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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 13:09

CL3Corinne Lepage, députée européenne et vice-présidente du Mouvement Démocrate, était l'invitée de la matinale de RFI, mardi 22 septembre.

Elle est revenue sur la conférence de l'ONU sur le réchauffement climatique, ainsi que sur le procès Clearstream.

RFI : Bonjour Mme Lepage.


-Corinne Lepage : Bonjour.


RFI : Une centaine de chefs d’Etats et de gouvernements se retrouvent aujourd’hui à New York au siège de l’ONU, pour tenter de donner un nouvel élan aux négociations internationales sur le changement climatique à moins de trois mois, de la conférence de Copenhague. Les discussions semblent dans l’impasse depuis de longs mois, en raison notamment des divisions des pays industrialisés et en développement sur les moyens de combattre le réchauffement. Est-ce que vous pensez que cette conférence va permettre de faire avancer les choses, de débloquer le dossier ?


Ecoutez, en tant que terrienne, je l’espère énormément, parce que la situation est extrêmement mauvaise, il faut dire les choses comme elles sont. C'est-à-dire que nous sommes grosso modo 25% plus mal que nous avions estimé devoir l’être en terme d’effets du réchauffement climatique, et donc que la réussite de Copenhague est un impératif humain, et que les négociations sont extrêmement mal parties, elles sont très mal parties parce que l’effort des américains à l’heure actuelle est encore faible, et on voit que le président Obama a beaucoup de difficultés actuellement aux Etats-Unis avec son plan santé.

RFI : Le plan climat-énergie a été adopté par la Chambre des représentants ; en revanche le Sénat traîne des pieds. L’idée selon laquelle l’écologie est l’ennemie de l’économie a la peau dure, elle a la vie dure aux Etats-Unis, non ?

- Oui, bien sûr. Mais, c’est une idée du 20 e siècle, ça. Parce que non seulement l’écologie n’est pas l’ennemi de l’économie, mais l’écologie est la seule de nature à permettre à l’économie de continuer, c’est ça qu’il faut comprendre ; que nous sommes rentrés dans un monde de rareté, en terme de ressources, indépendamment du changement climatique, et que l’économie a à s’adapter à la réalité des ressources dont nous disposons, tous, sur terre. Il n’y a qu’une planète dans l’état actuel des choses. Par conséquent, c’est à l’économie à se transformer, à créer de nouvelles richesses, de nouveaux métiers, de nouvelles activités, c’est tout ce qu’on appelle le « New Deal Green », le « Green New Deal », et l’économie verte.

RFI : Est-ce que tout de même pour les pays en développement, comme l’Inde ou la Chine, ce n’est pas irritant de recevoir des leçons de la part de pays industrialisés, qui ont assuré leur développement et leur croissance en polluant bien tranquillement ?

Bien sûr, et c’est pour ça qu’il n’est pas question de donner des leçons.

RFI : Mais, c’est un peu ce qui se passe pourtant…

Oui, il y a un côté néocolonialiste absolument incontestable. Ceci étant, la Chine est en train de faire un effort dans les technologies vertes absolument fantastique, sans précédent. La Chine a quasiment sur la table -j’allais dire- une petite voiture électrique à 5000 dollars, avec un tout petit réservoir d’essence. Ça va être la première à mettre ça sur le marché avant Peugeot, Renault et les autres. Il y a des efforts en termes d’énergies renouvelables immenses qui sont fait. C'est-à-dire que la Chine a compris qu’il y avait là un axe de développement économique. L’Inde, elle-même, s’y met. Dans le rang des pays industrialisés, le Japon a changé complètement son fusil d’épaule avec il y a un mois ou trois semaines, l’arrivée d’un nouveau Premier ministre social-démocrate, avec un engagement de réduction de 25% des émissions de gaz à effet de serre. Ceci étant, ce qui ne va pas c’est que les pays du Nord ne sont pas prêts du tout à mettre sur la table le montant de l’argent qu’il faudrait pour permettre au Sud de faire l’économie du passage par l’économie carbonée, et de faire les transferts de technologies nécessaires pour leur permettre immédiatement, ou très rapidement de disposer de l’énergie nécessaire à leur développement.

