CAP21 Bourgogne

8 Place du Théâtre

21000 Dijon

Armoiries Bourgogne Moderne (2)

L'équipe de CAP21 en Bourgogne:

Jean 2010

Jean Rapenne 

Délégué régional Bourgogne

Pour me contacter :

j.rapenne@cap21.net

       ----

Laurent-Houy-Chateau.jpg

Laurent Houy-Chateau

Délégué régional adjoint

l.houy-chateau@cap21.net

              ---

BC-1

Brigitte Compain-Murez

Déléguée départementale de la Nièvre

bcompain@orange.fr

            ---

  jrboisselotphoto3-1 (2)

Jean René Boisselot

Délégué départemental Saône et Loire

jrbois71@gmail.com

           ---

 

Benoit

Benoit Bordat

Délégué départemental Côte d'Or

bordatbenoit@aol.com

               ---

Evelyne

Evelyne Grandchamp Daragon

Déléguée départementale Adjointe Côte d'Or

edaragon@hotmail.com

            ---

Jean Marc Collet

Jean Marc Collet

Délégué départemental Yonne

jmcollet@sfr.fr

             ---

Johann-Bourgoin.jpg

Johann Bourgoin

Responsable des Jeunes CAP21 Bourgogne

johann.bourgoin@gmail.com

                 ---

Frederic.jpg

Frédéric Lacroix

Trésorier

flacroix21@gmail.com

            ---

Eugene 3

Eugène Krempp

Responsable Agriculture, Agriculture Périurbaine

eugene.k@free.fr

               ---

Joel-Grenier-2.jpg

Joël Grenier

Responsable des relations avec SDN21

 joelattic@yahoo.fr

             ---

Florence-copie-2

Florence Bardon Bertoux

Responsable EAU

flobarde@wanadoo.fr

            ---

Philippe.jpg

Philippe Desbrieres

Reponsable OGM, Santé Environnement

philippe.desbrieres@u-bourgogne.fr

                 ---

 

  riffaud.jpg

Jacques Hervé Riffaud

Responsable Mobilité

jh.riffaud@gmail.com

                 ---

Amandine.jpg

Webmaster :  Amandine
 

Rechercher

arton2551-eceef Elles ont tout des OGM, mais ne sont pas considérées comme tels. Les plantes mutées sont pourtant conçues en laboratoire, soumises à des évolutions génétiques à coups de pesticides, de chimie ou de rayons X, par mutagenèse. Elles arrivent maintenant dans nos assiettes. Sans réglementation, sans traçabilité, les plantes mutées pourraient même envahir la filière bio. Des paysans et des citoyens ont procédé à un fauchage de tournesols mutés en Isère, ce 14 juillet. Reportage vidéo. http://vimeo.com/45791725

« Dans l’huile de tournesol que vous achetez, il y a une partie issue de tournesols mutés. En région Rhône-Alpes par exemple, on sait qu’il y avait 30 % de tournesols mutés en 2011 », déplore Guy Germain, paysan dans l’Isère. « Aujourd’hui, c’est du tournesol ; demain, ce sera du colza, il faut que les consommateurs s’emparent du sujet. » Guy Germain est l’un des premiers agriculteurs condamnés pour le fauchage de colza transgénique en 1997 avec la Confédération paysanne. Ce 14 juillet 2012, il a récidivé. À l’appel du collectif des Faucheurs volontaires, il s’est déplacé à Auberives-sur-Varèze (Isère) pour procéder à un fauchage symbolique de tournesols mutés.

Les plantes mutées ont tout des OGM, mais ne sont pas considérées comme tels par la réglementation européenne. Ce sont des semences et des plantes soumises en laboratoire à la mutagenèse. On transforme artificiellement leurs gènes en projetant des rayons X, des agents chimiques ou des pesticides. Et on observe les transformations que cela engendre, en termes de résistance par exemple [1].

La mutagenèse, une pratique OGM ?

« Depuis les années 1950, les chercheurs travaillent sur des cellules qu’ils soumettent à un stress important : par irradiations – bombardements au cobalt ou rayons gamma – ou avec des produits chimiques très agressifs comme la colchicine. C’est ce stress qui provoque une mutation de gènes aussi appelée "mutation incitée" par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) », expliquait pour Basta ! Guy Kastler, du Réseau semences paysannes. « La connaissance aujourd’hui du génome de la plante rend la méthode de la mutagénèse intéressante économiquement et industrialisable. A partir du moment où l’on a la séquence génétique complète d’une plante, on repère immédiatement dans la cellule si un gène a muté ou pas et si la mutation est intéressante. » L’AIEA recense ainsi près de 3 000 variétés de plantes mutées de 170 espèces différentes dans le monde. Les recherches sur les plantes mutées commencent maintenant à être déclinées en cultures destinées à la commercialisation.

