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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 09:50

index-copie-2Le déni n’est pas une politique. C’est un crime ! Telle est la conclusion à tirer du rapport que l’Agence européenne de l’environnement vient de rendre public lors d’un événement du Parlement européen intitulé « Leçons tardives venue de signaux précoces : science, précaution et innovation ». Chaque élu devrait lire ce rapport et s’interroger sur sa responsabilité.

Un premier rapport avait été publié en 2001. A partir de quatorze cas, de l’amiante à l’hormone de croissance, en passant par le Tributylétain jusqu’au Distilbène, il avait analysé les raisons pour lesquelles les signaux précoces de risques avaient sans cesse été évacués, entraînant des milliers de morts, des destructions massives, parfois irréversibles de l’environnement et des coûts collectifs immenses. Il avait proposé douze leçons à tirer pour éviter de renouveler ces erreurs.

Un deuxième rapport accablant

Ce deuxième rapport est accablant. Rien n’a changé, la stratégie du déni s’est même affinée. Tout d’abord, le rapport démontre qu’il se perpétue avec de nouvelles technologies ou produits qui s’appellent OGM, nanotechnologies, ondes et nucléaire.

Ensuite, le rapport explique comment les erreurs méthodologiques sont construites pour permettre le statu quo, malgré le progrès des connaissances, comment les mêmes études donnent lieu à des conclusions opposées grâce à la puissance des lobbys et de certains scientifiques.

Il conforte la position de tous ceux qui luttent contre les conflits d’intérêts dans les organismes d’expertise en soulignant la manière dont la connaissance scientifique est financée pour réduire au minimum la capacité de la contre-expertise et une évaluation raisonnable des études négatives lorsqu’elles existent. Ainsi, au niveau européen, moins de 1% des 70 milliards d’euros de fonds publics dépensés pour la recherche sur les nanotechnologies, biotechnologies et les NTIC ont été consacrés à une recherche sur les risques.

Il décortique la manière dont les lanceurs d’alerte ont été systématiquement déconsidérés, décrédibilisés dans leur travail et dans leur vie afin de retarder la prise en considération de leur découverte. Cette organisation du déni trouve son origine dans quelques secteurs industriels, qui ont d’autant plus intérêt à maintenir sur le marché leurs produits toxiques qu’ils n’en assument ni la responsabilité ni le coût social. Et elle n’est rendue possible que par l’inaction coupable des décideurs politiques.

Une agence qui n’est pas minée par les conflits d’intérêt

Fermer les yeux, lorsque l’intérêt général commande de donner la priorité à la vie humaine, au long terme, à l’innovation dans le sens du progrès humain, est une faute politique. Les politiques savent mais refusent de sortir du court terme en raison du temps de leur réélection, et de leur proximité, pour certains d’entre eux avec les quelques multinationales qui veulent imposer leur loi au reste du monde.

Il faut se réjouir que ce rapport émane d’une agence européenne, dont le financement est public. A l’inverse de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), elle n’est pas minée par des conflits d’intérêts et la présence parmi ses experts de personnes liées à l’industrie. Ainsi, ce rapport se révèle-t-il opportun pour trois raisons.

Le progrès oui mais pas sans les citoyens

Tout d’abord, il démontre l’intérêt que présente pour la santé des consommateurs européens, le maintien des ressources naturelles, la qualité de l’environnement, le développement au sens le plus large du terme. et l’expertise européenne lorsqu’elle est digne de confiance. Il ne peut y avoir de progrès européen sans confiance des citoyens dans les institutions européennes.

L’importance des lanceurs d’alerte

Ensuite, il propose une vision rationnelle de la manière dont l’innovation, la connaissance scientifique, le développement économique peuvent être liés dès lors que les priorités sont les bonnes, et que les outils appropriés sont mis en place : investissement dans la connaissance scientifique, statut des lanceurs d’alerte, application du principe de précaution et du principe pollueur-payeur par l’internalisation des coûts externes, fiscalité et indemnisation des dommages causés aux victimes et à l’environnement.

Renforcer le poids de la société civile

Enfin, le rapport propose l’organisation de la controverse scientifique grâce à la publication de toutes les études et la mise en ligne des données brutes permettant le partage de l’information ; le renforcement du poids de la société civile, la possibilité de contre-expertise indépendante, le changement dans les règles de charge de la preuve pour permettre une indemnisation rapide ; et une révolution dans les mécanismes de prise de décision avec une politique de gestion des risques et, la priorité donnée au capital, social, humain, naturel sur le capital financier. Ce rapport permet de sortir du débat biaisé par les lobbys pour mettre sur la table ce que sont nos vrais choix de société.

Corinne Lepage, Eurodéputée, Présidente de CAP21

article paru dans http://blogs.rue89.com/corinne-lepage/2013/01/25/les-couts-du-progres-chaque-elu-ferait-bien-de-sinterroger-229495

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Published by CAP21 BOURGOGNE - dans cap21-bourgogne
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commentaires

Dominique Bied 26/01/2013 14:13


Dans énorméments de secteurs d'activités, privés ou publics, de services à l'intérieur même des entreprises, il y a une carence dans la détection, l'interprétation, la qualité du diagnostic des
signaux faibles. La culture qui veut que l'on gagne de l'argent le plus vite possible, le plus possible, et à court terme pompe l'énergie des individus et les rend aveugles aux signaux faibles,
soit par le déni, soit par la négligence ou l'indifférence. Les équipes qualité dans les entreprises ont exactement le même problème par rapport aux équipes commerciales, de production, ou
d'études.


 


Mais cette culture ne disparaîtra pas tant que l'on ne changera pas la manière de compter le développement. Il est urgentissime de ne plus prendre le PIB tel qu'il est définit aujourd'hui comme
indicateur de richesse et donc, pour les états de changer les fondamentaux de la fiscalité. L'Europe, un des plus grand marchés économique du monde a tout son rôle à jouer dans ce défi.


 

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