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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 06:40

index-copie-2Aux victimes de Tchernobyl, aux victimes de Fukushima, aux voisins des centrales nucléaires, aux salariés qui travaillent dans le nucléaire, aux magnifiques services de secours qui seraient les premiers à affronter une catastrophe. En souhaitant que cela n'arrive jamais.

L'exercice commandé par le Président de la République à ses ministres est plus que salutaire car il consiste à fixer un objectif pour se donner les moyens de l'atteindre. On peut donc se gausser effectivement de la faiblesse des moyens évoqués en face d'objectifs alléchants mais il n'en demeure pas moins que l'absence de stratégie dont souffre la France est largement due à la disparition du Plan et au manque de visibilité à moyen terme et à long terme.

Ceci étant, des événements majeurs internes et externes peuvent se produire qui, bien évidemment, modifient considérablement une trajectoire prédéfinie. Parmi eux, un accident nucléaire majeur en France peut se produire et plus précisément encore cet accident nucléaire pourrait bien affecter la centrale de Fessenheim. En effet, en faisant le choix non discuté de poursuivre au-delà de 30 voire 40 ans jusqu'à 60 ans la durée de vie des centrales nucléaires, EDF et son contrôleur l'ASN, auxquels se remet aveuglement l'État (si tant est que l'on puisse séparer l'un de l'autre), prennent un risque délibéré et important. Déjà, l'institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), dans la copie qu'il a remis lors du débat national sur la transition énergétique insiste sur le fait qu'à 35 ans, les risques de rupture brutale à Saint-Laurent, Dampierre, Cruas, Chinon même en cas de situation incidentelle et accidentelle n'étaient pas à exclure. Il rajoute que les marges de rupture sont également insuffisantes à Bugey. De plus, comme l'explique Benjamin Dessus dans la note remise lors du débat national sur le coût d'un accident nucléaire en France, la probabilité d'un accident nucléaire dans l'étude externe dite, qui sert de base, est de cinq accidents pour 100.000 par réacteur et par an ce qui représente pour la France sur une période de 20 ans 6 % de risque, ce qui est colossal ! La France est partie sur un risque 10 fois moindre. Mais, tous ces scénarios probabilistes reposaient sur un risque d'accident avec fusion du cœur de 0,014 alors que la réalité constatée a été de quatre soit 280 fois plus que prévu. En conséquence, le risque est en réalité beaucoup plus important.

Il l'est particulièrement pour Fessenheim, centrale dotée d'une seule enceinte de confinement, construite sur la plus grande nappe phréatique d'Europe, 9 m en dessous du grand canal d'Alsace et surtout dans une zone sismique reconnue puisque le tremblement de terre de Bâle de 1356 avait lors de la décision de construction été évalué à 6,2 sur l'échelle de Richter, auquel avait été ajouté un coefficient de sécurité de 0,5. Aujourd'hui, la réévaluation détermine plutôt un tremblement de terre compris entre 6,9 et 7,2. EDF comme l'ASN et de manière incompréhensible le ministère de l'écologie conduit par Madame Batho, Monsieur Fillon et Madame Kosciusko-Morizet pour le post Fukushima, Jean-Louis Borloo enfin, ont refusé de l'entendre et de prendre en considération les études très convaincantes faites par des les organes d'expertise suisses indépendants mettant en lumière la sous-évaluation manifeste du risque sismique. Aujourd'hui, une carte harmonisée de l'aléa sismique à l'échelle de l'Europe vient d'être dressée par une cinquantaine de scientifiques (voir Le Monde du 17 août). L'étude aboutit à envisager que des secousses beaucoup plus fortes que les séismes historiques de référence puissent se produire selon Monsieur Cotton, professeur de sismologie à Grenoble. D'ores et déjà les scientifiques ont revu à la hausse les maximes et magnitude maximale envisagée de 0,5 à 1 supplémentaire sur l'échelle de Richter. Un programme complémentaire de recherche va démarrer en octobre pour trois ans pour mieux protéger les infrastructures critiques contre les aléas naturels. Quoiqu'il en soit, chacun sait désormais qu'en laissant Fessenheim fonctionner, il prend un risque considérable qui, s'il se transformait en réalité, changerait totalement la trajectoire de la France.

Du jour au lendemain, les Français réclameraient la fermeture des centrales nucléaires ce qui serait bien entendu impossible et se limiterait aux plus anciennes et plus dangereuses réduisant de toute façon considérablement la production électrique nationale.

Par ailleurs, au-delà de la catastrophe sanitaire et humaine qui se produirait, et s'il s'agissait de Fessenheim et bien au-delà des frontières de la France en Suisse et en Allemagne, entraînant un ressentiment majeur contre notre pays et bien évidemment des demandes indemnitaires considérables, c'est une catastrophe économique industrielle et financière majeure qui se produirait. Les évaluations du coût d'une catastrophe nucléaire évoluent aujourd'hui entre 600 et 6000 milliards d'euros. Dans tous les cas de figure, il s'agit d'une somme colossale dont personne n'imagine comment elle pourrait être réunie. Elle se traduirait pour toutes les activités économiques de notre pays, en commençant bien entendu par l'agriculture, la viticulture et le tourisme, en continuant avec la production de biens et services en général, personne dans le monde n'ayant envie d'acheter des produits risquant d'être contaminés.

Dès lors, imaginer la France de 2025, c'est avant tout faire en sorte qu'une telle catastrophe ne se produise pas. Cela signifie non seulement fermer Fessenheim sans délai mais également mettre en route les procédures de fermeture des centrales les plus dangereuses, qui sont parfaitement identifiées par l'IRSN et créer les possibilités de sortir à terme du nucléaire. C'est décider de s'inspirer du modèle allemand pour faire redémarrer une activité industrielle autour de la troisième révolution industrielle qui mêle numérique et nouvelles énergies, industrie et services de l'efficacité énergétique, domotique, robotique et transition industrielle vers une sobriété des matériaux et de l'énergie utilisée en particulier autour de l'économie circulaire.

Effectivement, Fessenheim pourrait bien dans un sens ou dans l'autre redessiner la France de 2025.

Corinne Lepage

Député Européen

Présidente de CAP21

article paru dans http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/risque-nucleaire-fessenheim_b_3779687.html

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Published by CAP21 BOURGOGNE - dans cap21-bourgogne
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commentaires

Dominique Bied 25/08/2013 16:43


En mathématique, un évènement à probabilité non nulle est certain. On ne sait pas quand il va arriver, mais il arrivera. En ce qui concerne le nucléaire, les conséquences d'une fusion de coeur
sont telles qu'on ne devrait même pas se poser de question. Il faut sortir du nucléaire et ne pas en vendre. Il y a d'autres solutions pour vivre dignement.


Je suis complètement indifférent à payer le kwh plus cher. J'adapte ma consommation au prix pour que la multiplication soit constante. En matière d'énergie, il faut se rendre compte que la
facture est la multiplication d'un prix unitaire par un volume de consommation. C'est ce que font les allemands. Eux, ils anticipent à temps, pas nous.

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