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CAP21 - Le Rassemblement Citoyen

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Jean Marc Collet

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CAP21 Bourgogne Le Rassemblement Citoyen


CAP21 Le Rassemblement Citoyen

CL2Présidé par Corinne Lepage, Eurodéputée, CAP21 Le Rassemblement Citoyen est un mouvement politique, écologiste, humaniste et citoyen, issu de la société civile, qui s'inscrit résolument dans le respect des principes républicains et démocratiques. Nous défendons des valeurs fondamentales auxquelles nous vouons notre action : La protection durable de la vie humaine et de la biodiversité doit être la priorité. Les notions d'éthique et de responsabilité doivent être placées au cœur de l'économie de marché qui n'est qu'un outil au service du développement durable.  Le principe de précaution devient un principe d'action politique.  La solidarité doit être affirmée face à l'exclusion.  La mondialisation doit être régulée au bénéfice de l'Homme et de la Planète.  Le sens de la démocratie doit être retrouvé......    La défense de ces valeurs n'est  ni de droite, ni de gauche, le développement durable est tout simplement le droit à la vie, c'est dans ce droit et le respect de l'autre que nous nous inscrivons. Aussi, toutes les femmes et les hommes de bonne volonté voulant un avenir pour les générations futures sont invités à nous rejoindre. 

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 15:01

yves-lenoir-photo-c-b.jpgPrésident de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus, Yves Lenoir était, ce dimanche, au cinéma Devosge, à Dijon, pour participer à une conférence sur les conséquences du nucléaire (1).

Combien d’enfants sont concernés par la catastrophe de Tchernobyl, 27 ans après ?

« L’Institut de protection Belrad à Minsk (avec laquelle est en lien son association) a constitué “un Atlas” des zones à risques qui ne dépendent pas uniquement de la contamination du sol, mais aussi des habitudes alimentaires, de la nature des sols. Dans les 22 % du territoire considéré comme contaminés – au-delà de 40 000 becquerel par m² de césium – sont concernés 300 000 enfants environ. »

Quels sont les problèmes de santé les plus rencontrés ?

« Dès 1989, on a vu apparaître le sida des radiations. Les maladies infectieuses ordinaires ne guérissent pas car le système immunitaire est défectueux. Il y a eu ensuite beaucoup de nodules thyroïdiens. Des cancers sont apparus en 1990. Il y a après les maladies cardiaques, des cataractes touchent des enfants de 12 ans. Il y a aussi la fatigue. Dans les zones les plus contaminées, les cours à l’école sont passés de 45 à 25 minutes. La situation ne s’est pas vraiment améliorée car actuellement, aussi bien en Ukraine qu’au Bélarusse, 80 % des enfants sont malades. »

Y a-t-il des liens entre Tchernobyl et Fukushima ?

« Les Japonais ont été les premiers à manifester de la solidarité après l’accident de Tchernobyl. Et une petite fondation japonaise, installée à Minsk depuis 1995, a établi une relation avec Belrad. Après Fukushima, ils se sont immédiatement rencontrés et dès septembre 2011, des livres ou documents sur la situation après Tchernobyl ont été traduits en Japonais. Des membres de Belrad ont été aussi rencontrés les associations sur place. »

Avez-vous des retours sur la situation au Japon ?

« C’est très différent de ce qui s’est passé dans l’ex Union Soviétique. C’est bien pire car à l’époque de la Perestroïka, la société civile était extrêmement vivante. Les laboratoires fonctionnaient à la mode soviétique : ils avaient des budgets et il y a eu beaucoup d’études et de recherches. On n’a pas du tout ça au Japon. Après Tchernobyl, les gens évacués ont été vite relogés. Au Japon, les gens sont logés dans des espèces de containers ou dans des gymnases. En revanche, pour la protection de la population, c’est mieux au Japon. Certes, ils les maintiennent dans des zones très contaminées, mais les parents sont beaucoup mieux informés des risques alimentaires. D’après les premières mesures, la contamination interne des enfants est beaucoup plus faible que celle que l’on a pu voir au début des années 90 en ex URSS. »

(1) Conférence organisée par Cap21, les Amis de la Terre de Côte-d’Or, Nature et Progrès 21, Greenpeace, Résonances, le Théâtre des Deux Trémas, le Rassemblement Citoyen et Europe écologie Les Verts.

Article paru dans le Bien Public le 22 avril 2013 http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2013/04/22/tchernobyl-80-des-enfants-sont-malades

Yves Lenoir. Photo C. B.

