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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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L'équipe de CAP21-LRC en Bourgogne Franche-Comté:

 

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 14:22
Un insecte parvient à résister au coton OGM censé l'éradiquer
LE MONDE | 08.02.08 | 15h21  •  Mis à jour le 08.02.08 | 15h21

our la première fois, un insecte est parvenu dans la nature à développer une résistance à une toxine produite par une plante génétiquement modifiée pour l'éradiquer. Helicoverpa zea, une noctuelle ravageuse du coton, vient d'administrer aux Etats-Unis une démonstration brillante de la théorie de l'évolution : quand une population est soumise à une pression de sélection, la survenue de mutations peut favoriser sa perpétuation.
Un tel phénomène de résistance aux toxines sécrétées par des OGM avait déjà été induit en laboratoire. Mais il n'avait encore jamais été détecté dans les conditions d'agriculture réelle, rapporte un article mis en ligne le 7 février par la revue Nature Biotechnology.
Bruce Tabashnik et ses collègues de l'université de l'Arizona y présentent leur compilation d'une décennie d'études conduites sur six espèces d'insectes visés par des toxines produites par des cotons et des maïs transgéniques cultivés en Australie, en Chine, en Espagne et aux Etats-Unis. A ce jour, notent-ils, seule Helicoverpa zea est parvenue à résister à une toxine, Cry1Ac, produite à partir d'un gène tiré de la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt).
Les premières chenilles de papillon résistantes ont été détectées à partir de 2003, dans des champs de l'Arkansas et du Mississippi. Certaines étaient capables de survivre à des doses de toxine 500 fois plus élevées que celles tuant ces insectes, dans les mêmes parcelles, avant l'introduction de ce coton dit Bt.
MAINTIEN DE ZONES "REFUGES"
Pour faire face à ce phénomène de résistance, les promoteurs des OGM préconisent le maintien de zones "refuges", semées en plantes conventionnelles, où sont conservées des populations d'insectes sensibles à la toxine ayant pour avantage de "diluer" par croisement le caractère résistant des individus mutants.
Cette stratégie semble fonctionnelle, mais à condition que les refuges soient "abondants", prévient M. Tabashnik : en Arkansas, où 39 % de la population d'Helicoverpa pouvaient trouver pitance dans des champs non OGM, la résistance a pu apparaître et pourrait, au rythme actuel, être totale d'ici neuf ans.
Au contraire, en Caroline du Nord, où ce pourcentage de refuge était de 82 %, la fréquence de la résistance sera encore presque nulle dans dix ans, prédit-il.
 
Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 09.02.08
 
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 07:11
AP - Lundi 4 février, 14h48

PARIS - Une majorité de Français (72%) juge "important" de ne pas consommer des produits contenant des OGM, selon un sondage CSA diffusé lundi par Greenpeace à la veille de l'examen au Sénat du projet de loi sur les cultures OGM.

Par ailleurs, ils sont 71% à penser que le "sans OGM" doit être véritablement sans OGM et non un "sans OGM" contaminé jusqu'à 0,9% du produit vendu, comme le texte le prévoit. Pour Greenpeace, ce seuil de 0,9% est "inacceptable" et ne correspond à aucune nécessité juridique ou scientifique.

Arnaud Apoteker de Greenpeace France estime que "la volonté des citoyens est sans équivoque! Une très grande majorité d'entre eux (...) veut consommer des produits sans OGM". Dans un communiqué, il dit attendre des sénateurs "qu'ils s'inscrivent dans l'esprit du Grenelle et surtout qu'ils respectent la volonté permanente des citoyens qui ne veulent pas des OGM en votant une loi de protection". Pour lui, "l'adoption en l'état de ce projet de loi de contamination serait un véritable déni de démocratie".

- sondage réalisé à domicile les 30 et 31 janvier auprès d'un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP

25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 15:42
JDLE 25-01/2207

Hier, le tribunal administratif de Rennes a suspendu un projet d’épandage de lisier. Même s’il doit encore statuer sur le fonds, c’est une nouvelle victoire pour l’association Eau et rivières de Bretagne, dont la mobilisation a déjà contribué, en octobre dernier, à la condamnation de l’Etat, jugé responsable par le même tribunal des «marées vertes».

