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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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L'équipe de CAP21-LRC en Bourgogne Franche-Comté:

 

Sébastien Heroguelle

Délégué Régional Bourgogne Franche-Comté

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Benoit

Benoit Bordart

Délégué Départemental de la Côte d’Or

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Sonia Fisel

Déléguée Départemental Adjointe de la Côte d’Or

 

BC-1

Brigitte Compain-Murez

Déléguée Départementale de la Nièvre

bcompain@orange.fr

 

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Jean René Boisselot

Délégué départemental Saône et Loire

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Jean Marc Collet

Jean Marc Collet

Délégué départemental Yonne

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Maxime Bros

Responsable Départemental  des Jeunes CAP21 LRC Bourgogne

 

Frédéric Lacroix

Trésorier

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Eugène Krempp

Responsable Agriculture, Agriculture Périurbaine

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Joël Grenier

Responsable des relations avec SDN21

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Florence Bardon Bertoux

Responsable EAU

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Philippe Desbrieres

Reponsable OGM, Santé Environnement

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Jacques Hervé Riffaud

Responsable Mobilité

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Webmaster

 

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Nous sommes tous Charlie!

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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CAP21 Le Rassemblement Citoyen 81 Rue de Monceau 75008 Paris cap21infos@gmail.com 

10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 06:58

index-copie-6CAP21 recevait mardi 7 décembre à 19h00 à la Grande Taverne à Dijon le Collectif 21 Action citoyenne OGM.

 

Soirée animée par Philippes Desbrières, membre de CAP21, correspondant auprès du Collectif 21 action Citoyenne OGM.


Intervention de Jean Michot, correspondant départemental du Collectif 21 Action citoyenne OGM pour l'association Veille au Grain Bourgogne:


le Collectif 21 "Action citoyenne OGM" a été créé en 2003 à l’initiative du GAB 21 (Groupement des Agriculteurs Biologiques de Côte d’Or). Le collectif regroupe différentes associations, des partis et mouvements politiques (dont CAP21, Europe Ecologie), des citoyens.


La mise en place du Collectif résulte des questions que se posent les agriculteurs et les citoyens sur les cultures de semences transgéniques en Côte d’Or. Une charte a été rédigée par les adhérents du Collectif afin de définir les objectifs de cette structure. Le Collectif organise chaque année des conférences à l’intention du grand public et, par des campagnes d’information (communiqués de presse, pétitions, tracts, etc.), informe les médias. Il intervient aussi auprès des députés et sénateurs pour exiger plus d’informations sur l’innocuité des OGM. Par ses diverses actions, le collectif veut être acteur et faire contre pouvoir face aux lobbyings agrochimiques des 5 multinationales présentes sur le marché de l’agrofourniture en semences et produits phytosanitaires chimiques de synthèse. C’est avec les petits moyens financiers qu’apporte chaque association et le travail des volontaires et militants membres du collectif que notre groupe essaie de faire entendre sa voix. Le Collectif est membre de Veille au Grain http://veilleaugrain.org/


Intervention de Geneviève Codou-David, Professeur de Biologie-Ecologie Naturaliste et témoignage de Jean-Marie Pétey, faucheur volontaire de Vigilance OGM21 :


« Les OGM ne cessent de faire débat et, dès la prononciation du sigle, ils soulèvent dans l’opinion publique, des inquiétudes et des interrogations légitimes que les citoyens ne manquent pas d’exprimer.


L’approche sur les enjeux alimentaires, agricoles, économiques, éthiques et sur les risques sanitaires, environnementaux des OGM, se voulait impartiale et accessible à tous.


Les choses dans ce domaine évoluent très vite aussi bien sur le plan technique que sur le plan politique. Un peu d’histoire : avant l’émergence des biotechnologies, l’amélioration génétique des graines s’est faite par sélection variétale. Depuis les débuts de l’agriculture dans le monde, une grande richesse de variétés s’est développée. Les plantes cultivées se sont ainsi adaptées à des  conditions de sol et de climat très différentes.

Ensuite la sélection traditionnelle a été bouleversée avec l’apparition des biotechnologies type culture in vitro et la fabrication des OGM. 


