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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:06

CL2L'"air chaud" ou le protocole de Kyoto II aura-t-il un avenir?

Chacun sait que l'objectif du protocole de Kyoto était de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais est-ce bien un objectif partagé? On peut plus qu'en douter avec la question de l'"air chaud", sur lequel butte à juste titre l'adoption d'une seconde période d'engagement sous le Protocole de Kyoto.

De quoi s'agit il?

Des quotas d'émissions excédentaires de la première période d'engagement, principalement possédés par la Russie, l'Ukraine, la Pologne. Ces excédents d'air chaud obtenus par les ex-pays soviétiques et de l'Europe de l'Est, sans aucune justification technique car ils ne correspondaient à aucune réduction réelle de leurs émissions, s'expliquent par le fait que l'année de référence choisie dans le Protocole -1990- précède l'effondrement industriel des pays de l'ex-bloc de l'Est, qui a entraîné une baisse involontaire mais drastique de leurs émissions. Ils sont aujourd'hui estimés à un total de 13 milliards de tonnes de CO2, soit l'équivalent de deux fois et demie les émissions annuelles de l'Europe.

Le report de ces quotas sous la seconde période réduirait d'autant la réalité des réductions d'émissions consenties pour 2020.

Autrement dit, cet air chaud est "du vent" en terme de réduction réelle des émissions de gaz à effet de serre

Très légitimement, le groupe des pays en développement (G77) et la Chine -tout comme les ONG- souhaitent donc la suppression de cet "air chaud" qui menace l'intégrité du Protocole de Kyoto. Mais la Russie, l'Ukraine ou même l'Australie souhaitent pouvoir profiter de ces quotas d'émissions non utilisés qu'ils ont accumulés durant la première période du protocole de Kyoto car ce sont des efforts en moins et des euros en plus.

L'Europe est fortement divisée sur cette question

Depuis deux ans, la Pologne, toujours très allante quand il s'agit d'échapper à la règle commune de réduction des GES, est allée très loin dans son refus d'une suppression de cet air chaud, si bien qu'elle ne peut plus aujourd'hui reculer sans perdre la face. Il ne s'agit donc plus de participation à l'effort collectif mais d'amour propre pour sauver des positions insoutenables. Trouver une porte de sortie pour l'opinion publique polonaise, là est la question. Il existe déjà des propositions de compromis sur la table de la part des Suisses et du G77: l'air chaud serait reconduit dans la deuxième période d'engagement mais avec des restrictions d'usage (pas d'échanges internationaux par exemple). En revanche il serait purement et simplement supprimé après 2020.

C'est sur l'après 2020 que se concentrent les enjeux

En effet, dans la mesure où, en dehors de l'UE, seules l'Australie et la Norvège se joindront à une nouvelle période d'engagement, et dans la mesure où les ambitions de réduction de GES (Gaz à Effet de Serre) sont ridiculement basses et alors que le prix de la tonne de carbone demeure très faible, quel pourrait être l'usage de cet air chaud, d'autant plus que les objectifs sont déjà fixés pour 2020 pays par pays depuis l'adoption du paquet énergie-climat en 2008?

C'est donc surtout en fonction d'éventuels (et en tout cas souhaitables) nouveaux objectifs contraignants fixés pour 2025 ou 2030 que les pays à air chaud entendent profiter de leur magot. Car c'est bien de cela dont il s'agit, qui n'a plus rien à voir avec une réduction effective des GES. Et les Polonais sont prêts à risquer de faire capoter les négociations en empêchant l'adoption des amendements nécessaires à une continuation du Protocole de Kyoto.

Cela signerait la fin du Protocole, et les négociations auraient du mal à s'en relever

Cette situation serait dommageable pour toute l'UE, car autant son rôle de leader a été salué l'année dernière à Doha, autant elle risque de porter le chapeau au jeu du "blame game" (qui consiste à désigner les pays obstructionnistes à l'issue des négociations) cette année en cas de mauvais accord à Doha.

L'injustice serait d'autant plus grande que l'Europe a effectivement globalement agi, ce que d'autres, à commencer par les Etats Unis et le Canada, n'ont pas fait.

Certes, nos ambitions auraient du être plus élevées, en portant à 30% l'objectif de réduction des émissions, tant pour des raisons écologiques évidentes que pour des raisons de développement des nouvelles filières industrielles. Mais les pays européens sont quasiment les seuls (avec la Norvège et l'Australie) à s'être engagés pour une deuxième période sous Kyoto. Or, les efforts déjà accomplis seront anéantis, sur un plan politique, si les négociations capotent sur l'air chaud.

Il faut espérer que, dans les 3 jours qui restent, la Pologne reviendra au sens même de ce que hommes et femmes de bonne volonté essayent de faire à Doha: éviter la catastrophe s'il en est encore temps.

 Corinne Lepage
Eurodéputée
Présidente de CAP21

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