Le projet, autorisé le 9 août 2007 par le préfet d’Ille-et-Vilaine, consiste à transporter plus de 34.000 tonnes d’eaux souillées pour apporter 138 tonnes d’azote à 3.000 hectares de parcelles agricoles, dans le cadre d’un groupement d’intérêt économique (GIE) baptisé «Terre eau». Le GIE rassemble 44 exploitations agricoles d’Ille-et-Vilaine, dont 13 se situent au-delà du seuil d’obligation de résorption défini dans les cantons en zone d’excédent structurel (ZES). 65 communes sont concernées, la plupart désapprouvant vivement ce projet. La chambre d’agriculture et la coopération d’utilisation de matériel agricole (Cuma) soutiennent, elles, ce projet.

Dans la décision de justice datant du 24 janvier, le juge critique «l’insuffisance de l’étude d’impact», et les «difficultés d’assurer le contrôle du respect des prescriptions techniques en raison de l’importance du projet» qui créent un «doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté litigieux».

Le juge se repose également sur le dossier d’une commission d’enquête qui, dans un rapport du 31 janvier 2007, a émis un avis défavorable au projet. Plusieurs points négatifs ont été retenus. D’une manière générale, «le choix économique y est mis en avant et l’étude des autres solutions envisageables et de leur impact comparé sur l’environnement est traitée […] trop succinctement.»

Plus précisément, le rapport constate qu’«en ce qui concerne l’étude d’impact, force est de constater que le chapitre consacré aux transports de lisier, qui est le fondement même du projet, a été éludé en deux pages (188 et 189) et que les conséquences de ces transports en matière de consommation d’énergie, de production de gaz à effet de serre, de sécurité routière, de risque de dégradation du réseau routier n’ont pas été abordées dans le dossier initial». Les associations de protection de l’environnement ont avancé le chiffre de 120.000 kilomètres par an, soit l’équivalent de «trois fois le tour de la terre». Un cabinet a calculé 80.000 kilomètres par an.

La commission constate par ailleurs que la substitution de l’azote minéral par l’azote organique n’est que partiel, et que la quantité de l’azote minéral réellement économisé n’est pas connue. Enfin, «les bilans phosphore et azote présentés globalement sur l’ensemble du plan d’épandage dissimulent des risques de surfertilisation bien réels».

Last but not least, le projet «présente des risques réels de dégradation de la qualité de l’eau des rivières, ce qui n’est pas acceptable». Les parcelles d’épandage sont en effet souvent situées le long des rivières de la Seiche, du Semnon et de leurs affluents. La commission «n’est pas du tout convaincue que le plan d’épandage présenté par l’enquête publique va contribuer à améliorer la qualité de l’eau en amont du bassin versant de la Vilaine […]. Pour ce qui est du bassin versant du Semnon, le bureau d’études admet même qu’il y a un risque de dégradation!».

«Le tribunal a été cohérent avec sa précédente décision relative aux marées vertes (1), en choisissant la prévention», se félicite Jean-François Piquot, porte-parole d’Eau et rivières de Bretagne qui parle d’une «grande victoire pour la protection de l’eau». Il regrette toutefois que le vrai rempart contre les pollutions soit le tribunal, et non l’Etat.

21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 20:51
Un reportage de Véronique Blanc et Annie Tribouart.

Des tomates à l’Acephate, des poires à l’Isofenphos, de la salade à l’Endosulfan… des noms étranges pour accompagner nos aliments… des pesticides en fait interdits en France à cause de leur dangerosité. Et, pourtant, régulièrement, on en retrouve dans nos fruits et légumes. Pourquoi ces produits hautement toxiques retirés du marché s’invitent-ils dans nos assiettes ? Quelles sont les filières qui permettent de s’approvisionner en produits interdits ? Quelles conséquences sur la santé des consommateurs ?

http://envoye-special.france2.fr/emissions/38381612-fr.php

 

Bon appétit

20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 21:40

André Pochon est né le 1er septembre 1931. Pionnier d’une agriculture durable et écologique, il a reçu la Légion d’honneur en 2001. Il est l’auteur de plusieurs livres à succès sur les techniques agricoles. Son dernier ouvrage, intitulé « Les sillons de la colère », est sorti en 2002


C’est dans les années 70, quand l’Inra a prescrit une nouvelle méthode d’élevage, que tout s’est dégradé. Désormais, c’est vache ou cochon, pas les deux. Les porcs deviennent des « objets » agroalimentaires, entassés dans des lieux hermétiques où ils vivent sur leurs déjections. Les voilà traités aux antibiotiques. Alors soudain, en 1980, j’ai ouvert les yeux.