L’exposé de l’auteur présenta alors un cours technique illustré de croquis explicites sur les différentes étapes de la création d’un OGM. Mais surtout pas d’amalgame et Geneviève Codou-David insiste : il ne faut pas confondre d’une part, les OGM confinés en laboratoire qui sont essentiellement des microorganismes utilisés à des fins de recherche ou pour élaborer des médicaments (insuline) ou des additifs alimentaires et, d’autre part, les plantes génétiquement modifiées (PGM) qui sont destinées à être cultivées en plein champ, commercialisées et consommées.


Il ne faut pas confondre aussi les plantes OGM qui font l’objet de recherches et d’expérimentation en plein champ et les plantes OGM cultivées à grande échelle, commercialisées et consommées. D’autres techniques de biotechnologie sont utilisées pour la fabrication des OGM comme la mutagénèse qui amènent à parler d’OGM cachés. Mais quelles que soient les techniques, se pose la question éthique de la brevetabilité du vivant. Geneviève Codou-David nous mène habilement du laboratoire au champ. Elle signale les essais d’expérimentation effectués sans tenir compte de l’impact environnemental et que les faucheurs volontaires ont dénoncés par leurs actions médiatiques. La culture de ces plantes génétiquement modifiées comme le maïs Monsanto Bt 810 est actuellement interdite en France. Cependant, les demandes d’autorisations de commercialisation et d’utilisation des PGM ne cessent d’augmenter.. Par son exposé, Geneviève Codou-David nous montre que les surfaces cultivées de PGM dans le monde représentent en 2010134 millions d’hectares soit 9% des terres cultivées. En raison des moratoires imposés dans certains pays, l’Union Européenne ne compte que 0,09 millions d’hectares de terres cultivées en PGM. Geneviève Codou-David nous indique aussi les chiffres qui classent les principaux pays producteurs de PGM ainsi que les pourcentages des principales PGM cultivées à savoir le soja, le maïs, le coton et le colza. Un chapitre important porte sur les gènes transférés qui sont les gènes de tolérance à certains herbicides et les gènes de résistance à certains insectes ravageurs comme par exemple la production d’un insecticide issu du Bt (Bacille de Thuringe) pour le maïs et le coton. Certaines PGM peuvent tolérer un herbicide et produire elles-mêmes un insecticide..


Ce travail de sélection des plantes qui se fait dans des laboratoires de biologie où officient  scientifiques et techniciens, prive les paysans de la liberté de sélectionner ou de replanter eux-mêmes leurs propres semences. Les paysans sont donc contraints d’utiliser une technique qu’ils ne maîtrisent pas ! La conférence se poursuit ainsi sur les risques économiques et sociaux, (dépendance accrue des agriculteurs, pouvoir absolu de quelques firmes, main mise sur les ressources génétiques mondiales, brevet déposé sur les variétés végétales sélectionnées) et les risques agronomiques et environnementaux (adventices résistantes aux herbicides, flux de pollens incontrôlables, contamination par le sol, coexistence impossible des PGM et de l’agriculture biologique…). L’absence d’études épidémiologiques scientifiques à long terme et à grande échelle sur les risques toxicologiques ne peut que susciter la méfiance des consommateurs échaudés par les crises sanitaires comme celle de la vache folle ou de l’amiante. La réglementation définie par l’Union Européenne concernant les autorisations commerciales, les règles d’évaluation, d’étiquetage et de traçabilité ne prêtent pas non plus à un mouvement d’optimisme général chez les citoyens. Geneviève Codou-David les invite d’ailleurs et surtout à se poser la question : quels risques pour quels avantages ? »


Jean-Marie Pétey, faucheur volontaire, militant actif, a présenté les actions de Vigilance OGM21 : comment s’organise un fauchage ? Comment s’est déroulé le procès de Marmande ? Quels sont les pénalités pour un faucheur ? Comment les faucheurs financent-ils leurs actions ? Quels sont leurs soutiens des politiques ? L’importance des pesticides sur la santé ? Jean-Marie a souligné l’importance des actions de veille en rappelant le procès de Gilles-Eric Séralini qui s’est tenu à Paris fin novembre, procès où est intervenu Corinne Lepage. (CAP21 soutient les lanceurs d’alerte).


