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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 15:54
Benoit2L'explosion du centre est sans aucun doute l'un des principaux enseignements des récentes élections nationales (présidentielles et législatives). Tiraillés entre trois stratégies - l'alliance avec la droite, l'alliance avec la gauche, le refus de toute alliance - les centristes sont aujourd'hui plus que jamais divisés, déboussolés, et, reconnaissons-le, déconsidérés aux yeux de l'opinion ainsi que des deux principaux partis, le PS et l’UMP. 
Cette débandade, qui n'est pas uniquement électorale mais qui est avant tout identitaire, n'est finalement que la sanction normale de notre immaturité politique. Nous n'avons eu de cesse, depuis plus de 30 ans, de nous définir par rapport aux autres ; soit pour justifier le rapport féodal que la droite ou la gauche exerce sur nous, avec notre consentement le plus absolu, soit au contraire pour justifier une prétendue autonomie qui n'est, dans le système de la Ve République, qu'une chimère qui nous condamne à disparaître. Le centre n'existe pas aujourd'hui, parce que le centre refuse d'exister. Cette situation dramatique dans laquelle nous nous trouvons, nous en sommes les concepteurs et les uniques responsables.
Et plutôt que de tirer les enseignements qui s'imposent, au premier chef desquels se trouve l'impérieuse nécessité d'engager une introspection profonde de nos valeurs, de notre doctrine et de notre raison d'être politique, nous ressortons de cette période électorale avec, semble-t-il, la volonté de réengager ces mêmes logiques suicidaires.
Ainsi, Jean-Louis Borloo nous propose-t-il de recréer l'ancienne UDF (certes sous un nom différent) non pas à partir d'une redéfinition des valeurs du centrisme, mais à partir d'une stratégie électorale qui place a priori le centre dans une alliance inconditionnelle avec la droite, ou plutôt avec les droites. Quant à François Bayrou, toujours convaincu de son destin national, sa proposition reste le rejet de tout partenariat avec la droite et la gauche, comme si l'identité du centre était incompatible avec le dialogue et le travail en commun avec les autres forces politiques en présence. Mais cette stratégie de l’isolement ne s'accompagne en aucune manière d’une réflexion sur les idées et la doctrine : elle ne sert que les fantasmes personnels d'un candidat perpétuel aux élections présidentielles.
Le temps est venu pour les centristes de changer leur logiciel, et donc de rejeter ces deux propositions qui n'ont aucun sens. Bien sûr que la question des alliances est importante. Mais elle n'est pas le postulat de notre finalité. Nos alliances découleront naturellement de notre identité politique. 
La priorité est la redéfinition de ce qu'est le centrisme au XXIe siècle !
Cette démarche se fonde bien évidemment sur notre héritage idéologique. Être centriste, c'est défendre les valeurs de la république : l'égalité, la solidarité nationale, la laïcité, la liberté. Être centriste, c'est oeuvrer pour l'idéal européen : instaurer l'Europe sociale, construire l'Europe fédérale, garantir la démocratie européenne. Être centriste, c'est promouvoir une économie de marché qui est constamment régulée en considération des enjeux sociaux et environnementaux. Enfin, être centriste, c'est défendre la qualité de notre éducation nationale, la performance de nos universités, l'exigence de la formation de chacun, quel que soit son âge ; c'est promouvoir une société de la connaissance et du respect des cultures. Toutes ces valeurs, c'est notre Histoire qui nous les a transmises, peu importe les choix d'alliance que nos aînés ont pu faire pour les promouvoir.
Mais à l'aube du XXIe siècle, ces valeurs ne suffisent plus pour définir ce que doit être le centrisme. Les menaces écologiques, sanitaires et énergétiques nous forcent à penser un autre système qui ne peut être la social-démocratie ou le libéralisme chrétien-démocrate que nous avons défendu jusqu'à présent. Le défi de la mondialisation, l'émergence de nouvelles puissances économiques dans le monde, ou encore les enjeux de la démographie mondiale ainsi que des inégalités économiques et sociales, nous contraignent à imaginer un autre modèle géopolitique qui s'émancipe du clivage « Occident vs. le reste du monde ». Enfin, l'impasse incarnée par l'opposition entre le tout état et le tout Marché contraint le centrisme à promouvoir d'autres organisations et d'autres synergies entre les acteurs du progrès et du développement, et, plus généralement, à redéfinir une nouvelle éthique de la création et la redistribution des richesses que nous produisons.
Telles sont, entre autres, les chantiers impérieux qui s'imposent au centrisme. Notre survie, et au-delà la reconnaissance de nos valeurs, dépendent de notre capacité à incarner, demain, la force politique du développement durable. Si nous parvenons à répondre à ces questions, alors nous obtiendrons des autres partis politiques qu'ils se positionnent sur ces sujets. Nous verrons alors où résident les convergences et divergences, et nous déterminerons à ce moment-là seulement, les stratégies d'alliance les plus pertinentes. Tout l'inverse de ce que nos principaux leaders centristes nous incitent à faire aujourd'hui.
J'observe que dans le vaste débat de la recomposition du centre, quelques-uns se distinguent en pointant ces enjeux comme la priorité absolue : Corinne Lepage, Jean-Luc Bennahmias, Nicolas Hulot, Daniel Cohn-Bendit, Martin Hirsch, Jean-Jacques Aillagon… J'observe également leur volonté de ne pas céder au fatalisme, suggéré par les nombreux échecs passés, mais au contraire de persévérer dans l'idée qu'un autre centre est possible pour peu que les égos et les ambitions individuelles cèdent le pas aux idées, à la réflexion et à l'innovation des propositions. Sans doute sont-ils présentés aujourd'hui, dans les médias, comme des acteurs marginaux de la vie politique. Mais tous ceux qui ont à coeur de défendre l'identité centriste et la pertinence de celle-ci dans le débat public, ne peuvent rester insensibles à leur démarche ; ils doivent ignorer les sourires et les railleries que les conservateurs de tous bords (de droite, de gauche, mais aussi du centre) leur affublent.
Centristes : réengageons le pari de l'intelligence collective ! Soutenons ceux parmi nous qui nous proposent de nous réinventer. Travaillons ensemble pour construire une autre issue que celle suggérée par nos leaders médiatiques : le renouveau plutôt que la disparition !
Benoit Petit
Avocat et Maître de conférences en droit
2012 : porte parole de la campagne présidentielle de Corinne Lepage & responsable projet "social, société, économie sociale et solidaire"
2009-2011 : Secrétaire exécutif national CAP21, en charge du projet
Article paru dans

http://feoh21.blogspot.fr/2012/07/centristes-think-different.html?spref=tw
 

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