présidentielle. Elle a pris le risque de l'affrontement. Certains reprocheront à Ségolène Royal de l'imprécision concernant le financement de ses réformes économiques. Mais l'essentiel est ailleurs: elle a su opposer un socialisme moderne, à l'européenne, au libéralisme à la française de Sarkozy.
Le candidat UMP caracole en tête des sondages pour les prévisions du deuxième tour. Quel impact peut avoir cette confrontation ? Des rebondissements se sont-ils déjà produits précédemment ?
- Jusqu'alors, tous les politologues assuraient que le débat de second tour n'avait pas grande influence. Qu'au mieux il déplaçait 100.000 à 200.000 voix. Mais cette année, l'élection a quelque chose d'atypique: aucun des deux prétendants à l'Elysée n'est sortant ou ancien Premier ministre. De plus, on compte de nombreux indécis, notamment parmi les électeurs de François Bayrou. La position et le score du candidat UDF est également un élément nouveau. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy, comme Ségolène Royal, sont souvent enfermés dans deux images fortes. Lui fait peur. Elle inquiétait, notamment certains sympathisants de gauche, par sa présumée incompétence. Dans ce contexte, le débat peut avoir changé la donne.
Nouvel Obs. Propos recueillis par Chloé Dussapt
François Bayrou déclare qu'il ne votera pas pour Nicolas Sarkozy

Le président de l'UDF François Bayrou déclare qu'il "ne votera pas pour" Nicolas Sarkozy, sans pour autant dire ce qu'il fera le 6 mai, dans le journal Le Monde daté de vendredi.
Interrogé après le débat qui a opposé mercredi soir Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, M. Bayrou a assuré qu'il ne ferait "probablement pas" de déclaration avant le second tour, ajoutant toutefois: "je ne voterai pas pour Sarkozy".
Le leader centriste, qui avait obtenu 18,57% des voix au premier tour de la présidentielle et dont les 6,8 millions d'électeurs sont très courtisés par les candidats UMP et PS, avait déjà laissé entendre, lors de sa conférence de presse du 25 avril, qu'il ne voterait pas pour M. Sarkozy.
"Je ne sais pas ce que je ferai, mais je commence à savoir ce que je ne ferai pas" à titre personnel au second tour, avait-il déclaré, après avoir annoncé qu'il ne donnerait pas de consigne de vote.
Interrogé après le débat par le Monde, M. Bayrou a reconnu "en triple off" que Mme Royal "s'en est plutôt bien sortie", ajoute le journal.
afp
Communiqué de presse du 3 mai 2007
Suites du débat N. Sarkozy – S. Royal
Le nucléaire ne couvre que 17% de l'énergie consommée en France
Suite aux chiffres erronés annoncés lors de leur débat par M Sarkozy et Mme Royal, le Réseau "Sortir du nucléaire" tient à rappeler quelques données fondamentales :
Le nucléaire représente 78% de l'ELECTRICITE produite en France, mais il ne couvre finalement que 17% de l'ENERGIE consommée dans l'hexagone. Le nucléaire représente d'ailleurs à peine 2% de l'énergie consommée sur la planète, ce qui en fait une énergie marginale (bien que le risque nucléaire soit, lui, maximal).
Le chiffre de 50% avancé par M. Sarkozy ne correspond tout simplement à rien. Il s'est d'ailleurs aussi lourdement trompé en confondant les générations de réacteurs.(*)
Le chiffre de 17% avancé par Mme Royal correspond à la part du nucléaire dans l'énergie consommée en France et non dans la production d'électricité.
Le trio pétrole/gaz/charbon couvre environ de 70% de l'énergie consommée en France (pétrole 45%, gaz 21%, charbon 4%).
Contrairement à ce qui est souvent dit, le nucléaire ne représente finalement qu'une petite part de l'énergie consommée en France car il ne peut répondre qu'à des besoins précis et limités.
C'est pour cela que la facture énergétique française (sans même compter la facture nucléaire) a doublé en 3 ans : le nucléaire ne protège pas la France de l'envolée du prix de l'énergie... mais il fait par contre courir un véritable risque à l'ensemble du pays (en cas d'accident nucléaire)
De plus, la facture nucléaire s'annonce elle aussi très lourde (démantèlement des installations, gestion des déchets) : plusieurs centaines de milliards d'euros.
En résumé, le nucléaire est une énergie trop marginale pour pouvoir protéger la France de la montée du prix de l'énergie, et le nucléaire s'avère finalement une très mauvaise affaire financière pour la France.
(*) N. Sarkozy a également confondu la 3ème et la 4ème génération de réacteurs nucléaires.
Cette incompétence est d’autant plus surprenante que c'est M. Sarkozy, lorsqu'il était ministre de l'économie en 2005, qui a lancé le projet EPR, dit de 3ème génération, que M Sarkozy croit être de 4ème génération.
Des écologistes interpellent Sarkozy, Royal devant l'Elysée
Des écologistes ont interpellé les deux candidats à l'élection présidentielle sur les urgences de la planète, devant l'Elysée où se tenait l'avant-dernier conseil des ministres de Jacques Chirac.
Trois d'entre eux ont conduit devant l'édifice une camionnette sur laquelle était posée une maisonnette en carton, de couleur jaune paille décorée de volets blancs.
L'objectif était de déclencher des fumigènes à partir de cette maisonnette. Les militants écologistes ont été aussitôt interpellés et leur camionnette de location a été confisquée.
A quatre jours du second tour du scrutin présidentiel, l'Alliance pour la planète, à l'origine de cette action, entendait "illustrer les urgences de la planète" et rappeler aux deux candidats encore en lice leurs promesses.
L'Alliance rassemble une cinquantaine d'associations écologistes dont Greenpeace, la Fondation Hulot et WWF.
"Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", a lancé devant l'Elysée Pascal Husting, directeur général de Greenpeace, reprenant une phrase de Jacques Chirac, prononcée en 2002 au Sommet mondial sur le Développement durable à Johannesbourg.
"Assez de paroles, des actions!", a-t-il ajouté devant la presse, en compagnie de porte-parole d'associations, dont les Amis de la Terre, WWF et le Réseau action climat (Rac).
Se défendant de toute opération politique, les porte-parole ont relevé que le candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, n'avait recueilli que 8,5 sur 20 dans leur système de notations destiné à évaluer l'engagement des candidats à l'Elysée en faveur de l'écologie. Sa rivale socialiste Ségolène Royal a obtenu une note de 16 sur 20.
Les écologistes ont réclamé au futur hôte de l'Elysée l'instauration de moratoires sur l'EPR - le réacteur nucléaire de troisième génération -, les OGM, les autoroutes et les incinérateurs dans les 100 premiers jours de son mandat.
PARIS (Reuters)