Ce spectacle a été le déclic : devant moi, quelques traces de ma prairie ancienne, une touffe verte par-ci par-là et encore... Mon pré d’habitude si riche, si frais, n’est plus. Ça me fait mal au cœur. J’ai encore le souvenir de ce paysage paradisiaque, symbole d’une agriculture en pleine forme. Et là, face à moi, se profilent mes champs de maïs et de soja, assoiffés d’engrais pollueurs et de pesticides en tout genre ! Alors, soudain, ce jour de 1980, j’ai ouvert les yeux et j’ai décidé de sauver ma terre.
Dix ans auparavant, j’avais craqué lorsque ma mère, débarquant dans ma ferme, m’avait dit : « Dédé Pochon, pourquoi tu ne suis pas le progrès comme tout le monde ? Plante du maïs ! » Tu parles, quel progrès ! Ces nouvelles cultures furent à l’origine de la pollution des nappes phréatiques de la Bretagne. Les chercheurs avaient tout faux et ma mère aussi. Alors, marche arrière toute ! Terminé le temps où je suivais les « moutons » de l’agriculture française. Tournant le dos aux méthodes antinature, je reviens à la source. Avant même que le concept soit évoqué, je deviens le précurseur de l’agriculture durable. Malheureusement, ce ne fut pas le cas de tous les paysans français.
Car tout a basculé dans les années 70, lorsque l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) change de méthode d’élevage. D’une technique danoise, voilà que la France se met à l’heure hollandaise. Oubliée l’image des cochons se nourrissant aux pis des vaches. Les porcs deviennent des objets dits « agroalimentaires ». Ils ne sont plus nourris au bon lait mais au maïs, comme dans les campagnes hollandaises. L’Inra préconise aussi la monoculture, en d’autres termes la spécialisation des productions. Au choix : soit on élève des cochons, soit des vaches mais plus les deux en même temps. D’une méthode traditionnelle, les agriculteurs de France passent aux techniques industrielles. Entassées dans des porcheries hermétiques aux rayons solaires, les pauvres bêtes vivent sur leurs propres déjections. Au bout de sept ou huit ans de travail dans des conditions pareilles, même les éleveurs souffrent de lésions pulmonaires dues à l’ammoniac dégagé par l’urine, qu’ils respirent en permanence. Quant aux animaux, attaqués par des maladies diverses, les voilà traités quotidiennement aux antibiotiques. Bon appétit, consommateurs ! Et ce n’est pas fini : il s’ensuit une politique d’engrais azotés que les scientifiques de l’Inra conseillent aux paysans français. Du coup, à cette époque, les rares prairies sont fertilisées à outrance. Tous les dix-huit jours, le bétail est ramené sur les mêmes parcelles et, à chaque fois, c’est le même rituel : 50 kilos d’azote par hectare. Un vrai désastre pour la nature ! Pourtant, j’avoue avoir été séduit, comme beaucoup, par cette nouvelle agriculture de masse. Ma seule faute : avoir laissé tomber la production porcine pour me consacrer à la production laitière. En 1971, les trois quarts de mon champ étaient recouverts par de l’herbe. Quatre ans plus tard, sur les 25 hectares de ma ferme, 16 sont envahis de maïs et de soja. Adieu, ma prairie ! Bonjour les ennuis ! Pollution, production en chute, bref, rien ne va plus. Alors, j’ai voulu réparer mon erreur. Mon produit miracle ? Le trèfle blanc. Cette plante a des propriétés écologiques aujourd’hui reconnues. Elle est plus appétissante pour les bêtes et elle capte directement l’azote dans l’air. Inutile alors d’ajouter des engrais. Ni une, ni deux, au placard les conseils de l’Inra. Je me suis mis à 100 % au trèfle. Avec mes camarades du Centre d’études techniques agricoles (Ceta), que j’ai créé en 1954, on a réfléchi et on a même peaufiné la méthode. Résultat : des prairies plus belles que jamais. On n’avait jamais vu ça par chez nous. Au début, seuls les gens de Saint-Mayeux étaient curieux et passaient chez moi. Aujourd’hui, les paysans accourent de toute la France pour voir mon exploitation 100 % écolo. Chercheurs, politiques, citoyens, tout le monde vient visiter ma ferme, ce modèle d’agriculture responsable. Jusqu’à trois autocars en même temps ! Grâce à cette technique, je suis devenu le premier producteur de lait de mon village et le pionnier dans le secteur du trèfle blanc. Du coup, mon exploitation est restée propre. Pari réussi ! Même l’Inra a approuvé notre méthode.
D’autant que, du point de vue économique, tout le monde y gagne. Car pour faire des bénéfices, mieux vaut revenir à une alimentation à base d’herbe pâturée et de bon foin. Le système maïs-soja est une gabegie économique et écologique. La preuve, il en coûte cinq fois plus de nourrir une vache avec ce système qu’avec mon pré. Heureusement, aujourd’hui, grâce à mes actions auprès de l’Inra et des autres agriculteurs, il y a désormais des prairies à base de trèfle blanc sur tout le territoire. Reste un regret : les écoles d’agriculture n’enseignent pas ce procédé. J’ai créé mon petit paradis en sauvegardant l’environnement, mais il faut juste croiser les doigts pour que mes six petits-enfants aient, eux aussi, la main verte.

André Pochon est né le 1er septembre 1931. Pionnier d’une agriculture durable et écologique, il a reçu la Légion d’honneur en 2001. Il est l’auteur de plusieurs livres à succès sur les techniques agricoles. Son dernier ouvrage, intitulé « Les sillons de la colère », est sorti en 2002

20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 21:14
Source
 Eaux et Rivières de Bretagne

Il n'a pas peur du ridicule, notre ministre de l'écologie : il préfère voler au secours des préfets laxistes, que de défendre la qualité des eaux et l'application de la loi !
Le tribunal administratif de Rennes, par jugement du 27 septembre 2007, a condamné les préfets des Côtes d'Armor et du Finistère, qu'il estime responsables des marées vertes. Cette décision a été rendue à la demande de quatre associations : Eau & Rivières de Bretagne, De la source à la Mer, Sauvegarde du Trégor, et Halte aux marées vertes. (voir le jugement pdf 1,2 Mo)
Pour condamner les préfets, les magistrats ont détaillé les multiples carences et comportements fautifs de ces hauts fonctionnaires dans la prévention des excédents de nitrates qui arrivent dans les baies et provoquent leur envahissement par les ulves : régularisations massives d'élevages illégaux, dysfonctionnements des conseils départementaux d'hygiène, retards dans l'application des directives européennes, validation d'études d'impact insuffisantes ...
On s'attendait à ce que le Ministre en charge de la protection des eaux douces et du littoral, s'appuie sur cette condamnation pour demander aux préfets de Bretagne d'appliquer normalement la loi. Enfin !
Et c'est l'inverse qui se produit : le ministre vient de décider de faire appel de cette condamnation. Le dossier sera donc réexaminé d'ici quelques mois par la Cour Administrative d'Appel de Nantes.
Monsieur BORLOO et ses services n'ont pas peur du ridicule, car à l'évidence, le laxisme des préfets ayant déjà été à maintes reprises analysé, démontré, confirmé par de nombreux rapports officiels et jugements, on ne voit pas pourquoi les magistrats de la cour administrtaive d'appel auraient une appréciation différente sur l'action de l'Etat.
D'ailleurs, dans un précédent recours concernant la qualité des eaux du Blavet, (voir l'info de la semaine 20 de 2006), le ministère de l'écologie s'est déjà pris les pieds dans le tapis en voulant défendre un préfet dont la décision était injustifiée au plan de la protection de l'eau.
Eau & Rivières attends donc avec sérénité l'issue de cet appel et fera évidemment tout pour qu'une seconde leçon soit donnée au ministre qui préfère défendre les préfets que l'eau des bretons. 