CAP21 rappelle qu’il est possible d’aider les faucheurs volontaires par des dons, contact : petey.jean-marie@neuf.fr  

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 08:49

Aujourd'hui, 15 août 2010, une vigne génétiquement modifiée résistante au court noué a été neutralisée par les Faucheurs Volontaires à l'INRA de Colmar. Cette même parcelle avait déjà été coupée par Pierre Azelvandre le 7 septembre 2009. Quelques jours auparavant, le tribunal administratif de Strasbourg avait annulé l'autorisation de cet essai – déjà en place depuis 5 ans – estimant que celle-ci, délivrée par le ministère de l'agriculture, était illégale. L'INRA a fait appel de cette décision. Le procès de Pierre Azelvandre pour destruction de biens destinés à l'utilité publique s'est tenu le 7 octobre 2009 et a abouti à une condamnation à une amende de 2000 euros.

La question de la définition des biens destinés à l'utilité publique se pose.
Le court-noué est une virose de la vigne transmise par des vers microscopiques piquant les racines. Cette maladie est rare dans la région où la parcelle GM a été plantée. L'intérêt scientifique de cette expérimentation est également mis en doute par le fait que cette maladie est mineure et que l'on sait déjà la gérer. : on arrache les pieds infectés puis on laisse reposer la terre pendant plusieurs années. La rotation des cultures a des vertus connues depuis des siècles : les temps de jachère entre 2 plantations de vigne reconstituent les réserves du sol et sont écologiquement et économiquement indispensables. D'autant que, le secteur viticole connaissant une crise de surproduction, supprimer les périodes de repos du sol aggrave cet excédent, fait baisser les cours du vin, et crée finalement une augmentation de la dépense communautaire liée aux primes d'arrachage et aux distillations exceptionnelles. Dans certaines régions où le foncier est inabordable et où les zones AOC sont totalement occupées, ce repos de la terre est difficilement envisagé pour des motifs économiques de rentabilité à outrance.
La mise sur le marché de porte-greffes GM résistants au court-noué inciterait donc les viticulteurs à développer des pratiques agricoles néfastes des points de vue sanitaire, économique et écologique.

En tant que vignerons, cavistes, restaurateurs et professionnels du vin, nous soutenons sans réserve l'action des Faucheurs Volontaires d'OGM du 15 août 2010 qui les a amenés à neutraliser l'essai de vignes génétiquement modifiées de l'INRA de Colmar. Nous sommes contre les essais de cultures d'OGM en plein champ, parce que nous considérons que :

- les champs d'expérimentation d'OGM sont le premier pas d'une démarche commerciale visant à imposer, avec l'aval de la Commission européenne, des cultures actuellement non autorisées, et surtout non plébiscitées ni par la population ni par les professionnels.

- cet essai est inutile et inabouti : les fleurs ayant été supprimées, cette étude ne peut statuer sur le possible passage d'éléments du transgène dans le fruit ou le vin.

- nous ne pouvons fermer les yeux quand les firmes brevètent le vivant et rendent dépendants de leurs plants et semences, agriculteurs, vignerons, travailleurs de la terre.

 

Singnez la pétition: http://lapetition.be/en-ligne/petition-7980.html

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 08:37

Communiqué de France Nature Environnement:

 

Les chiffres sont formels : avec l’engagement du Grenelle de tripler les surfaces en bio d’ici 2012, les demandes de conversions vont bon train... à tel point que les financements de l’Etat pourraient manquer ! Réaction de FNE, France Nature Environnement.


Les surfaces en bio explosent…

L’augmentation du nombre d’exploitations en bio n’a jamais été aussi forte en France, avec 3 769 nouvelles exploitations en 2009 et une hausse des surfaces en conversion de 86%. La tendance se confirme en 2010[1].

Pour Jean-Claude Bévillard, responsable des questions agricoles à FNE : « Même si on est encore loin de l’objectif de 6% des surfaces en bio d’ici 2012, la dynamique engagée sur les conversions est un signe très positif. Un cap politique ayant enfin été fixé, les agriculteurs s’engagent plus sereinement dans cette nouvelle démarche. »

… le budget s’essouffle !

