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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 13:21

 

conférence cantines bio 005C'est dans un amphi de Agrosup Dijon avec une centaine de participants, que Cap21, Chouette c'est bio, Agrologic en partenariat avec un collectif d'associations recevaient la visite de Élisabeth BELAUBRE, adjointe au maire de Toulouse et Sylvestre NIVET .directeur de la restauration de Poitiers. Ces deux personnes ont été invitées pour nous faire part de leurs expériences dans la mise en place de produits de l'agriculture biologique au menu des restaurants collectifs de leurs ville respectives.

Quelques généralités avant d'aborder chacun des deux cas présentés. Tout d'abord, les choses sont bien plus simples si la restauration a quitté le statut de délégation pour celui de régie municipale. Ensuite les équipements existants sont primordiaux et la quantité de repas préparés par jour a une incidence sur le mode de fonctionnement. Il vaut mieux raisonner en liaison chaude. Le nec plus ultra serait bien évidemment de revenir à des cuisines autonomes. Enfin, c'est une action à mener conjointement avec tous les acteurs de la filière y compris la présence d'une ou d'un nutritionniste. Il ne faut pas se focaliser sur du tout biologique. Il faut faire entrer les produits bio progressivement en fonction des moyens économiques et des filières présentes sur le territoire. La meilleure solution est le produit bio et local et non bio ou local. A noter aussi que les organismes professionnels (hormis les GAB et GRAB) ont peu participé à ces deux démarches.

 

Prenons le cas de Toulouse, ville de 440000 habitants avec 205 collèges et 25000 repas servis par jour. La démarche a pris corps en 2008 grâce notamment à l'action d'une élue adjointe à la santé et à l'environnement qui a demandé au maire la délégation de la restauration. La ville de Toulouse possède une cuisine centrale déjà ancienne, mais cela n'a pas enpèché le projet de se réaliser. En 4 ans l'approvisionnement bio est passé de 0 à 30 %. C'est au-delà des préconisations du Grenelle de l’environnement qui prévoyait 20 % en 2012. Coté coût des repas, l'achat revient à 1,62€, la préparation à 2,87€ et le repas servi à 9,36 €. A noter la différence de coût importante entre le repas cuisiné et servi. Cela vient tout simplement de toute la logistique à mettre en place depuis la cuisine jusque vers les restaurants scolaires. Pour le prix d'encaissement, la municipalité de Toulouse utilise un prix progressif en fonction des ressources des ménages. Cela part de la gratuité pour des revenus inférieurs à 950 € jusqu'à 3,75€ pour la tranche la plus élevée. Seul ombre au tableau du projet c'est l'intégration de légumes frais bio. En effet, la cuisine centrale ne possède pas de légumerie. La DDPP leur a donc bien signifié qu'il était légalement impossible de faire entrer des produits bio frais dans la cuisine. La mairie de Toulouse mène donc un projet de légumerie. Une étude a déjà été faite par un groupe d'étudiants en master 2 , confirmée par un bureau d'étude. Au pire, le choix d'une légumerie augmenterait la charge financière de 450 000 € au regard des 11 millions d'euros de fonctionnement actuel. Le jeu en vaut la chandelle.

 

 

 

Passons au cas de Poitiers. La ville est comparable à notre agglomération de Dijon. Le projet a débuté en 2002. La restauration collective de la ville prend aussi en charge des foyers de personnes agées et des repas livrés à domicile. Il y a deux cuisines centrales sur Poitiers. Celles ci approvisionnent 31 restaurants scolaires, 4 foyers de personnes âgées et 10 écoles de petite enfance. En tout, ils préparent 6000 repas par jour en liaison chaude soit presque 1 million de repas par an. Coté chiffres, le repas servi revient à 9 € avec 1,5 € pour les approvisionnements et 1,5€ pour l'encadrement dans les restaurants. Le bio a augmenta les approvisionnements de 0,2€. Les repas sont facturés en moyenne 2,1€ aux familles. La municipalité a aussi mis en place un barème en fonction des ressources des foyers. Sinon, pour agrémenter et assembler les produits bio, la commune a passé un partenariat avec le lycée hôtelier de Poitiers. Ils mènent aussi des animations pédagogiques et utilisent un logiciel qui leurs permet de surveiller l’attrait des plats bio comparés au non bio. Pour l'instant ils ne constatent pas de différences significatives de la part des convives. Ils déplorent quand même 17 % de rejet sur le volume de produits mis en œuvre.

En conclusion, il nous a été démontré que de passer au bio la restauration collective est juste une affaire de motivation. Les avantages sont nombreux et beaucoup d'a priori sont tombés. Ce n'est en effet pas plus cher. C'est économique en énergie surtout en liaison chaude. A noter que en liaison froide, il faut chauffer pour assembler les denrées, refroidir pour transporter et réchauffer pour servir.

La liaison chaude exige beaucoup moins d'emballages jetables qui coûtent très cher. Au niveau personnel, tout est à gagner. Des contrats à temps partiels passent à temps plein. L'économie locale s'en ressent puisque l'achat des matières premières en proximité injecte directement l'argent des contribuables dans le tissu des entreprises locales. Il est à noter la satisfaction des populations qui bénéficient d'une telle démarche. Je remercie vivement les organisateurs de cette conférence et les intervenants. Maintenant il ne reste plus qu'a appliquer dans nos propres restaurants et cuisines et surtout à communiquer et proposer une réflexion et une mise en œuvre à court terme auprès de nos élus.

 

  Article rédigé par G ,Vaudray . Nature et Progrès 21.

Photo 1: Jean Michot - Quétigny Environnement - Veille au Grain

Vidéo 1 et 2: Stéphane Dupas - Dijon Ecolo Président des AMIS DE LA TERRE 21

Partenaires de la conférence-débats:

Les Amis de la Terre de Côte d’Or, Nature et Progrès 21, Terre de Liens, Quetigny Environnement
Veille au Grain, Collectif Action Citoyenne Côte d'Or sans OGM ni Pesticides, BioBourgogne Association, Graine de Noé, Slow Food, Europe Ecologie Les Verts, Biocoop, Pôle Régional AlimenTerre, Connaissance de la Santé, La Vie Saine, Fournil Apy, FCPE Voltaire, La DREAL de Bourgogne, Agrosup

Avec le soutien du SEDARB.

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Published by CAP21 BOURGOGNE - dans cap21-bourgogne
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commentaires

Elisabeth Belaubre 14/02/2013 16:42


merci pour cet article très bien fait. Juste je relève une petite erreur (faute defrappe)


Le surcoût  pour le fonctionnement de la cuisine centrale avec une légumerie pour cuisiner avec deslégumes frais bio et locaux tous les jours est effectivement de 450000 euros mais sur 11
millions d'euros de fonctionnement actuel.


cordialement et encore merci.


Elisabeth Belaubre


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La revue de presse de CAP21

la revue de presse est gérée par Marie José Thouvenel  

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