RFI : Et la crise économique ne facilite pas les choses bien évidemment…

Bien évidemment, la crise économique ne facilite pas les choses. Les marges de manœuvre des Etats industrialisés sont très courtes. Il va quand même falloir faire des efforts très importants. La Commission a annoncé le déblocage d’une somme entre 3 et 13 milliards d’euros, il en faudrait 100 milliards par an, bien entendu, pas seulement payé par l’Europe, pour permettre précisément de répondre globalement au changement climatique.

RFI : Est-ce que vous ne craignez pas, Corinne Lepage, une forme d’overdose d’écologie chez les citoyens ? On ne parle plus que de ça, avec des discours parfois très culpabilisants, avec des coûts financiers à supporter, voir la taxe carbone par exemple.

Je partage votre point de vue dans la mesure où je crois qu’il faut sortir de l’écologie pénalisante, punitive, culpabilisante , souvent du reste très malhonnête sur le plan intellectuel, car on fait croire aux gens qu’ils sont responsables alors qu’en réalité, ils ne sont que les victimes de choix qu’ils n’ont pas fait. Il faut quand même arrêter ! Ce ne sont pas les gens, vous et moi, tout le monde, qui avons décidé qu’il n’y aurait que des voitures à essence, avec de très grosses cylindrées. C’est pas vrai, ce n’est pas comme ça que ça marche. En revanche, je pense qu’il y a une manière de vivre beaucoup plus harmonieuse et beaucoup plus heureuse, en retrouvant le sens de la solidarité les uns avec les autres et en allant vers une répartition plus juste. Autrement dit, il y a un nouveau modèle à construire, c’est ce pourquoi personnellement je me bats. Il y a un nouveau modèle à construire qui n’est pas du tout pénalisant, mais qui est au contraire beaucoup plus euphorisant. Mais simplement, il faut sortir de certains types de discours, je suis d’accord avec vous.

RFI : Un mot du procès Clearstream, qui s’est ouvert hier. Dominique de Villepin a donné le ton avec une mise en cause très directe, très frontale du Président de la République. Il l’a accusé en quelque sorte d’abus de pouvoir. Est-ce que vous diriez que c’est un procès politique ?

Oui. C’est une première et j’espère que c’est une dernière, qui oppose un président de la République à un Premier ministre. Un président de la République qui, et je le dis en tant que juriste, à mon avis, ne devrait pas être partie civile dans cette affaire. Mais au-delà de ça, je pense que c’est une espèce de faux procès parce qu’il ne faut quand même jamais oublier que derrière cette affaire Clearstream, vous avez l’histoire des frégates de Taïwan ; que l’affaire des frégates de Taïwan est une affaire dans laquelle, il y a eu des rétro-commissions versées très probablement à des personnalités françaises et que toute cette affaire Clearstream dont on parle aujourd’hui n’aurait jamais eu lieu si le juge Van Ruynbecke ne s’était pas heurté au Secret Défense, s’il n’avait pas cherché à trouver le nom de ceux qui avaient reçu les rétro-commissions et s’il n’avait pas cherché à faire œuvre de vérité. Alors, on a aujourd’hui un procès, simplement, à mes yeux, ce n’est pas le bon, parce que le bon procès, ça aurait été celui des personnes qui ont reçu des rétro-commissions, qu’ils n’auraient jamais du recevoir et qu’ils auraient du reverser au Trésor Public français, plutôt que de laisser les contribuables payer à leur place les sommes auxquelles nous allons être condamnées.

C’est tout de même ce procès là qui se tient, qui s’est ouvert hier et qui va durer environ quatre semaines. Qu’est-ce qu’il faut en attendre ?

Bon, c’est une forme de règlement de comptes. C’est vrai que ça fait mal au cœur que dans une République comme la nôtre, qu’il y ait des officines de tout ordre, qui puissent ainsi s’exprimer. Mais, je ne suis pas persuadée, pour connaître un tout petit peu la manière dont fonctionne l’Etat, qu’il n’y ait des officines que d’un côté, et qu’il n’y en ait jamais eu de l’autre.

RFI : Ni que ce procès marque la fin des officines…

Espérons-le ! Malheureusement, je n’en suis pas absolument convaincue.

RFI : Merci Corinne Lepage. Bonne journée.

 

Source:

 

www.corinnelepage.eu

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