L’Etat a prévu d’aider ces conversions, mais malgré les nombreuses alertes de France Nature Environnement, les budgets sont insuffisants pour faire face à la demande.

Marie-Catherine Schulz, chargée de mission agriculture à FNE, précise : « D’après nos informations, selon les régions, 15 à 25% des demandes de conversions risqueraient de ne pas être honorées, faute de budget disponible. »

Pour Jean-Claude Bévillard : « Il serait totalement inacceptable que les conversions soient freinées par un manque de crédits. La France s’est engagée à tripler ses surfaces en bio, elle doit maintenant trouver les moyens nécessaires pour mettre en œuvre cet engagement. »

FNE demande instamment au Ministre de l’agriculture de trouver une solution pour répondre à l’ensemble des demandes de conversions à l’agriculture biologique.

[1] Source : Agence Bio
http://www.fne.asso.fr/fr/agriculture-biologique--victime-de-son-succes-.html?cmp_id=33&news_id=1757&vID=1
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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 18:01

soja100 000 : c’est le nombre d’hectares de culture OGM en Europe, contre 134 millions dans le reste du monde. Les Etats européens exercent souvent une clause de sauvegarde pour s’opposer à la culture de certains OGM sur leur territoire. De fait, en 12 ans, seuls deux agréments ont été donnés : le premier pour le maïs Mon810 de Monsanto en 1998, et le second à la culture de la pomme de terre Amflora (Cf. Synthèse de presse du 3/03/10). La Commission européenne, qui cherche à convaincre les Etats réticents depuis des années, veut modifier la procédure d’autorisation des plantes génétiquement modifiées. Proposant un compromis, elle serait sur le point d’accorder plus de flexibilité aux Etats pour interdire les cultures d’OGM sur leurs territoires sans avoir à recourir à une clause de sauvegarde. En contrepartie, Bruxelles disposerait d’un système centralisé européen avec une procédure d’autorisation des OGM plus rapide, les Etats cessant de s’opposer à l’approbation de nouvelles variétés transgéniques. L’article 26bis du projet dispose que "Les Etats membres peuvent prendre les mesures nécessaires pour éviter la présence accidentelle d’OGM dans d’autres produits". La proposition devrait être définie en juillet 2010 avant d’être soumise au Conseil des ministres et au Parlement. Dans un premier temps, la Commission sera tenue par le programme défini par le Conseil des ministres de l'Environnement le 4 décembre 2008 qui demande de renforcer l’évaluation des plantes génétiquement modifiées avant autorisation.

Pour Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement entre 1995 et 1997, eurodéputée et membre fondatrice du Comité de recherche et d’information indépendante sur le génie génétique, le projet de la Commission n’est pas un gain. La Commission ne fait que "tirer les conséquences d’un état de fait" : la résistance de plusieurs Etats. "Ces propositions dessinent en filigrane un recul incontestable sur l’étude des effets à moyen et long terme des OGM. Les semenciers ont obtenu de ne plus réaliser systématiquement des études à quatre-vingt-dix jours sur les rats. On tourne le dos au principe de précaution. […] Il n’y a à ce jour aucune recherche publique sur l’impact sanitaire des OGM".

 

Le Monde (Hervé Morin, Philippe Ricard) 10/06/10 - Journaldelenvironnement.net (Célia Fontaine) 07/06/10

http://www.genethique.org/revues/revues/2010/juin/20100610.1.asp

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 19:35

  Agriculteur conventionnel en Poitou Charentes, Paul a été intoxiqué par un pesticide, reconnu en maladie professionnel, il tient depuis à parler haut et fort de son cas afin d'encourager les autres victimes à sortir du silence et à ouvrir un dossier de reconnaissance.

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 21:05

Campbell hamster blue fawnEn 2009, près de 3% des terres agricoles étaient couvertes d'OGM avec 134 millions d'hectares, selon l'ISAAA qui chaque année fait état des cultures d'OGM dans le monde. Et le dossier des OGM alimentaires - dont de très nombreuses pages restent encore floues à ce jour - pourrait bien s'alourdir prochainement alors qu'une nouvelle pièce en provenance de Russie est sur le point d'y être ajoutée. 