12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 16:04
 Le Conseil économique et social régional (CESR) s'est penché dernièrement sur la question.
Christophe Monot, membre de la commission Aménagement des territoires et agriculture, en était l'un des rapporteurs.
Le Bien public - Les Dépêches : Comment la commission en charge de cette question a-t-elle procédé ?
Christophe Monot : « Nous avons d'abord défini les caractéristiques de la Bourgogne agricole. C'est une zone intermédiaire, c'est-à-dire qu'elle a des handicaps naturels, qui reposent sur des sols à potentiel limité, un climat rude, un relief contrasté... Malgré ces difficultés, ce territoire est adapté et même propice à des productions distinguées par des appellations de qualité. En chiffres, l'agriculture bourguignonne peut paraître puissante. Elle est la 3e région en colza, la 4e en céréales. Elle est dans le peloton de tête en ce qui concerne l'élevage allaitant. Pourtant, en y regardant de plus près, nous constatons qu'elle est fragile. Exemple avec la Fièvre catarrhale ovine. Quand nous avons qu'un seul modèle de développement avec un seul client - l'Italie - le moindre petit risque sanitaire, et c'est toute une filière qui est en difficulté. »
BP-LD : Qu'est-ce que l'agriculture durable ?
C. M. : « Le concept de développement durable, issu du rapport Brundtland présenté en 1992 à la conférence de Rio, vise à répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Trois piliers, d'une même importance, sont à prendre en considération : il faut que cela soit durable économiquement, socialement et d'un point de vue environnemental. Attention à ne pas s'arrêter qu'au dernier point ! Un exemple ? On s'aperçoit qu'aujourd'hui une grande partie des produits bio consommés en France est importée en avion ou en camion. En terme de bilan carbone, ce n'est pas l'idéal ! »
BP-LD : Quelles ont été les principales propositions du CESR auprès du conseil régional ?
C. M. : « La première est de renouer les liens entre la société et l'agriculture. Un énorme fossé s'est creusé entre les deux. Il faut également aider les agriculteurs de certaines filières courtes. Exemple avec le bio. Certains ont été subventionnés, mais au final ils n'ont pas eu de débouché, de marché organisé, et se sont retrouvés en difficultés. Le conseil régional doit également poursuivre sa politique en matière d'installation de jeunes agriculteurs et intervenir sur la formation des agriculteurs tout au long de la vie. Il faut aussi développer la recherche dans le domaine de l'agriculture durable. Enfin, le CESR propose à la région de réfléchir à l'avenir des territoires bourguignons pour pouvoir réagir rapidement en cas de profond changement de la Politique agricole commune. L'enjeu de l'agriculture de demain sera à la fois de produire plus tout en produisant mieux avec le minimum d'impacts négatifs sur l'environnement. »
Propos recueillis par C. B.

 
9 janvier 2008 3 09 /01 /janvier /2008 22:23

FRANCE INFO - 9 janvier 2008 

Le MON 810, le seul maïs transgénique cultivé en France, a un "impact négatif sur la faune et la flore", selon le rapport remis aujourd’hui par la commission. Ce qui devrait pousser le gouvernement à activer la clause de sauvergarde qui interdira provisoirement la culture du Mon 810.

 

Lors de sa conférence de presse hier, Nicolas Sarkozy avait promis de recourir à la clause de sauvegarde pour suspendre la culture du Mon 810 en France, "en cas de doute sérieux".

Et c’est par ce terme, très exactement, que le président de la Haute Autorité provisoire sur les OGM, a présenté ses conclusions à Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie : Jean-François Le Grand parle de "doute sérieux" sur l’usage de ce maïs transgénique, le seul cultivé à des fins commerciales en France.

Dans son rapport, la Haute Autorité fait ainsi état de risques scientifiques nouveaux, comme "la dissémination à longue distance, sur plusieurs dizaines, voire centaines de km —alors que les précédentes études portaient sur plusieurs dizaines et centaines de mètres—".

Le rapport fait également état de l’impact négatif du Mon 810 de la firme Monsanto sur la faune et la flore, notamment le lombric et les micro organismes.

Une clause utilisée par six pays européens

Le gouvernement s’est donné 24 à 48 heures pour faire connaître sa décision sur l’activation ou non de la clause de sauvegarde. Cette clause permet à un pays européen d’interdire un organisme génétiquement modifié autorisé par l’Union européenne, à condition de le justifier par des éléments scientifiques nouveaux. Elle est actuellement utilisée par six pays.

Et la France devrait sans doute suivre cet exemple : le gouvernement avait déjà annoncé mardi le report de la loi sur les OGM que le Sénat devait examiner la semaine prochaine. Le texte sera finalement présenté aux sénateurs le 5 février. Et ce pour "se donner le temps d’un débat serein sur le sujet" selon le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez.

Cela avait été salué comme un "premier pas" par José Bové et la quinzaine de militants anti-OGM qui observent une grève de la faim depuis le 3 janvier dernier. Ils réclament tous l’interdiction de la culture du Mon 810 en France.

Céline Asselo

La revue de presse de CAP21

la revue de presse est gérée par Marie José Thouvenel  

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