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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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Jean Marc Collet

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 09:56

http://asset.rue89.com/files/LucileSourds/nucleaire_areva_edf_securite_epr_inside.jpgLa remise en cause par Areva et EDF de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est triplement inquiétante. Elle traduit d'abord le manque de confiance des industriels du nucléaire dans leur propre technique. En effet, les critiques de l'ASN sur la sûreté de l'EPR sont venues bien après les critiques d'autres autorités de sûreté, notamment finlandaises.

Dès lors, non seulement cette contestation montre l'embarras de l'exploitant pour répondre aux exigences de l'ASN mais, de surcroît, sera très contre-productive, dans la mesure où les autres autorités de sûreté maintiendront leurs critiques et feront apparaître la carence française dans ce domaine.

Les dangers d'un « hors-droit nucléaire » français

Une centrale nucléaire n'est pas une installation comme une autre. L'EPR montre des signes de faiblesse évidents. Par ailleurs, le projet d'EDF d'installer des centrales venues de pays moins regardants en termes de sécurité est évidemment une très mauvaise nouvelle, comme la volonté de prolonger la durée de vie des centrales sans procéder aux travaux jugés nécessaires par l'ASN.

Ainsi, la confiance que les citoyens français ont jusqu'à présent témoigné dans la sécurité de leurs centrales pourrait être sérieusement émoussée dans les mois qui viennent.

Ce comportement qui vise à rétablir une particularité française, celle du « hors-droit nucléaire », est incompatible avec l'état actuel du monde. Même si le domaine du nucléaire échappe très largement au droit communautaire en raison du maintien du traité Euratom, l'exemple allemand, les risques de pollutions transfrontières, le droit communautaire des déchets radioactifs ne permettent plus les fantaisies du passé.

Sans doute cette ambition de se passer d'une autorité de sûreté dont la proximité du lobby nucléaire est pourtant claire est-elle cohérente avec le retour affiché par le président de la République au tout-nucléaire à l'intérieur (d'où la destruction programmée de toute filière sérieuse d'énergies renouvelables) et à l'exportation avec, en l'état, un échec patent.

La question du coût explique peut-être cette situation, mais si nous ajoutons un doute sur la sécurité liée à la remise en cause de l'instance de contrôle, la catastrophe est assurée.

Le débat sur la sécurité est avant tout un débat financier

Enfin il démontre, s'il en était besoin, la nécessité de disposer d'une véritable évaluation des coûts réels, des avantages réels et du coût des risques auxquels une baisse du niveau de sécurité nous confronterait.

S'agissant des coûts réels, le sujet est majeur car les différentes formes d'énergie sont en concurrence mais celle-ci est en France profondément discriminatoire. Le contribuable français a financé les centrales nucléaires et continue à le faire sans que cette situation soit clairement identifiée et identifiable dans le budget.

Les coûts réels du nucléaire sont sous-évalués, notamment en raison de l'aval du cycle (les déchets) et de l'absence d'assurance du risque (voir ci-dessous). Le débat sur la sécurité est avant tout un débat financier lié à la privatisation d'EDF, au mercato envisagé pour Areva, à la croissance des exigences de rentabilité qui plombent de manière croissante la sécurité.

Cette circonstance a une double conséquence : l'impossibilité de disposer d'outils opérationnels et justes, permettant la comparaison entre les différentes formes d'énergie au détriment évident des ENR, mais encore l'augmentation du risque, à laquelle les citoyens français et la totalité de nos activités économiques sont confrontés, est patente.

Toute l'activité économique de la France en question

Ainsi, imaginons un incident sérieux dans une grande région viticole et/ou agricole. Qui indemniserait les professionnels pour leur préjudice commercial et l'atteinte à leur image ? A la suite des incidents pourtant mineurs du Tricastin, dus précisément à la sous-traitance et au laxisme, les viticulteurs et les arboriculteurs ont été contraints de changer le nom de leur production….

Plus grave, imaginons un incident plus sérieux dans un pays de taille moyenne comme le nôtre, dont le tourisme et l'industrie agro-alimentaire constituent les plus grosses activités économiques.

Rappelons que le montant maximal de l'assurance en cas d'accident nucléaire est de… 1,5 milliard d'euros, soit quatre fois moins qu'une marée noire !

Il est clair que si l'industrie nucléaire devait s'assurer pour les risques qu'elle crée comme les autres industries dangereuses, les coûts seraient tout autres. Dès lors, la question de la sûreté nucléaire pose celle de la pérennité de toute l'activité économique de notre pays. Le sujet mérite un vrai débat.

Photo : une tour de refroidissement de la centrale nucléaire de Golfech, près de Toulouse, en novembre 2009 (Régis Duvignau/Reuters)

 

 

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