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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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Jean Marc Collet

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:36

1506869_3_9110_des-micro-algues-s-alimentent-en-co2-dans-de.jpgComment favoriser l'usage de biocarburants vraiment "verts" en Europe ? Mercredi 17 avril, la député européenne Corinne Lepage, rapporteur de cet épineux dossier devant le Parlement européen, a présenté une proposition visant à modifier en ce sens la directive européenne sur les énergies renouvelables.

Elle propose ainsi d'intégrer la totalité des émissions de gaz à effet de serre provoquées par les cultures nécessaires à la production de différents biocarburants dans la lutte contre le changement climatique en Europe – ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent – sans pour autant pénaliser l'activité économique de cette industrie prometteuse longtemps présentée comme une alternative au pétrole dans les transports.

Résultat : le texte distingue les "bons" et "mauvais" biocarburants. Le bioéthanol, qui entraîne peu d'émissions de dioxyde de carbone (CO2), se verrait favorisé par l'Europe tandis que le biodiesel ne remplirait plus les critères de "durabilité" en raison de son bilan environnemental négatif et serait donc progressivement abandonné. Afin de protéger les investissements qui ont d'ores et déjà été réalisés au sein de l'Union européenne, et les emplois qui en découlent – 120 000 selon Corinne Lepage –, le projet propose toutefois une clause permettant de conserver et stabiliser la production actuelle de biodiesel jusqu'en 2017, "le temps de rentabiliser ces activités".

"Mais après 2020, il n'est pas envisageable que la production de biocarburants utilise des terres agricoles en l'absence de bénéfices significatifs pour le climat, avertit Corinne Lepage. On ne doit pas continuer à devoir choisir entre manger et conduire."

INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE, COÛT ET ÉMISSIONS

Pendant quinze ans, l'Europe a activement développé et promu ces cultures énergétiques pour remplir ses objectifs de 20 % d'énergie renouvelable dans l'énergie consommée en 2020 et de 10 % dans les transports. Mais en octobre 2012, la Commission européenne a fait marche arrière, reconnaissant, à l'instar de nombreuses ONG et institutions internationales, la nocivité pour la planète des biocarburants de première génération, appelés aussi "agrocarburants" car issus de cultures agricoles : colza, soja, tournesol et palme pour le biodiesel ; canne à sucre, betterave, maïs et blé pour le bioéthanol.

Lire : Bruxelles revoit sa politique pour réduire l'impact des biocarburants

Trois griefs ont ainsi été pointés : en accaparant des terres auparavant réservées à l'alimentation humaine et animale, ces cultures ont contribué à la hausse mondiale des prix alimentaires constatée depuis 2007, et donc participé à l'insécurité alimentaire dans les pays en développement. Leur coût est ensuite loin d'être négligeable pour les consommateurs. Un rapport de l'Institut international du développement durable, intitulé Biocarburants, à quel prix ? et publié mercredi, l'évalue à 10 milliards d'euros en 2011 pour l'Europe. En janvier, la Cour des comptes avait publié, de son côté, un rapport estimant que les Français auront déboursé 3 milliards d'euros de plus entre 2005 et 2010 pour les financer.

Surtout, ces carburants censés être "verts" affichent en réalité, pour certains, un bilan environnemental calamiteux, lorsque l'on tient compte de ce que l'on appelle le changement d'affectation des sols indirect (CASI, ou ILUC en anglais, pour Indirect Land Use Change). C'est le cas lorsque les plantations destinées aux biocarburants entraînent la destruction de forêts, de prairies ou de tourbières en Amazonie ou en Indonésie, et donc une perte d'écosystèmes captant le CO2.

L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), dans un rapport publié en avril 2010, a ainsi calculé que pour certains biocarburants, les émissions de CO2 sont supérieures à celles des carburants fossiles, quand on intègre ce facteur. Par exemple, le biodiesel de soja, qui offre une réduction de 77 % d'émission de gaz à effet de serre sans prise en compte du changement de sol, provoque quatre à cinq fois plus d'émissions que le gasoil en comptabilisant chaque hectare de forêt tropicale transformé en un hectare de culture de biocarburants. Le même phénomène de pollution est à l'œuvre en cas de dégradation des sols liée à la culture intensive de canne à sucre ou de palmiers à huile.

Lire : Les agrocarburants sont-ils polluants ?

INTÉRÊTS ÉCOLOGIQUES ET ÉCONOMIQUES

En octobre, Bruxelles a alors proposé un projet de directive pour modifier le texte actuel sur les énergies renouvelables, qui vise à plafonner à 5 %, c'est-à-dire au niveau actuel, l'usage des biocarburants tirés de cultures alimentaires. Et, pour atteindre l'objectif de 10 % d'énergies renouvelables dans les transports, à leur substituer des "biocaburants avancés vraiment durables" : ceux de deuxième génération, issus des déchets ou résidus végétaux, et ceux de troisième génération, extraits des microalgues et des levures.

Lire : Où en est-on des biocarburants de 2e et 3e générations ?

C'est ce projet, à la fois critiqué par les industriels et les ONG, que le texte de Corinne Lepage amende largement. "On ne peut pas avoir une politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre sans une comptabilisation réelle de ces émissions. Il faut donc intégrer le facteur de changement d'affectation des sols dans ce calcul pour ensuite plafonner les biocarburants les plus polluants", explique l'eurodéputée.

"J'ai alors cherché un équilibre entre les intérêts écologiques et économiques en jeu : les producteurs d'agrocarburants de la première génération veulent continuer et développer cette filière, même si elle coûte extremêment cher, tandis que les ONG soutiennent un changement vers des carburants plus écolos et équitables", poursuit-elle.

La proposition doit maintenant être débattue, avant d'être votée en commission environnement en juillet, puis en séance plénière au Parlement européen en septembre. "Certains, comme les Verts, trouveront que je ne vais pas assez loin et d'autres, comme le Parti populaire européen, estimeront au contraire que cette proposition est inacceptable", prédit Corinne Lepage.

Audrey Garric

Article paru dans http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/18/biocarburants-on-ne-doit-pas-choisir-entre-manger-et-conduire_3161382_3244.html

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