Published by CAP21 BOURGOGNE - dans Sortir du Nucléaire
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:03

FUKUSHIMA - En écrivant ce texte, c'est l'image des mères de Fukushima qui me revient en tête et leur rencontre lorsque je me suis rendue au Japon en août 2011. Je partage leurs inquiétudes pour l'avenir et pour leurs enfants face à un mal invisible.

Je pense aussi au plus de 19.000 personnes décédées lors du tremblement de terre et du tsunami qui a suivi.

 


Le rappel de l'accident de Fukushima est évidemment l'occasion de faire un point de la réalité d'une part, des leçons qui ont pu être tirées d'autre part de cette catastrophe

 

Le Japon panse toujours ses plaies. La détresse de ceux qui sont partis comme de ceux qui sont restés dans des zones dans lesquelles toute activité reste quasiment impossible est immense. Certes, des efforts de nettoyage ont été entrepris par le gouvernement japonais mais outre le fait qu'ils aboutissent à des millions de mètres cubes de déchets radioactifs dont personne ne sait que faire, ils ne peuvent évidemment pas être à l'échelle du problème.

Progressivement, des anomalies thyroïdiennes apparaissent chez des enfants et le niveau de la radioactivité n'est évidemment pas revenu à ce qu'il était avant l'accident, qu'il s'agisse de la contamination aérienne ou de celle des aliments. La stabilisation définitive des installations de la centrale nucléaire n'est pas acquise dans la mesure où en particulier les piscines sont toujours à la merci d'un nouveau tremblement de terre qui pourrait entraîner des conséquences dramatiques.

En revanche, les choix énergétiques du Japon ont changé

Deux centrales seulement sont en fonctionnement et si le gouvernement japonais nouvellement élu a affirmé sa volonté de faire redémarrer un certain nombre de centrales, l'opposition massive du peuple japonais est telle que pour le moment il n'en est rien.

La consommation électrique du Japon a baissé massivement cependant que des investissements très importants ont été faits dans les énergies renouvelables et la conception même du fonctionnement de la société pour réduire la consommation énergétique.

En réalité, deux leçons au moins peuvent être tirées de ce qui s'est passé au Japon:

  • La première leçon est que l'impensable peut se produire y compris dans les pays les plus industrialisés dans la mesure où les méthodes d'évaluation des risques utilisés dans le domaine nucléaire ont failli.

  • La seconde leçon est qu'aucun État n'est en mesure d'assurer la sécurité de ses populations et de faire une priorité de leur santé en cas d'accident nucléaire non seulement en raison de la désorganisation mais surtout en raison de l'absence de moyens financiers permettant d'y faire face.

Ceci conduit directement aux leçons qui ont pu être tirées de Fukushima en Europe et en France: des stress tests, dont l'ambition a été considérablement revue à la baisse à cause de la pression française, ont mis en lumière les failles des centrales européennes et ont permis de chiffrer à 25 milliards d'euros environ les investissements pour mettre ces centrales aux normes de sécurité nécessaires.

Ce rapport conduit à 2 constats:

  1. un relatif échec des instances de sûretés nationales qui n'ont pas été capables de déceler ces insuffisances avant Fukushima

  2. et une disparité dans les règles imposées aux différentes centrales européennes

A titre d'illustration, le degré d'exigence allemand est infiniment plus élevé que le degré d'exigence français. Dans ce contexte, il est pour le moins préoccupant que notre pays qui, dans sa communication vante les mérites d'une Europe de l'énergie, prenne une position aussi opposée à toute avancée dans ce domaine, refusant à la fois un contrôleur des contrôleurs au niveau européen et une réflexion sur les assurances et la responsabilité dans le domaine nucléaire.

Un texte sur la sécurité nucléaire va être voté cette semaine au Parlement européen mais compte tenu de l'opposition française, il risque fort de perdre l'essentiel de sa substance lorsqu'il va revenir devant le Conseil.

Quant aux leçons tirées en France, elles sont des plus modestes

Certes, les autorités de sûreté reconnaissent aujourd'hui qu'un accident nucléaire n'est malheureusement pas impossible en France. Mieux encore, elles tentent d'évaluer le coût d'un accident. Ce sujet que j'avais abordé voici deux ans en reprenant le chiffre confidentiel de l'époque de 90 milliards d'euros est passé de 400 à 600 milliards selon André Lacoste, ancien président de l'autorité de sûreté nucléaire. Aujourd'hui, le rapport de l'IRSN le chiffre comme pouvant atteindre 5800 milliards d'euro.