Celle-ci prend la forme d'une étude, dont les résultats les plus frappants viennent d'être présentés à la presse en Russie dans le cadre de l'ouverture dans ce pays des Journées de Défense contre les Risques Environnementaux. Elle est même évoquée par Jeffrey Smith, fondateur de l'Institute for Responsible Technology aux Etats-Unis et auteur de référence dans le monde des OGM avec notamment son ouvrage Seeds of Deception (littéralement « les semences de la tromperie ») publié en 2003. Menée conjointement par l'Association Nationale pour la Sécurité Génétique et l'Institut de l'Ecologie et de l'Evolution, cette étude russe a duré deux ans avec pour cobaye des hamsters de race Campbell, une race qui possède un taux de reproduction élevé.  Ainsi, le Dr Alexey Surov et son équipe ont nourri pendant deux ans et d'une manière classique les petits mammifères, à l'exception près que certains d'entre eux ont été plus ou moins nourris avec du soja OGM résistant à un herbicide importé régulièrement en Europe.

Au départ, quatre groupes de cinq paires (mâles / femelles) ont été constitués : le premier a été nourri avec des aliments qui ne contenaient pas de soja, le second a quant à lui suivi un régime alimentaire qui comportait du soja conventionnel, le troisième a été alimenté avec en complément du soja OGM et enfin le quatrième groupe a eu des plateaux repas dans lesquels la part de soja transgénique était encore plus élevée que dans ceux du troisième.

 

A la fin de cette première phase, l'ensemble des quatre groupes a eu en tout 140 petits. L'étude s'est poursuivie dans une deuxième phase par la sélection de nouvelles paires issues de chacun de ces premiers groupes. Et dans la logique du déroulement, les nouvelles paires de la deuxième génération ont elles aussi eux des petits, créant de fait la troisième et dernière génération de cobayes. Ainsi, il y a eu au final 52 naissances parmi les spécimens de troisième génération qui n'ont pas consommé du tout de soja, 78 parmi ceux qui ont consommé du soja conventionnel. Mais le troisième groupe, celui qui a été nourri avec du soja OGM, n'a eu que 40 petits, dont 25% sont morts.

Et pire, dans le groupe qui a mangé le plus de soja génétiquement modifié, une seule femelle a réussi à donner naissance, soit 16 petits au total dont 20% sont finalement morts. Ainsi, à la troisième génération, les hamsters qui, pour les besoins de l'étude ont eu dans leur menu une part importante de soja OGM, n'étaient plus capables de se reproduire... Mais une autre surprise de taille a été observée : certains de ces hamsters issus de la troisième génération se sont retrouvés avec des poils... dans la bouche, un phénomène d'une extrême rareté.

Voici les photos publiées par Jeffrey Smith dans son billet.

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Quelles conclusions peut-on tirer de cette expérience ? A ce stade, aucune, comme le reconnaissent eux-mêmes les scientifiques qui ont fait ces observations. D'ailleurs, leur étude qui doit être rendue public dans ses détails en juillet prochain, ne pourra être reconnue comme valide uniquement dans la mesure où elle sera publiée dans une revue scientifique internationale avec un comité de relecture par des pairs. Cependant, même si cette récente étude ne permet pas de tirer de conclusions définitives, elle pourrait déjà malgré tout constituer un tournant dans l'approche global des aux OGM agricoles qui sont aujourd'hui consommés dans le monde par des millions d'animaux d'élevage et d'être humains depuis leur avènement en 1996. Car en effet, pouvoir effectuer une étude d'une durée aussi longue (deux ans) est tout à fait rare tant les semenciers qui font la promotion des OGM agricoles veillent au grain, de peur que l'étude en question ne soit pas en leur faveur : « Des scientifiques qui découvrent que des OGM provoquent des effets inattendues sont régulièrement attaqués, tournés en ridicule, voient leurs crédits de recherches stoppés, et sont mêmes renvoyés », explique Jeffrey Smith dans son billet repris notamment par The Huffington Post et qui évoque l'étude du Dr Surov et de son équipe en Russie. Et pouvoir effectuer des tests pendant deux ans est d'importance capitale selon les associations écologistes. Celles-ci estiment que deux ans représentent une durée suffisante pour mesurer les effets chroniques d'un produit ou d'une molécule, et notamment d'un pesticide. Or, jusqu'à présent, les plantes OGM qui sont consommés dans le monde sont dans une très large majorité des plantes qui accumulent dans leurs cellules un ou plusieurs pesticides (soit par absorption extérieure soit par une production permanente). De plus, les études de plus de trois mois sur des mammifères (généralement des rats) nourris à ces OGM-pesticides sont toutes aussi rares. C'est pourquoi des « lanceurs d'alerte » (l'équivalent français du terme « whistle blowers », littéralement ceux qui soufflent dans le sifflet) dénoncent régulièrement cette situation et demandent à ce que les OGM agricoles soient évalués comme des pesticides à part entière. Autre grand problème : les organismes d'évaluation se basent toujours sur des études faites par ou pour les semenciers et ne possèdent pas de moyens financiers suffisants pour effectuer eux-mêmes des expertises ou contre-expertises. A ce jour, les évaluations d'OGM conduites financées par des fonds publics se comptent sur les doigts d'une seule main.

