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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 20:40

arton13217-52a23Enquête - D'un côté, le droit de grève. De l'autre, la sécurité des sites nucléaires et le risque de pannes de courant. Comment les travailleurs de l'atome s'engagent-ils dans la mobilisation contre la réforme des retraites, et jusqu'où peuvent-ils aller ?

« Hier, nous avons réduit la production d’électricité de 3 000 mégawatts (MW)  », annonçait ce mardi 19 octobre, à midi Marie-Claire Cailletaud porte-parole de la CGT énergie. Réparti entre plusieurs sites (Chinon, Blayais, Tricastin mais surtout Flamanville qui a décidé une grève de deux jours et une baisse de 50% de l’activité), c’est donc l’équivalent de la production de trois réacteurs nucléaires qui était déjà lundi à l’arrêt en France. « Des assemblées générales sont prévues ce soir et mercredi matin pour décider des baisses de charges dans les centrales, ce qui laisse augurer de nouvelles baisses dès ce soir » , explique son collègue Eric Hugelmann, animateur du pôle production nucléaire à la CGT énergie. Après les raffineries, les centrales nucléaires pourraient-elles aussi se mettre en grève ? Avec quelles conséquences ? Éléments de réponse.

Comment ralentir l’activité d’une centrale ?

Petit rappel sur le fonctionnement d’une centrale. Dans le réacteur, la fission des atomes dégage de la chaleur qui va transformer l’eau en vapeur. Cette vapeur fait ensuite tourner une turbine, produisant ainsi de l’électricité. Pour réduire la production, il faut donc réduire la réaction nucléaire. « Une centrale nucléaire fonctionne un peu comme une chaudière, explique Eric Hugelmann. De la même manière que l’on diminue le feu d’une chaudière, on peut placer des “barres de commandes” dans la cuve afin de ralentir la réaction nucléaire et donc la production d’électricité ».

Bien sûr, une telle manœuvre prend plusieurs heures. Et il n’est pas question d’arrêter complétement la centrale. Pour des raisons de sécurité, un seuil minimum - d’environ un quart de la production maximale - doit être maintenu. Les équipes grévistes qui diminuent la production sont donc toujours tenues d’assurer toutes les manœuvres de sécurité pour vérifier si les normes de température et de puissance sont respectée. Le service minimum s’applique ainsi aux travailleurs de l’atome la décision prise il y a 30 ans du Conseil Constitutionnel relative au droit de grève dans les centrales nucléaires.

Risque-t-on la coupure de courant ?

« Il n’y aura aucune conséquence pour nos clients », assurait mardi EDF. De nombreux sites sont en effet « intouchables » et les syndicats ne peuvent y diminuer la production. Certains tournent déjà au ralenti pour des révision qui durent un mois environ. D’autres sont « non manœuvrables » pour la même durée : leur combustible est en fin de vie et il n’est plus possible de ralentir ou accélérer la réaction nucléaire. Enfin, plusieurs sites sont en « essai périodique de sureté », ce qui implique des tests à activité constante pendant un à quatre jours. Au final, les syndicats ne peuvent réduire la voilure que dans 24 des 58 réacteurs français. « C’est la première fois qu’autant de tranches sont à l’arrêt ! Certains arrêts sont justifiés mais on l’’impression que d’autres sont calés exprès les jours de grèves pour limiter l’impact de nos mobilisations. A Flamanville, une journée d’essai a été imposée mercredi, jour de grève, alors qu’elle aurait l’être plus tard », dénonce Eric Hugelmann.

Sur les sites en fonctionnement « normal », la marge de manœuvre reste cependant limitée. Le gestionnaire du réseau (RTE) peut en effet imposer aux centrales de cesser les baisses de charge. « En salle de commande, on reçoit un message sur le pupitre et une alarme avec un voyant rouge s’allume. C’est ainsi que l’on nous ordonne de cesser la baisse de charge ou même de remonter progressivement le niveau de production. Enfin, en cas de danger on reçoit par téléphone l’ordre de ne plus toucher à rien », témoigne Éric Hugelmann. Tout employé qui ne se plie pas à cette règle risque un conseil de discipline et une exclusion. De mémoire de syndicaliste, ce cas n’a failli arriver qu’une fois, en 1989. Lundi, RTE avait déjà pris les choses en mains. Selon la CGT, plusieurs centrales ont reçu l’ordre de cesser la baisse de charge et celle de Flamanville a été enjoint d’augmenter sa production. L’action des syndicats est très encadrée et, même en cas de grève massive, aucune coupure d’électricité n’est donc à craindre.

Comment compenser la perte de production électrique ?

Pour autant, l’impact de tels débrayages n’est pas nul. La production avait ralenti de 3 000 mégawatts lundi selon la CGT-énergie et pourrait encore baisser selon les décisions des assemblées générales prévues sur les différents sites. Or le thermomètre descend depuis plusieurs jours et la consommation d’électricité augmente. Sur le site RTE, on constate que la France est passée d’une consommation de pointe de 59 000 MW il y a quinze jours à 69105 MW ce mardi. Pour faire face aux pics de consommation, on recourt habituellement aux centrales thermiques. Problème, celles-ci sont aussi touchées par le mouvement de grève du secteur de l’énergie.

Au final, la France, habituellement exportatrice d’électricité en cette période, se retrouve aujourd’hui grande importatrice, d’une électricité sans doute plus lourde en carbone car provenant dans une moindre mesure du parc nucléaire. Près de 6 000 mégawatts étaient achetés à l’étranger lundi à l’heure de pointe, selon le site de RTE. Et cette situation devrait durer puisque, pour la première fois depuis le début du mouvement, des centrales devraient décider demain de journées de grève et de baisse de charge reconductibles. Si c’est le cas, la facture pourrait être très salée.

Le rédacteur :
Thibaut Schepman

http://www.terra-economica.info/Les-syndicats-peuvent-ils-utiliser,13217.html

 

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