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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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L'équipe de CAP21-LRC en Bourgogne Franche-Comté:

 

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Benoit

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Jean Marc Collet

Jean Marc Collet

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:21

http://asset.rue89.com/files/JulienMartin/2009_11_19_Lepage_Portrait.jpgL'affaire Goldman Sachs est un symbole de la dérive extrême à laquelle nous sommes parvenus, et explique l'engagement d'enquête de la part :

 

 

 

  • de la SEC (gendarme de la bourse américain) ;
  • de la FSA (gendarme de la bourse britannique) ;
  • de la BaFin (gendarme de la bourse allemand).

Une banque, qui aurait joué contre ses clients en les engageant à acquérir des titres « pourris » qui lui permettaient de faire des profits, est-elle un conseiller fiable et honnête ?

Une banque, qui aurait fait un montage pour un Etat aux fins de dissimuler sa dette pour ensuite organiser la spéculation contre ce même Etat, est-elle un partenaire fiable et honnête ?

Goldman Sachs a aidé la Grèce à cacher le montant de sa dette à l'aide d'un swap de change trafiqué. Mais selon Simon Johnson, l'ancien économiste en chef du FMI, la « firme » aurait été impliquée dans d'autres « arrangements » du même type.

Une banque qui a distribué les bonus les plus élevés de l'histoire bancaire, grâce à l'aide des contribuables dans le cadre du « plan Paulson » de 2008, récompense-t-elle vraiment la prise de risques ?

Une banque qui, au mieux, pratique le mélange des genres -peut-être la collusion- en obtenant le 27 janvier 2009, le sauvetage de AIG au coût prohibitif de 182 milliards de dollars, avec pour but déguisé de sauver avant tout Goldman Sachs, est-elle dans son rôle ?

Quelle responsabilité pour les autorités ?

Cette situation appelle une série de questionnements :

  • « Les régulateurs américains de Goldman étaient-ils au courant de ses activités en Grèce et dans d'autres pays de la zone euro ? Ont-ils approuvé ces activités qui portaient directement atteinte à l'intégrité de l'Union européenne ? Autrement dit, jusqu'où le gouvernement américain a-t-il toléré des pratiques inacceptables, mais qui ne le contrariaient pas directement ?
  • D'autres établissements bancaires ont-ils, même à moindre mesure, agi de même ? JP Morgan Chase avait semble-t-il mis en place en 1996 un contrat du même type pour l'Italie.
  • Les autorités politiques et financières étaient elles informées, et quelles conséquences en ont-elles tirées ? Certains ministres des Finances européens auraient été avertis de ces montages, de même d'ailleurs que les agences de notation et qu'Eurostat, le bureau de relevés statistiques de l'Union européenne. Si tel est le cas, leur silence et surtout leur inaction ne sont-ils pas coupables ?
  • Enfin, s'il en est ainsi, comment expliquer et justifier que deux arrêtés du ministère de l'Ecologie, en date l'un du 5 janvier 2010 et l'autre du 19 janvier 2010, aient autorisé la société JP Morgan Markets Limited (JPMML) et la société Goldman Sachs International (GSI) à participer au financement d'activités de fourniture de gaz naturel ? Fallait-il étendre au gaz naturel la capacité de spéculation de ces établissements ?

Le pouvoir des gouvernements en question

Derrière toutes ces questions apparaît le sujet central : puisque la crise financière a conduit à une concentration sans précédent du secteur financier qui lui permet, avec l'aide des hedge funds, de s'attaquer désormais directement et avec efficacité aux Etats qui l'ont pourtant sauvé, les Etats ont-ils encore la possibilité d'imposer aux banques un corps de règles, et de le sanctionner en cas de violation ?

Ou est-il trop tard et la dérégulation est-elle arrivée à un niveau tel qu'il n'est plus possible de recouvrer le pouvoir ?

Quand on découvre, avec effarement, la défense de Goldman Sachs qui soutient n'avoir pas violé la règle, on ne peut en tirer qu'une conclusion : il n'y a en réalité plus de règles, si celles qui existent permettent ce qui a été rappelé ci-dessus.

Dès lors, le ronron ambiant et les envolées lyriques qui dissimulent un vide abyssal sur les actions concrètes n'est plus supportable. La vérité est que les banques n'ont jamais eu autant de pouvoirs, les rémunérations n'ont jamais été aussi délirantes, le financement de l'économie réelle aussi difficile, et la fumée aussi épaisse !

Pourtant, il est plus que temps. La question n'est pas technique mais politique. Sortira-t-on ou non du capitalisme financier qui parvient à un nouveau stade dans sa volonté destructrice des Etats, et donc des peuples ?

Le silence de la France et de l'Union européenne

Faute pour les décideurs politiques de se résoudre à prendre les mesures qui s'imposent, le risque est grand de voir la société s'en charger, avec les risques que de tels mouvements pourraient susciter. Mais il est évident que le temps des faux-semblants est révolu.

Certes, le FMI propose deux taxes, mais elles sont envisagées dans l'intérêt du système financier lui-même, et c'est encore trop… Bien que le Président Obama semble vouloir agir, et le système judiciaire américain puissant quand il se met en marche.

Quant à l'Europe, elle reste bien timorée et la France encore davantage. Quel silence assourdissant à Paris ! Ni l'AMF (gendarme de la bourse français), ni le gouvernement ne s'empressent de se manifester dans cette affaire, si ce n'est par ces deux malencontreux arrêtés au sujet desquels le ministre en charge de l'Energie devra bien s'expliquer.

Cela voudrait-il dire que notre système bancaire et financier aurait été épargné ? Nous savons tous que non, alors un peu de courage, ou les Etats auront définitivement perdu ce “ bras de fer ” qui les oppose au capitalisme financier.

 

Communiqué du 27 avril 2010

Par Corinne Lepage

 

A lire sur Rue89 et sur Eco89

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Published by Corinne Lepage
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