Pour autant, rien n'a réellement changé en France en raison en particulier du manque criant d'argent à la fois pour investir dans la sécurité des centrales nucléaires (car l'essentiel des fonds disponibles a été utilisé et l'est encore dans des acquisitions à l'étranger) et pour se préparer en cas d'accident. En particulier, la question de l'assurance, qui enfin a été abordée par la Cour des Comptes, monte en puissance.

L'industrie nucléaire est en effet une des seules au monde (avec les biotechnologies et ce n'est pas un hasard) à n'être quasiment pas assurée. Le plafond maximal en cas d'accident nucléaire prévu par les conventions internationales et en effet de 1,5 milliard d'euros et, la contribution d'EDF s'élève aujourd'hui royalement à 91 millions!

Compte tenu des évaluations du coût d'un accident nucléaire et de la reconnaissance de sa potentialité, l'absence d'assurance n'est plus acceptable. Sauf que le risque financier est tellement élevé que bien évidemment aucune compagnie d'assurance et de réassurance ne peut le prendre en charge. Ceci devrait du reste conduire des responsables politiques à se poser la question de savoir s'ils acceptent à titre personnel d'assumer un risque qui n'est pas assurable.

Quoi qu'il en soit, la seule solution ne pourrait venir que d'un fonds dédié, alimenté par les français dans le cadre de leur police d'assurance responsabilité civile ou dans un cadre équivalent, ce qui, bien entendu, est particulièrement inacceptable dans la mesure où il s'agit d'une application du principe victime-payeur, le payeur n'ayant été de surcroît même pas consulté. Si le coût de l'assurance devait être compris dans le prix du nucléaire, ce qui serait la logique, le coût du kilowattheure nucléaire serait alors probablement supérieur à celui de toute énergie renouvelable. On touche là une réalité.

Le coût du nucléaire est en réalité en dehors de nos moyens

De plus, malgré le débat sur la transition énergétique -qui ne décolle pas- les flux financiers continuent à être largement fléchés sur le nucléaire qu'il s'agisse de l'EPR, de ITER, d'ASTRID ou encore des 150 millions d'euros promis par Arnaud Montebourg à la filière nucléaire dans le cadre d'un fonds dédié. Les énergies renouvelables et les efforts louables de certaines collectivités territoriales pour agir en faveur de leur autonomie énergétique continuent à se heurter aux sauts d'obstacles mis sur leur chemin par le lobby nucléaire, qui a décidé que la France n'entrerait pas réellement dans la voie de la troisième révolution industrielle. Ainsi, 2000 MW d'électricité renouvelable, soit l'équivalent de deux réacteurs nucléaires, ne sont toujours pas raccordés au réseau par le mauvais vouloir d'ERDF.

Ainsi, après TMI, Tchernobyl et Fukushima, alors que le risque évalué par l'IRSN est aujourd'hui d'un accident majeur tous les 22 ans, on ne peut hélas que faire le triste constat que ceci ne suffit pas pour notre pays à avoir une approche rationnelle et économique de l'intérêt (ou du désintérêt) du nucléaire au regard des autres modes de production électrique et énergétique.

Corinne Lepage - Présidente de CAP21

Published by CAP21 BOURGOGNE - dans Sortir du Nucléaire
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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 19:11

arton13217-52a23CAP21 regrette l'annonce faite par le directeur de la centrale nucléaire de Fessenheim d'investir 80 millions d'euros principalement pour renforcer les radiers  dans la centrale avant sa fermeture programmée pour 2016.

Si le directeur justifie ces investissements pour des raisons de sécurité et en application des mesures demandées par l'Agence de Sureté Nucléaire, CAP21 estime que cette somme doit être 
investie dans une réelle politique de sobriété énergétique  et de transition énergétique en développant la production d'énergies renouvelables localement.

CAP21 renouvelle sa demande la fermeture immédiate de la centrale  évitant ainsi des dépenses onéreuses et dont l'utilité n'est qu'à court terme.

CAP21 condamne par ailleurs les incohérences du gouvernement et notamment le plaidoyer niant les risques affectant la centrale de Fessenheim rédigé par le Ministère de l'Ecologie dans un "mémoire en défense" présenté en réponse aux procédures engagées par ATPN pour la mise à l'arrêt des deux réacteurs alsaciens.

Julie Poulhes de Breza

Membre du Bureau Politique - Déléguée Régionale Franche Comté

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La revue de presse de CAP21

la revue de presse est gérée par Marie José Thouvenel  

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