Pour la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, les plantes mutées ne sont pas des OGM. « Contrairement à la transgénèse, il n’y a pas, avec la mutagénèse, introduction d’ADN provenant d’une autre espèce. La réglementation européenne [2] est très claire : elle exclut de son champ d’application les variétés obtenues par mutagénèse », explique sa fédération départementale dans un communiqué dénonçant le fauchage symbolique. Le syndicat assure que « la mutagénèse n’est pas une pratique OGM ».

Herbicides partout, traçabilité nulle part

Pour Martine Chevalier, militante anti-OGM de la Loire, c’est tout le contraire : « Si la règlementation européenne sur les OGM sort la mutagénèse de son champ d’application, c’est bien qu’elle reconnaît que la mutagénèse fabrique des OGM, sinon elle n’aurait pas besoin de la sortir du champ d’application », pointe-t-elle. En étant exclues du champ d’application, les plantes mutées échappent à la réglementation sur les OGM et aux obligations d’évaluation, de traçabilité, d’étiquetage et d’information des citoyens.

Le problème avec les plantes mutées, c’est « la brutalité des stress chimiques ou ionisants de la mutagénèse incitée », estime Martine Chevalier. Il existe, par exemple, des variétés de tournesol muté obtenues à partir du système Clearfield, une technique alliant mutagenèses et herbicides, développé par la société BASF. « Actuellement homologué au Canada pour le canola et le maïs, le système Clearfield sera bientôt offert aux cultivateurs de blé », communique le géant de la chimie. Cette transformation génétique obtenue « au moyen de méthodes d’amélioration des plantes évoluées avec des herbicides de dernière technologie », selon BASF [3], ne choque pas la FNSEA, qui considère que « les variétés Clearfield ont été obtenues à partir de mutations naturelles »...

Des plantes mutées dans les produits bios ?

L’utilisation répétée d’herbicides comporte des risques sanitaires, pour les humains ou les abeilles (lire nos articles sur le sujet). Les plantes mutées ne sont soumises à aucune obligation de traçabilité. « Contrairement aux plantes transgéniques, il n’y a aucune obligation d’information du consommateur », rappelle Guy Kastler. Les plantes mutées peuvent même pénétrer la filière bio. « C’est la politique du fait accompli, dénonce Jean-Luc Juthier, producteur de fruits bios dans la Loire. Les récoltes de ces parcelles se retrouvent mélangées à celles de variétés conventionnelles, puis dans l’assiette. »

« De nombreux paysans ont mis en place des cahiers des charges pour une alimentation sans OGM de leurs animaux, ajoute Jean Vuillet, de la Confédération paysanne Rhône-Alpes. Comment les garantir quand il n’y a pas de traçabilité ? Nos responsables politiques doivent se positionner ». La région Rhône-Alpes a prévu un débat à l’automne sur les plantes mutées. Les Faucheurs volontaires appellent le gouvernement à intervenir pour que les plantes mutées bénéficient enfin d’une évaluation sanitaire et environnementale. « C’est une urgence environnementale, sociale et de santé publique », estime Jean Vuillet.

Face à « ce nouveau cheval de Troie des semenciers », ils étaient plus d’une centaine pour faucher symboliquement une parcelle de tournesols ce 14 juillet. Et pour apprendre à reconnaître un champs de plantes mutées d’un champs traditionnel afin de procéder à des « inspections citoyennes » (voir la vidéo).

Texte : Sophie Chapelle et Ivan du Roy

Vidéo : Sophie Chapelle

Photo : Marie Teyssot

Article parue: http://www.bastamag.net/article2551.html

Notes

[1] « La mutagenèse fait référence à toute production volontaire de variabilité génétique chez un organisme vivant, par l’utilisation d’agents énergétiques (rayons gamma, rayons X...), chimiques ou par culture de cellules exposées à des agents sélectifs comme un herbicide. » Source : Inf’Ogm.

[2] Télécharger la Directive 2001/18/CE relative à la dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement

[3] Voir le site de la firme.

 

Jeudi 9 août 2012 4 09 /08 /Août /2012 18:18
- Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Prochainement

Université de rentrée et congrès de CAP21 les 10 et 11 octobre à Angers

logocap21-copie-1.gif

 


 

 

 

   

CAP21

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

  • Flux RSS des articles

La revue de presse de CAP21

la revue de presse est gérée par Marie José Thouvenel  

Suivez CAP21 Bourgogne sur Facebook

Suivez CAP21 Bourgogne sur Twitter

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés