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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 14:00

arton13217-52a23Ter repetita … la France, championne de la politique de l’oxymore ou quand elle essaye pour la troisième fois d’élargir la notion d’« énergies renouvelables » pour y intégrer le nucléaire

Les mots ont un sens…et l’expression « énergie renouvelable » n’intègre pas une énergie non renouvelable. Qu’à cela ne tienne. Changeons le mot énergie renouvelable. Remplaçons-le par énergie décarbonée et le tour est joué. Voilà 4 ans, que la France essaye de prendre ses voisins européens et tous les citoyens de l’Union pour des imbéciles !
Sur la base des propositions de la Commission de janvier 2007, les chefs d’Etats et de gouvernements s’étaient engagés à réduire les émissions en CO2 de l’UE de 20%, ainsi que d’augmenter la part des énergies renouvelables d’un pourcentage égal, tout comme l’efficacité énergétique (Objectifs 20/20/20) aux horizons de 2020. Et pourtant, la bataille était loin d’être gagnée d’avance, sachant que la part des énergies renouvelables n’était alors que de 6,4% dans l’UE, et les Etats membres étaient très divisés sur le caractère contraignant des objectifs précités, en particulier celui relatif à la part des énergies renouvelables.
La France a toujours défendu en Europe, et même au-delà, un statut particulier lié à son choix énergétique et à sa relative faiblesse en émission de CO2. Après l’argument de l’indépendance nationale qui a fait long feu, c’est celui de la faible émission de carbone (souvent appelée à tort absence d’émission de CO2) qui est utilisé pour légitimer le recours au nucléaire, certains et non des moindres qualifiant l’énergie nucléaire d’énergie propre !
La première étape a consisté à défendre une option nucléaire dans une Europe où un grand nombre d’Etats y était opposé. Côté industrie, pour Ernest-Antoine Seillière, président de Business Europe (organisation patronale européenne) on souligne évidemment qu’il n’y a pas lieu de remettre en cause une énergie pauvre en émission: comprenez le nucléaire. Areva renchérit en affirmant que l’énergie nucléaire, pauvre en CO2, est propre et très compétitive : les énergies autres que le nucléaire ne pouvaient jouer qu’un rôle d’appoint, et qu’il serait dommageable à la France de prendre du retard sur ses concurrents dans le secteur du nucléaire.
C’est alors qu’est apparut l’idée de passer à une seconde étape, celle d’essayer d’assimiler le nucléaire à une énergie renouvelable. Constatant la difficulté de défendre un concept aussi inexact puisque l’uranium n’est pas renouvelable, la proposition française est passée de la locution « énergie renouvelable » à celle d’énergie décarbonée.
La première tentative fût celle du président Chirac, au Sommet du Conseil européen des 8 et 9 mars 2007, lors de la présidence allemande de l’UE. Mme Merkel, était bien décidée, quant à elle, à faire aboutir les propositions de la Commission sur l’obligation d’atteindre 20% d’énergies renouvelables en 2020. La France et la Finlande se sont opposées à cette proposition soutenue par la Pologne, la République Tchèque, la Hongrie et la Bulgarie .Le Président Français a défendu sa position en se faisant passer comme l’un des bons élèves européens en terme de lutte contre les émissions de C02 vantant le nucléaire comme une énergie pauvre en émissions carbone. Pire, ne souhaitant pas investir lourdement dans les énergies renouvelables, et souhaitant promouvoir l’énergie nucléaire contre ses détracteurs, le président français s’est improvisé faiseur de miracles sémantiques, et a demandé que les termes d’« énergie renouvelable » fasse désormais place à la notion d’ « énergie pauvre en carbone ». Un glissement sémantique forcé qui aurait alors fait perdre la substantifique moelle significative des énergies renouvelables, et ce afin de pouvoir y intégrer – par la force d’un non-sens – le nucléaire qui n’a rien de « renouvelable ». Cette première tentative s’est heurtée à un échec grâce à l’action conjuguée de l’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que de l’Autriche, fervente opposante au nucléaire. Le bon sens de la chancelière allemande, Angela Merkel, a heureusement opéré : « Nous avons assez lutté pour cela, et il est important que les énergies renouvelables restent les énergies renouvelables et non quelque chose d’autre » dans sa conférence de presse
La seconde tentative a été celle de la présidence française où le président Sarkozy a remis le couvert. « Les énergies renouvelables ne sont qu’une partie de la réponse et ne suffiront pas à atteindre nos objectifs climatiques. Toutes les études, et notamment celle de la Commission, en témoignent. C’est pourquoi la France a insisté pour replacer les énergies renouvelables dans le cadre plus large des énergies faiblement carbonées, y compris le charbon propre, qui exige encore un certain nombre d’investissements, et l’énergie nucléaire ». La France a toutefois perdu sur l’intégration du nucléaire dans la catégorie des ENr et sur l’objectif de 20% puisque l’objectif de 23% a été retenu pour la France ; mais en revanche, elle a obtenu la liberté pour chaque Etat membre de fixer les objectifs nationaux (pour le chiffre global de 20%) pour les secteurs spécifiques, tels que l’électricité, le chauffage et l’air conditionné…
La France réussit ainsi à préserver une bonne marge de manœuvre quant à la production d’énergie d’origine nucléaire en France. Qui plus est, elle a réussi à faire prendre acte par le Conseil de l’impact du nucléaire sur la sécurité d’approvisionnement énergétique et de la réduction des émissions de CO2.
Nous voici à la troisième tentative : l’intervention du Président de la République lors du Conseil du 4 février. Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi ont demandé à leurs homologues, lors de ce conseil, « l’intégration » du nucléaire dans « les objectifs » de l’Union, en ajoutant au concept d’énergie renouvelable, celui d’énergie décarbonée. Ils ont obtenu largement gain de cause, le communiqué du conseil faisant expressément référence à côté des ENr aux énergies pauvres en carbone. Il s’agit évidemment du nucléaire auquel peut s’ajouter l’hydroélectricité. Certes, la référence aux énergies durables laisse subsister un doute mais le lobby nucléaire prétend que son énergie est « durable » (voir la publicité controversée d’Areva).
Cette évolution repose sur une double mystification : le nucléaire ne produirait aucun gaz à effet de serre, ce qui est faux et le critère des GES serait le seul à prendre en compte. Mais surtout, cette prétention est extrêmement dangereuse et chacun peut mesurer, en France, la catastrophe industrielle à laquelle aboutit ce prisme totalement déformant en faveur du nucléaire (voir article 5 de cette série). A contrario, chacun peut apprécier la manière dont l’Allemagne est devenue leader des ENr en décidant de sa sortie du nucléaire. L’objectif du président Sarkozy est en réalité de pouvoir siphonner au profit du nucléaire les subventions prévues en faveur des énergies renouvelables dans le but de perfuser l’industrie nucléaire exsangue et d’achever de détruire la filière ENr naissante. Jusqu’à présent ces tentatives y compris devant le Parlement européen ont toujours échoué. Il semble qu’il en aille différemment après le conseil du 4 février. S’il en est ainsi, le leadership européen, déjà mis à mal par la croissance accélérée des technologies du Sud, devrait définitivement être abandonné.