 

Selon Jeffrey Smith, l'étude du Dr Surov et de son équipe pourrait bien « déraciner » une industrie qui vaut plusieurs milliards de dollars. L'affaire est donc à suivre, mais quoi qu'il en soit, depuis l'introduction en 1996 dans l'environnement et dans la chaîne alimentaire de produits agricoles transgéniques (issus de semences dans lesquelles y sont ajoutées un ou plusieurs gênes étrangers afin de conférer à la plante une propriété spécifique), les risques qui y sont liés restent encore très largement inconnus car très peu observés faute d'études suffisamment longues et indépendantes, mais aussi à cause du refus des semenciers de publier leurs propres études (sauf sous la contrainte juridique) pour des raisons de stratégies industrielles et commerciales. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le principe de précaution dans ce domaine semble effectivement illusoire alors que les incertitudes scientifiques qui demeurent devraient justement le mettre au cœur du processus d'évaluation. 

 

Cet absence de précaution large mais aussi de transparence vis-à-vis du public nuisent d'ailleurs aux OGM agricoles expérimentales (dit de seconde génération) qui ne peuvent pas être évalués dans les meilleures conditions puisque ceux qui sont actuellement sur le marché ne l'ont été que partiellement (le proverbe de la charrue avant les boeufs...). 

 

Car l'ennui au fond c'est que nous tous, les consommateurs, sommes au bout de cette chaîne alimentaire: alors finalement dans l'histoire, qui sont réellement les cobayes?

 

Sébastien Portal

 http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-portal/250410/ogm-l-etude-russe-qui-pourrait-deraciner-une-industrie

http://www.sebastienportal.eu

 

Published by Jean Rapenne - dans Agriculture
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 12:33
Une étude publiée dans une revue internationale de recherche montre la toxicité de trois maïs Ogm du semencier américain Monsanto, a annoncé vendredi le Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (Criigen, basé à
« Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces Ogm n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés »,a indiqué à l'Afp Gilles-Eric Séralini, de l'université de Caen, un des auteurs de l'article publié dans l'International Journal of Biological Sciences.

 

« A chaque fois, pour les trois Ogm, les reins et le foie, qui sont les principaux organes réagissant lors d'une intoxication alimentaire chimique, ont des problèmes », a poursuivi cet expert membre de la Commission pour la réévaluation des biotechnologies, créée en 2008 par l'UE.

Universitaires de Caen et Rouen et chercheurs du Criigen se sont basés sur les relevés fournis par Monsanto aux autorités sanitaires pour obtenir le feu vert à la commercialisation, mais ils en tirent des conclusions différentes après de nouveaux calculs statistiques. Selon le Pr Séralini, les autorités sanitaires se basent sur la lecture des conclusions présentées par Monsanto et non sur celles de l'ensemble des chiffres. Les chercheurs ont, eux, pu obtenir l'intégralité des documents après décision de justice. « Les tests de Monsanto, réalisés sur 90 jours, ne sont à l'évidence pas assez longs pour pouvoir dire si cela déclenche des maladies chroniques. C'est pourquoi nous demandons des tests d'au moins deux ans », a ajouté le chercheur.

