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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 10:36

stethoscopeUn examen obligatoire prévu en octobre menace les postes occupés par des médecins diplômés hors de l'Union européenne.

Ils le savent tous, ils sont inscrits aux épreuves. Les examens de la PAE (procédure d'autorisation d'exercice) vont décider de l'avenir professionnel des médecins étrangers officiant dans les hôpitaux français, et commencent le 28 septembre 2011. Ils sont des milliers à en rêver car sans ça, ils ne pourront plus exercer en France. En effet, les dérogations dont ils bénéficient prennent fin le 31 décembre 2011.

La situation est grave pour ces centaines de médecins mais aussi pour l'état des hôpitaux publics français. La pénurie est réelle et le numerus clausus imposé au concours de médecine est montré du doigt. Les baisses importantes qu'il a subi dans les années 80 et 90 ont pour conséquence un manque cruel de praticiens hospitaliers aujourd'hui.

Une bouée de sauvetage dans beaucoup d'hôpitaux

Un vide comblé par les médecins étrangers. Ils ont été attirés par des salaires plus élevés que chez eux. La formation de qualité offerte par les CHU français a aussi joué dans leur choix. Ils ne sont pas moins de 15 000 à exercer en France. Parmi eux, 7000 diplômés hors de l'Union européenne selon les chiffres de la fonction publique. Un personnel soignant qui, sans annuler la pénurie existante, constitue une réelle bouée de sauvetage dans de nombreux services hospitaliers. Bouée de sauvetage rendue parfois possible par des contrats frauduleux. Certains de ces diplômés sont praticiens attachés dans des déserts médicaux, ou dans des spécialités délaissées (urgence, radiologie).

Dans un tel contexte, l'obligation d'obtenir la PAE semble être une mesure suicidaire pour l'hôpital public. Salem Ould Zein, président du syndicat des praticiens étrangers annonce 6000 inscrits pour les épreuves. 1500 d'entre eux occupent des postes à responsabilité dans nos hôpitaux et témoignent d'une ancienneté de 7 ans d'exercice en France. Dans leur cas, c'est un simple examen où il suffit d'avoir 10. La majorité d'entre eux y parviendront et garderont leurs postes.

L'inquiétude se porte sur les 4500 autres inscrits. Qui sont-ils ? Dans leur immense majorité des FFI (faisant fonction d'interne) qui font tout ou partie de leur internat en France après avoir terminé leurs études dans leur pays d'origine. S'y rajoute une poignée de médecins exerçant hors de l'Union Européenne désireux de venir s'installer en France, le ministère n'arrive pas à estimer leur chiffre car beaucoup donne une adresse fictive en France. Pour ces 4500 médecins, la PAE est un concours comme nous l'explique Imad. FFI syrien, il officie depuis 3 ans en Île-de-France. En pull violet, élégant et cravaté, il est heureux aujourd'hui de finir très tôt, 16h. Toujours mieux que les longues journées où Paris sommeille déjà quand le train le ramène de son hôpital de banlieue.

Un débit franc, un visage qui ne se dépareille pas de son sourire mais une pointe d'aigreur qui pique sous ses mots.

"Il y a un nombre de places limité. Dans ma spécialité, 5 places sur toute la France, ce qui est vraiment très peu." Toutes spécialités confondues, la PAE offre 200 places. Désespoir à peine voilé d'Imad, "Je suis le plus jeune inscrit. Un chef de clinique exerçant en Algérie et inscrit à la PAE sera meilleur que moi car il aura une plus grande expérience. Je n'ai pas une confiance entière en ma capacité d'obtenir une des cinq premières places."

 

Une situation injuste pour les FFI non européens

Autre injustice selon Imad, la discrimination envers les non européens. Pour un Italien ou un Roumain, pas besoin de passer des examens pour s'inscrire à l'ordre des médecins. Le constat sonne gravement dans sa bouche, "On peut être un bon médecin et ne pas être pris sous prétexte qu'on n'est pas européen." Une injustice qui se rajoute à bien d'autres, vécues depuis son arrivée en France. "Les FFI, c'est une grande histoire !" en rigolant à l'avance de ce qu'il va raconter.

 

Un salaire de 1230 euros qui a le défaut de ne pas augmenter avec l'ancienneté. Les internes français ainsi que la majorité des internes européens débutent avec 1500 euros de salaire et sont augmentés de 200 euros chaque année. Au bout de 3 ans, la différence de salaire peut faire pâlir de jalousie celui qui est naît en-dehors de l'UE. Imad rappelle ses longues années d'étude, son doctorat, son temps de travail égal à celui des internes français. Pourtant, "moi et la femme de ménage, on touche pareil." 

Si il obtient cette fameuse PAE, améliorera-t-il son train de vie ? Oui, cela lui donnera le droit de devenir chef de clinique-associé mais là des inégalités de salaire l'attendent encore. "Je pourrai prétendre à un salaire de 2400 euros alors qu'un chef de clinique français a son salaire hospitalier de 3000 euros en plus d'un salaire ajouté par l'université où ils donnent des cours. De plus, je me suis renseigné et les astreintes de chef de clinique-associé (travail le samedi et le dimanche) ne sont pas payées."

Maigre espoir

Alors, pourquoi s'être inscrit ? D'autant plus que pour lui, à l'horizon, un seul décor est planté, indépassable : la Syrie. Il espère y faire bénéficier ses compatriotes de sa formation française, "à la pointe du suivi des malades, de la prise en charge de la famille. Je ferai plus attention car tout cela n'est pas très développé là-bas."

Mais le retour au pays n'est pas envisageable pour l'instant. Ses parents le lui déconseillent. Un de ses amis est en prison. De plus, aux yeux de l'université syrienne, il lui manque 6 mois de formation française pour valider son internat. Revenir maintenant l'éjecterait à la case départ d'un nouvel internat. Une aberration à ses yeux. Il a expliqué son cas à l'APHP qui ne veut rien entendre. C'est la PAE ou rien.

Les 5 places dans sa spécialité que propose le ministère constituent donc son maigre espoir. S'il ne l'a pas ? Il envisage une fraude dans un "désert médical". La France après avoir profité de ces étrangers les menacent désormais dans leurs postes. Se tire-t-elle une balle dans le pied ? Selon le syndicat des praticiens étrangers, si la PAE garde son caractère obligatoire, le pays se réveillera le 1er janvier 2012 avec 3500 médecins en moins. La prochaine négociation entre le ministère de la santé et les syndicats aura lieu en septembre.

 

Article paru dans http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/68698/date/2011-08-13/article/medecins-etrangers-exploites-et-desormais-menaces/ le 13 aout 2011

 

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