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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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Jean Marc Collet

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 10:18

Benoit PetitLe débat public qui s’est emparé, voilà quelques jours, de la question de l’intervention française en Syrie révèle un changement profond de culture politique ; de culture de régime politique, pour être plus précis. Car le fait de réclamer un vote du Parlement autorisant le Président de la République - chef des armées et responsable devant le Peuple, qui l’a élu, de toutes ses décisions qui viseraient la défense de nos intérêts dans le monde - à engager une intervention militaire, de surcroît sans déploiement de troupes au sol, signifie purement et simplement que la Ve République est belle et bien une idée du passé.

 

Même les gaullistes (à supposer qu’il en existe encore de véritables) l’ont admis, à demi-mots. Voilà que nos glorieux élus UMP, héritiers auto-proclamés du Général (le pauvre), défendent désormais la prédominance de l’ONU sur toute décision militaire que nous serions amenés à prendre au nom de notre souveraineté nationale ; attendent les conclusions des Nations-Unies pour valider les renseignements que les services français ont recueillis ; réclament enfin un vote du Parlement pour contrôler la fonction présidentielle ! Il y a de quoi être surpris (et du côté du Front National, de se frotter les mains).

 

Contrairement aux apparences, ce changement de culture politique n’est pas le signal d’une envie de parlementarisme. Ce serait une bonne nouvelle si c'était le cas, du moins pour tous les partisans de la ‘6e’. En réalité, nous témoignons là d’une aggravation rapide et importante du sentiment de défiance du Peuple à l’endroit de ses responsables politiques. Et si l’on nous mentait ? Quels intérêts secrets poursuivent-ils en réalité ? Combien cela va-t-il encore nous coûter ? Vite, bloquons la décision : appelons-en au Parlement !

 

Cela fait froid dans le dos quand on y pense. Car nous ne sommes plus face à une affaire « Cahuzac », certes toute aussi révélatrice de la profondeur de cette crise de défiance, mais qui n’a finalement d’autre portée nationale que le regard éthique que l’on porte sur nos politiques. Ici, nous sommes face à une décision lourde de gravité, pour le monde mais aussi pour notre sécurité intérieure. Que dirions-nous de passagers qui, bien que n’ayant aucune confiance dans l’état de l’avion, montent néanmoins à bord ? Qu’ils sont soit suicidaires, soit désespérés. Surtout, qu’il est urgent de leur fournir un autre appareil, dans lequel ils monteront sans ressentir la peur au ventre !

 

Mon propos n’est certainement pas de juger la légitimité de la décision du Président de la République. A mon sens, elle l’est ; et je regrette que dans un tel contexte international, nos parlementaires de tous bords aient pris la responsabilité d’affaiblir inutilement la fonction présidentielle et le gouvernement (et eux-mêmes, par la même occasion). Mais ceci n’est que du court terme.

 

A moyen terme, nous devons très sérieusement nous poser la question d’un changement de Constitution. Le problème n’est pas François Hollande, ni Nicolas Sarkozy. Il n’est même pas la droite ou la gauche. Il est que nos règles ne sont plus adaptées à notre époque. Versez de la grenadine ou du Curaco dans un verre percé, le contenu se videra inexorablement dans les deux cas.

 

Penser une nouvelle Constitution, c’est réfléchir à qui nous sommes aujourd’hui. D’où nous venons, et comment nous comptons nous repositionner pour l’avenir. Qui décide en notre nom ? Comment est-il responsable devant nous ? Quels types d’élus nous voulons, quelle organisation administrative nous exigeons, la façon dont nous dialoguons entre nous… En un mot : comment nous reprenons confiance, et comment nous assurons à nos enfants un développement soutenable.

 

Combien de temps encore les Français vont-ils persister dans leur colère, légitime ou non, fondée ou non, peu importe car réelle ? Si la colère est un affect, stérile et anxiogène, le changement est en revanche l’expression de la Raison et de la Responsabilité. Nous avons besoin de ce débat national sur nos Institutions, comme un dépressif a besoin de soutien psychologique !

 

Les Comités « 6e » République doivent être revitalisés partout en France. Qu’ils s’ouvrent, surtout, à toutes les tendances politiques républicaines, pour constituer une force transpartisane capable d’informer des enjeux, d’animer les débats, de porter des réflexions et des propositions. N’attendons pas un alignement des partis pour discuter de la prochaine Constitution. Emparons nous du sujet et imposons le dans le calendrier des évolutions impératives de notre société.

 

Cela ne changera rien à nos soutiens immédiats, qu’ils soient favorables ou non à la majorité présidentielle : cette politique-là, aussi importante soit-elle, n’est pas au même niveau que la démarche de refonder notre « République ». Car voilà le seul sujet de réconciliation et d’unité nationales qui vaille d’être posé.  Par les Comités, nous en ferons un enjeu d’une présidentielle à venir : 2017 si la France ouvre les yeux maintenant, plus tard si elle tarde à admettre l’évidence.

 

Tous nos responsables politiques sont désormais contraints de choisir. Soit ils tirent les conclusions de cette rupture - profonde - de confiance institutionnelle, soit ils la dénient et prennent alors le risque que d’autres, moins bien intentionnés que les républicains, façonnent demain « leur » propre République. Soit ils montrent, sur ce sujet, une capacité à « déposer les armes » vis-à-vis du clan opposé, au nom de l’intérêt supérieur de la République (bref, ce que l’on appelle plus simplement de l’intelligence politique), soit ils persistent à montrer d’eux-mêmes l’image de godillots de partis, avares de « buzz » médiatiques, et soucieux de leurs intérêts personnels.

 

En un mot, ont-ils réellement le choix s’ils veulent sincèrement éviter la catastrophe sociétale.

 

Car n’en doutons pas : un Peuple qui n’a plus confiance en ses Institutions, est un Peuple perdu. La 6e République n’est pas une utopie sympathique pour révolutionnaire « bo-bo ». C’est la clé de notre développement soutenable, à tous !  

 

Benoît PETIT, Vice-Président de Cap21

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