Fausse communication, vraies décisions ou comment au nom du nucléaire tuer les industries naissantes qui pourraient devenir concurrentes

Les 3 dernières années de politique énergétique ont été officiellement destinées à accroître les énergies renouvelables mais ont été réellement utilisées pour empêcher le développement de toute filière industrielle et plus généralement le développement massif des ENr dans l’hexagone.
Dans un article paru en août 2007, j’envisageais exactement ce qui s’est passé, à savoir la destruction successive de la filière éolienne puis de la filière photovoltaïque en France. Il en ira exactement de même dans quelques mois de l’éolien off shore! Cette situation est inévitable en regard de l’équation économique du nucléaire au niveau auquel le gouvernement veut le maintenir. Exit tout développement sérieux de solutions alternatives.

Première cible : l’éolien

L’attaque s’est tout d’abord focalisée sur l’éolien qui était une énergie mature et qu’il fallait donc impérativement limiter. Ce furent les offensives de l’Institut Montaigne et du Président Giscard d’Estaing, des associations de défense des paysages et de M.Ollier, alors député, pour contrer l’éolien, coupable de toutes les tares. A l’époque, l’énergie photovoltaïque était parée de toutes les vertus.
Dans le même temps, le Grenelle affichait haut et fort ses objectifs apparemment ambitieux : multiplier par 5 la puissance éolienne en 2020 (voir note bas de bas de page) La production annuelle devrait passer à 5 MTep, soit 8000 éoliennes au lieu de 2500 aujourd’hui avec un minimum de 500 « machines électrogènes » par an entre 2010 et 2013. Mais, dans la réalité, tout sera fait pour rendre plus difficile voire impossible l’installation d’éoliennes en particulier par leur soumission à la législation des installations classées, la création de zones et le durcissement des procédures. Ce surcroit de législation permettant aussi au passage d’augmenter les coûts de production, d’abaisser la valeur ajoutée de production, d’envoyer des messages de surcoût au grand public appelé aussi en économie une barrière protectionniste.
Selon un rapport publié le 6 avril 2010 par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et France énergie éolienne (FEE), la puissance éolienne raccordée au réseau était de 4.400 MW fin 2009, soit une hausse de 30 % par rapport à 2008. 518 éoliennes ont ainsi été installées en France l’an dernier, portant leur nombre total à 2.914 unités. Les éoliennes ont produit 7,8 TWh (Terawattheure), ce qui représente 1,6% de la consommation totale électrique française. Publié par « Observ’er », le baromètre consacré aux filières renouvelables électriques en France, signale que l’objectif de 2012 « semble déjà hors d’atteinte ». De son côté, Xerfi, dans une étude intitulée « Le marché français de l’éolien soumis à des vents contraires », pronostique qu’en 2020, l’objectif du PPI sera atteint à 60% au mieux.

Le photovoltaïque

Le photovoltaïque avait été instrumentalisé dans la bataille anti-éolienne. Les appels en faveur du photovoltaïque portaient leurs fruits. Les objectifs étaient très raisonnables avec une capacité installée de 5 400 MW à l’horizon 2020, produisant 5 TWh/an, soit environ 1% de l’électricité consommée en France sur une année. EPIA, l’association européenne du photovoltaïque, prévoit que le parc installé pourrait atteindre environ 1 800 000 MW en 2030 ( l’équivalent de 1500 centrales nucléaires), pour une production représentant 14 % de la consommation mondiale d’électricité. À cette échéance, le solaire photovoltaïque devrait permettre d’alimenter plus de 4,5 milliards d’individus, dont 3,2 milliards dans les pays en développement où le photovoltaïque constitue un mode de plus en plus économique de production d’électricité dans les zones éloignées des réseaux.

En France, le succès était au rendez vous. C’est la raison pour laquelle, de manière rétroactive et au prétexte de « spéculation », le gouvernement bloquait tous les projets après avoir baissé rétroactivement, en 2009, le prix de rachat de l’électricité. Cela ne suffisait pas puisque de nombreux projets demeuraient en particulier dans le monde agricole. A la fin de l’année 2010, nous étions en capacité de disposer en 2012 de la capacité photovoltaïque de 2020. Dès lors, il s’agissait de dissuader ce choix par le biais de la suppression des avantages fiscaux pour les particuliers, et surtout de moratoires sur tous les projets autres que minimum y compris pour les particuliers (3000 W de crête).
Il semblerait en réalité, au vu d’un article récent de la revue Capital de février 2011, que l’encombrement soit largement du à EDF Energies Nouvelles qui, comme par extraordinaire, aurait demandé et obtenu des autorisations pour 1000 MW en août, juste avant le moratoire qui s’est appliqué à ses concurrents. Quels résultats ? Un frein maximal au développement du photovoltaïque. La puissance totale cumulée (Métropole et outre-mer) des installations photovoltaïques (uniquement connectées au réseau, la grande majorité de l’électricité produite) était à la fin de 2008 de 90,8 MW, à la fin de 2009 de 301,8 MW (soit une capacité de 211 MW ajoutée au cours de 2009) et à la fin juin 2010 de 510,9 MW (soit une capacité de 210,1 MW ajoutée au cours du premier semestre de 2010) avec un objectif de 1100 MW en 2012. Même si la croissance parait importante (1100 MW prévus en 2012) mais elle est en réalité très faible au regard des progrès allemands ou espagnols et plus généralement planétaires. Ainsi, l’Allemagne est passée de 1,8 Millions de MW en 2008 à 3,8MW en 2009.

De plus, ce blocage met en péril toute une filière naissante dans le double objectif d’éviter tout développement et donc toute alternative au nucléaire et de dissuader les entreprises de se risquer sur un tel marché.

L’éolien off shore, annoncé à grands renforts de médias par le Président de la République subira probablement le même sort. Servant de leurre pour détourner l’attention du naufrage organisé du photovoltaïque, l’éolien off shore dans lequel nous nous lançons tardivement et modestement va se heurter à de grandes difficultés , les associations de défense des paysages qui ont si bien su s’organiser contre l’éolien terrestre se préparant à nouveau, sans compter les questions de sécurité maritime, de pêche etc. ….

… et vraies décisions.

L’objectif est simple : tuer toute possibilité de développer une filière française vigoureuse qui aurait le triple inconvénient de créer un secteur industriel employeur demandeur de plus d’ENr pour se développer, réduire les besoins en électricité d’origine nucléaire, démontrer que les ENr ne sont pas infinitésimales et incapables de répondre aux besoins. La publication très opportune d’une étude de Bercy, comme par hasard, pendant la conférence de Cancun dont le gouvernement avait tablé sur un échec, achevait le travail en déconsidérant la capacité de l’économie verte d’être globalement positive pour l’économie française.

Ainsi, le nucléaire a, en ce début de 2011, gagné au moins une première manche, interdisant à notre pays d’entrer dans la compétition internationale de la production d’énergies renouvelables et de créer les emplois promis par le Ministre d’Etat, au temps où nous nagions encore en pleine utopie. Cette catastrophe industrielle annoncée, alors que tous les pays du monde foncent sur ces nouveaux marchés, se produit alors que la filière nucléaire française au mieux, patine. Malgré les envolées lyriques à répétition et les annonces présidentielles mirobolantes, les contrats ne sont pas signés pour la construction de centrales nucléaires et en particulier d’EPR. Ainsi, le pari plus que risqué sur le plan industriel et de l’emploi, qui consiste à saboter sciemment une industrie naissante, risque d’être d’autant plus perdu que l’industrie nucléaire est bien loin de tenir ses promesses en terme de contrats effectifs. Hormis la Finlande avec Areva, la réalité des contrats signés soit un secret d’Etat, qu’il est impossible de percer, il semble que seule la Chine ait concrétisé en acceptant dans une joint venture EDF à hauteur de 30%. Abu Dhabi ou la Lybie sont des projets qui ne se concrétisent pas ou ont échoué (voir articles suivants).

La France va payer longtemps en terme d’emplois, de filières industrielles, de développement économique et dette publique ces choix absurdes, hérités d’un autre âge !

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