Les scientifiques demandent en conséquence la « ferme interdiction » de l'importation et de la culture de ces Ogm. Ces trois Ogm, MON810, MON863 et NK603, « sont approuvés pour la consommation animale et humaine dans l'UE et aux Etats-Unis » notamment, précise M. Séralini, « Dans l'UE, seul le MON810 est cultivé dans certains pays (surtout en Espagne), les autres sont importés ». Une réunion des ministres de l'UE est prévue au sujet des MON810 et NK603 lundi, selon lui.
Source AFP

20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 20:21

Corinne Lepage a reçu ce matin au Parlement européen le rapport d'un nouveau centre de recherche indépendant sur la nécessité d'améliorer l'évaluation des risques des plantes transgéniques en Europe.

 

Christoph Then, directeur de l'ONG TestBiotech et co-auteur du rapport, a indiqué à Mme Lepage, 1ère Vice-présidente de la Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire, que "les techniques employées pour créer des plantes transgéniques perturbent bien plus les mécanismes d'expression des gènes que ne l'affirme le lobby de l'industrie biotech. Ces perturbations peuvent entraîner des effets inattendus, et donc des risques nouveaux, de la part des plantes transgéniques, notamment sous des conditions de stress."

 

Mme Lepage a déclaré: "Nombre d'études indépendantes montrent que les risques des OGM sont mal évalués en Europe. Il est temps que l'EFSA et la Commission prennent en compte d'autres avis scientifiques que ceux fournis par les compagnies biotech elles-mêmes. En tant que parlementaire, je ferai tout mon possible pour rendre l'expertise européenne transparente, pluraliste et contradictoire. Les enjeux sanitaires, environnementaux et sociaux des nouvelles technologies sont trop importants pour que l'on continue à sacrifier le principe de précaution sur l'autel des intérêts des commerciaux."

 

Ce rapport confirme l'analyse et les propositions qu'avaient faites Corinne Lepage dans le rapport remis pour la présidence français en juin 2008, dont certaines avaient été reprises par le conseil des ministres de l'environnement de décembre 2008, mais qui n'ont toujours pas été traduites dans les faits. Corinne Lepage a affirmé sa volonté de reprendre le sujet de l'expertise et de l'évaluation des OGM dans le cadre de son travail de parlementaire.

 

Corinne Lepage s’est réjouit par ailleurs du refus hier des ministres européens de l’Agriculture de permettre un projet d’autorisation d'importation des maïs OGM (MON 88017, MON 89034 et Pioneer 59122xNK603) par les Américains Monsanto. Elle avait du reste écrit préalablement au Ministre de l’Agriculture Bruno Lemaire pour l’alerter sur le sujet.

10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 14:24
Appel à la manifestation le 17 Octobre a Reclesne!
19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 19:18



Bio, mais pas local.
C'est un paradoxe, et surtout une réalité

dans les rayons français.

Alors que la production en mode

biologique prône le respect de l'environnement, l'essor rapide

de la consommation de ce type de produit a pour effet un recours

massif aux importations, et donc au transport sur longue distance de

marchandises. La preuve que la sortie de la confidentialité de ce

marché de niche est difficile, voire mal maîtrisée.


En 2008, le marché a affiché une croissance de 25 %, à 2,6 milliards

d'euros. Entre 2000 et 2007, la hausse était déjà de 10 % par an.

Revers de la médaille, en 2008, tous produits confondus, les

importations se sont élevées à 30 %, contre moins de 20 % en 2005,

selon l'Agence Bio, organisme public chargé de la promotion du

secteur. La France manque de lait bio, de céréales, surtout de fruits et

légumes.

 

 


lire la suite: article du Le Monde du 1 septembre 2009

et signez la pétition
http://www.jesigne.fr/bio21 " Des terres pour l’agriculture bio en Côte d’Or !"

Jean Rapenne

Published by Jean Rapenne d'après Le Monde du 1 septembre 2009 - dans Agriculture
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La revue de presse de CAP21

la revue de presse est gérée par Marie José Thouvenel  

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